Goodie Mob « One Monkey Don’t Stop No Show » @@@@


Synopsis. Avec les Outkast, les quatre Goodie Mob ont évolué sur la scène d’Atlanta avec la Dungeon Family. Avec trois albums à leur actif, c’est en 2002 que le co-fondateur, Cee-Lo, décide de poursuivre sa carrière en solo mettant le groupe en stand-by. Mais T-Mo, Khujo et Big Gipp n’ont pas lâché l’affaire et souhaitaient poursuivre leur bonhomme de chemin, sans lui. Des tensions commençaient à ressurgir et la situation allait tourner au beef général entre le trio dur et Cee Lo Green. D’ailleurs, ce dernier n’a pas manquer de laver son linge sale en public sur « Scrap Metal » (extrait de Cee Lo Green Is The Soul Machine), faisant vent de toutes les critiques qu’il a enduré jusque-là. C’est alors que d’une certaine manière répondent les Goodies avec One Monkey Don’t Stop No Show, où vous devinerez bien que le ‘monkey’ en question est bien entendu Mr Green… Et il était crucial de savoir si la perte de ce membre éminent n’allait pas détériorer le style décalé des Goodie Mob.

Chronique écrite en 2004 revue en Novembre 2016

Au premier abord, on peut se dire déjà que c’est bel et bien un album des Goodie Mob. Les Organized Noise y sont certainement pour beaucoup, mais il est intéressant de voir que même réduits à trois, l’esprit originel perdure. On commence d’abord par un très laid back « God I Wanna Live« , enchaînant sur un uptempo poussif « 123 Goodie » (produit par DJ Paul & Juicy J des Triple 6), qui fait figure d’hymne sudiste. L’énergie créative est toujours de rigueur. D’ailleurs, quand on voit ce dont Big Gipp en solo était capable avec Mutant Mindframe, on pouvait se douter que l’artistique propre au groupe allait être le critère principal pour faire de One Monkey un bon album. Sauf que Gipp n’est pas parti faire sa propre carrière solo pour laisser tomber son crew de toujours. Peut-être que ce 4e opus est malheureusement le moins novateur de tous. Il est vrai que Cee Lo apportait énormément avec sa voix si spéciale, son chant et ses lyrics déjantés. On fera sans.

La mode dans le Dirty South en 2004, c’est bien sûr le crunk. Et comme il faut un bon hit bien bounce pour passer le test de conformité, Bonecrusher criaille son refrain sur le terrible « Grindin« . Sauf que pour une fois, c’est pas Lil Jon qui s’y colle (ouf). Dans un registre plus divertissant, « Big City » est une bonne alternative sans chercher des textes très poussés. Dommage que certains morceaux stagnent un peu, même s’ils sont de bonne qualité. Des hauts et des bas comme l’attestent « High & Low« . Heureusement que le single « Play Your Flute« , avec Kurupt et Sleepy Brown, rattrape le coup avec panache. Evidemment, il persistera le long de l’album ce vide laissé par Cee Lo dont les trois autres lascars tentent de combler à leur manière, en laissant cicatriser de la meilleure manière qui soit.

Enfin, on ne va pas continuer de pleurer le départ de la tête pensante du groupe pendant les années à venir. Certes, si vous cherchez un album riche, varié et original, il faudra aller voir du côté de chez Cee Lo (Perfect Imperfection et Soul Machine), mais d’avance si vous préférez le rap sudiste de bonne qualité, restez-en avec les Goodie Mob. Car comme le dit si bien le titre, ‘un singe n’arrêtera pas le spectacle’. No doubt.

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