En fuyant le dangereux label Death Row, le Dogg Pound ont laissé leur nom derrière eux pour devenir le D.P.G., diminutif de ‘Dogg Pound Gangstaz’ (c’était tout trouvé). An 2001, Daz & Kurupt sont de retour en indépendant avec leurs autres alias respectifs Dillinger & Young Gotti. Pour info, durant la promo de l’album, celui-ci devait s’appeler à la base Daz:Kurupt, Daz:Kurupt.
Sur ce second album, aucun ancien collègue de Death Row : pas de Snoop Dogg pour chapeauter, ni de Nate Dogg pour chanter, encore moins de Dr Dre pour mixer. Mais une botte secrète: un certain Mike Dean (l’ingé/producteur repéré par Scarface et 2Pac et dont Kanye West ne se sépare plus depuis Watch the Throne). Le temps n’est plus au G Funk, l’ambiance est tout autre. Daz revient avec un son nouveau riche en synthétiseurs mais ça reste toujours du gangsta rap pur et dur, surtout avec un Kurupt qui avait son meilleur flow à l’époque. Un son assez éloigné des productions de Dr Dre qui régnait en maître sur la Westcoast. Passez-vous le terrible « Dipp Wit Me » avec RBX (avec clip vidéo amateur haha) pour vous remettre les idées en place et faire quelque pas de C-walk, la gangsta « Party at My House », « Gitta Strippin », ou l’enchainement « You Just a Bitch »/ »Treat Her like a Lady » (fallait oser…). Des tracks comme « Coastin », « There’s Someway Out » sont vraiment à part.
La seconde partie de l’album a eu tendance à me perdre à trop vouloir faire des choses différentes, hormis « DPG » qui rappelle la bombe « New York New York » (en étant trop loin de l’égaler). Moins intéressante musicalement sans doute. Les rappeurs se permettent aussi des apartés en solo placés côté-à-côté sur la tracklist. Parmi les feats, on peut compter sur Beanie Sigel (de la clique Roc-A-Fella) et Xzibit sur le très bon « We Livin Gangsta Like ».
Quelques semaines seulement après la sortie de Dillinger & Young Gotti, Kurupt sortait Space Boogie son 3e LP (son meilleur?) avec une production et des feats bien plus en phase avec la vague lancée par Dr Dre avec Chronic 2001. Une autre sortie ultérieure tout aussi intéressante, celle de leur proche collaborateur Soopafly avec Dat Whoopty Woop qui a été une de mes bande-sons de l’été 2001 également. Mais c’était sans compter sur Death Row qui a balancé au beau milieu de ce même été un album d’inédits, Dogg Pound 2002, pour se venger; et faut avouer que ça a fait une belle concurrence vu sa qualité alors que ce sont des archives… Ironie du sort, les choses ne s’arrangeront pas pour le DPG puisque Kurupt finira par retourner chez l’ennemi Death Row début 2002 justement… Ce qui a provoqué d’énormes tensions comme on peut s’en douter.
LA NOTE : 13,5/20


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