Archives du mot-clé Yelawolf

Yelawolf « Trial by Fire » @@@@


C’est pratiquement sans promotion de la part de Shady Records, trop occupé à gérer le retour en grande pompe d’Eminem sur la scène internationale, que le cherokee tatoué sort son troisième album studio. Après avoir négocié un virage country avec son précédent album Love Story, celui qui a un loup hurlant comme totem entame une longue ligne droite de bitume à la découverte de contrées inexplorées en passant les frontières de la musique country avec Trial by Fire, tout en gardant sa casquette de rappeur. Même si ce mélange des genres ne vous dit absolument rien, ça vaut le coup d’essayer.

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Yelawolf « Love Story » @@@½


Le premier album studio de Yelawolf paru fin 2011,  a été une franche déception. Incohérent, passable, trop ‘pop’, les qualités et les bonnes intentions de Radioactive sont devenues transparentes. Peut-être s’attendait-on trop à de la trunk musik. Pour reconquérir ses fans, il tente alors de rattraper le coup avec Trunk Muzik Returns, la séquelle de sa mixtape qui l’a rendu célèbre et offert un contrat avec Interscope. De nouveau, les auditeurs ont été perdu par la tournure expérimentale de ce projet. Alors pour son second album en major, le rappeur cherokee de chez Shady Records a pris une toute autre voie avec Love Story.

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Shady Records « Shady XV » @@@


Shady Records fête ses quinze ans, voilà ce qu’on peut lire partout pour justifier l’existence même de cet album-compilation-best of du label d’Eminem. Cela faisait huit ans que les têtes de son label n’avaient pas été rassemblées, depuis sa mixtape The Re-Up. Shady XV permet de faire un état des lieux actuel et de faire le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant (…).

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Juicy J « Stay Trippy » @@@½


Stay Trippy n’est que l’aboutissement logique d’une carrière bien remplie. D’abord au sein des légendaires Three 6 Mafia, Juicy J, DJ Paul et consorts (Gangsta Boo, Crunchy Black, Koopsta Knicca…) ont placé, avec 8Ball & MJG, la ville de Memphis sur la carte du rap, gagné le statut de légende, gagné un Grammy Award avec leur morceau « It’s Hard Out There For a Pimp« , gagné une certification platine avec The Most Known Unknown

Mais d’albums en albums, en allant de l’underground vers le mainstream, les Triple 6 ont perdu des membres, pour ne former qu’un binôme avec Last 2 Walk en 2008. La suite du plan était de se focaliser sur les carrières solos, ce que Juicy J a fait en 2009 avec son 2e solo Hustle Til I Die sorti sur leur label Hypnotyze Minds, sans grand écho. C’est plus jeune que lui, Wiz Khalifa, qui va lui offrir une réelle opportunité de capitaliser cet accomplissement en le signant sur Taylor Gang Records fin 2011, un billet retour vers le mainstream.

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A$AP Rocky « LONG.LIVE.A$AP » [Deluxe Edition] @@@@


Sa mère l’a beau avoir prénommé Rakim, parce qu’elle était fan de Rakim le God MC, A$AP Rocky ne semble pas avoir les caractéristiques d’un rappeur Eastcoast proprement dit, hormis ses origines harlémites. Dès sa mixtape LiveLoveASAP qui l’a conduit à un deal de 3 millions de $ chez Sony, la notion de régionalisation a totalement disparu. Grills dorés, voix screwed and chopped, rythmiques d’inspirations texanes et nouvelle-orléannaises, du swag, Rocky et son A$AP Mob (A$AP pour ‘Always Strive And Prosper’) ont été principalement influencés par le rap des Etats du Sud. Sensation de l’année 2012, A$AP Rocky concrétise ce début d’année avec Long.Live.A$AP.

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Yelawolf « Radioactive » @@@


Dans le tout premier numéro de Now Playing, j’avais consacré un article sur le phénomène Yelawolf, un rappeur sudiste atypique au sang Cherokee fraîchement signé chez Shady Records. Pas que je veuille me dispenser d’une introduction mais pour simplement éviter la redite, allons directement aux faits : Radioactive doit son nom à quelques morceaux potentiellement ‘radio-actifs’. Pas la peine de crier au loup, c’est pas Fukushima…

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Tech N9ne « All 6’s and 7’s » @@@@


Il n’est pas faux d’affirmer que Tech N9ne est un monument à lui tout seul. Depuis Everready, sa cote de popularité a grimpé en flèche, entraînant par corrélation une montée en puissance de sa carrière. Avec plusieurs constantes : son flow semi-automatique et une équipe de producteurs de choc (Seven, Wyshmater,…). C’est reparti pour une pléthore de nouvelles tracks sur All 6’s and 7’s, titre de ce nouvel album riche en collaborations.

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Travis Barker « Give the Drummer Some » @@@½


Avec Questlove des Roots, probablement l’un des meilleurs batteurs au monde. C’est ce qu’on disait déjà de Travis Barker lorsqu’il évoluait au sein des Blink 182, la formation punk-rock qui faisait (pour certains d’entre nous) office de bande-son dans les soirées beuveries au lycée et à la fac. Lorsque le groupe a décidé de faire un break, Travis s’est occupé de ses divers side-projects et a commencé à porter un regard intéressé au hip-hop. D’abord en remixant une pléthore de morceaux, puis c’est devenu un truc plus sérieux quand il a travaillé sur les singles de Paul Wall, The Game (« Dope Boys »), Warren G (« Let’s Get High »), Lil Wayne, Rihanna… Au grand dam de son public ckeu-ro, Travis Barker parachève sa reconversion avec son premier album, un album majoritairement hip-hop, Give the Drummer Some.

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Big Boi « Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty » @@@@½


S’ils n’avaient pas rencontré le chemin de Antonio ‘L.A.’ Reid, personne n’aurait connu l’un des meilleurs de groupe de hip-hop du monde : les OutKast. Si Big Boi n’avait pas recroisé le chemin d’Antonio ‘LA’ Reid seize ans après, son album solo n’aurait sans doute pas vu le jour avant un bon bout de temps, ou alors pas sous sa forme actuelle. Une rencontre providentielle.

Lorsque la moitié street des Outkast présente son album chez Jive Records, Sir Lucious Left Foot, son second opus solo (en comptant Speakerboxx qui était complété par l’album jumeau d’Andre 3000 The Love Below), les dirigeants de la maison de disque ne savent pas comment le marketer, car trop original? Frustré par la situation, Big Boi retrouve alors ‘LA’ Reid, l’homme qui avait signé les OutKast sur LaFace Records à leurs jeunes débuts. L’actuel dirigeant d’Island Def Jam écoute le fameux album et propose sans sourciller au rappeur de signer chez Def Jam. Parce que Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty est une bombe atomique.

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Slim Thug « Boss of all Bosses » @@@1/2


Bigg Snoop Dogg est le boss de la Westcoast, Rick Ross le boss de Miami et moi j’ai la bosse des Maths. Mais un rappeur se dresse au dessus tout le monde, le boss des boss, Slim Thug. Depuis que ce géant (des pieds à la tête) s’est affranchi de Jimmy Iovine, le grand boss de Interscope, et des prods sophistiquées des Neptunes – et tant pis pour le disque d’or de Already Platinum -, il roule tranquille dans les rues de Houston en zigzaguant sur la bande centrale avec son groupe les Boss Hogg Outlawz, avec qui il a reçu un succès certain (plutôt qu’un certain succès) en indépendant grâce à leurs deux albums.
Sa fame, c’est à sa street credibilité de thug dans le hood qu’il le doit. Avec Big Ad, on dit souvent de lui et de Chamillionaire qu’ils représentent l’avenir du rap texan dans « l’après UGK ». Et l’avenir est déjà en marche avec ce Boss of all Bosses, un second opus qui asseoit fortement la notoriété de Slim Thug dans les sud des Etats-Unis. Surtout qu’avec une situation en indépendant (chez E1 Music), ça signifie pour lui plus de benefs, plus de contrôle, plus de mérite, plus de pouvoir (d’achat haha!).

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