Archives du mot-clé Migos

Calvin Harris « Funk Wav Bounces vol.1 » @@@@


Petit moonwalk pour revenir fin Juin, quand est sortie la meilleure bande-son des vacances estivales 2017. Après Mark Ronson et Bruno Mars, l’écossais Calvin Harris a pris sa planche pour surfer à son tour sur la belle grande vague funk eighties avec un format court groovy à souhait. Et les années 80 ça lui connaît très bien, c’est son créneau comme on a pu le découvrir en 2007 avec le génial I Created Disco. Mieux que ça, Funk Wav Bounces vol.1 s’adresse plus largement aux amoureux de funk, (t)rap et r&b avec un casting impressionnant : Frank Ocean, Pharrell Williams, les migos, Future, Snoop Dogg, John Legend et c’est non exhaustif.

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DJ Khaled « Grateful » @@½


Ce mignon petit garçon barbotant dans un jacuzzi s’appelle Ahsad Khaled. Il n’a pas encore un an, il est déjà plus connu qu’Yves Duteil et a déjà plus profité de la vie que le fiston du Prince William. Et il est le producteur exécutif de Grateful, le nouvel album de papa DJ Khaled.

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Lil Yachty « Teenage Emotions » @@½


Parmi les Power Rangers de la trap, ou plutôt la bande Mumble Trappers, comptez sur force jaune (Young Thug), bleu (Lil Uzi Vert) et rouge/violet avec Lil Yachty. Il y a deux ans encore, personne ne murmurait le nom de ce dernier et en deux EP seulement, cet original originaire d’Atlanta a fini signé chez Motown à 18ans, tandis qu’il était décrié pour son zéro pointé en matière de Hip Hop. Vous avez bien lu Motown, label ô combien légendaire qui a depuis plusieurs années perdu de son excellence, sans vouloir jouer le vieux qui rouspète. Je n’ai pas parié un seul kopeck sur Yachty mais je m’étais dis « pourquoi pas… »

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« Fast & Furious 8 – The Fate of the Furious : The Album » @½


Depuis le film 2 Fast 2 Furious, c’est devenu une tradition pour moi d’écouter les bandes originales de la saga Fast & Furious. Pas forcément de tous les commenter ou les chroniquer, c’est bêtement histoire de profiter de quelques exclusivités rap. La BO de 2F2F justement était laissée entre les mains de Ludacris et ses Disturbing Tha Peace, le souvenir était sympa (bien que le film réalisé par John Singleton soit le plus faiblard de cette série cinématographique), puis il y a eu le 3e volet Tokyo Drift, avec son remix de DJ Shadow et les Teriyaki Boys produit par les Neptunes, le 4e toujours avec les Neptunes et Pitbull, puis ceux d’après n’ont pas spécialement constitué d’intérêts majeurs à cause des infections d’EDM, même le Furious 7 avec l’énorme carton « See You Again » qui pleurait la disparition brutale de Paul Walker, passager dans un accident de la route (un vrai).

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Mike WiLL Made-it « Ransom 2 » @@@


Future, ScHoolboy Q, Rick Ross, Mariah Carey, 2 Chainz, Juicy J, Miley Cyrus, Jeezy, Ludacris, Gucci Mane, Puff Daddy et même Jay-Z et Beyoncé, tous ces artistes ont en commun d’avoir fait appel à celui dont les beats sont précédés du fameux slogan « Mike Will made it ». Bien qu’il ait cette capacité de jouer les caméléons en mettant les pieds aussi bien dans le r&b ou la pop, Mike Will est reconnu pour être un acteur devenu incontournable de la trap music, au point d’avoir une réputation de tueur, au même titre que des Zaytoven ou plus récemment le jeune Metro Boomin’ (qui commence peu à peu à lui faire de l’ombre). Ransom 2 est le premier album portant sa signature.

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Big Sean « I decided. » @@@½


Dark Sky Paradise est le meilleur album de Big Sean à ce jour, ne serait-ce parce qu’il a su enfin révéler le potentiel qui sommeillait en lui comme un ado n’arrivant pas à lever les paupières avant midi, et ceci grâce à un très judicieux choix de productions. Le rappeur de Detroit avait la cote auprès du public avec ses deux premiers albums mais avec la critique c’était critique justement, avant de réussir à mettre tout le monde d’accord avec Dark Sky Paradise, ou presque. Ses jeux de mots parfois risibles déteignaient sur son pédigrée, il ne faut porter Detroit que dans ses veines mais aussi dans les verbes et c’est là que Royce da 5’9 est venu à sa rescousse pour défendre le rappeur de G.O.O.D. Music. Avec I decided, le petit Sean maintient la barre.

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migos « C U L T U R E » @@@½


« Raindrop, droptop », vous connaissez déjà le refrain (yea). « Bad & Boujee » (‘boujee’ pour ‘bourgeois’, pas la bougie), single platine, Offset couplet/refrain de l’année, alors qu’on est qu’au début d’année (yea). Childish Gambino, merci pour la pub (YEA).

Nouveau phénomène (/*fait un dab*/), des phénomènes d’Atlanta, le trio Quavo, Offset et Takeoff, jeunes, Noirs et riches. migos, groupe influent, trap stars, trap music, dans la culture (SKUR SKUR).

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Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

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migos « Yung Rich Nation » @@@


Les migos (sans ‘m’ majuscule), ce n’est pas que ce trio d’Atlanta impulsé par Gucci Mane dont le destin est de réguler la musique trap mais aussi une histoire de famille. Si j’ai bien suivi, Offset est l’oncle de Quavo (qui n’est que de deux ans son cadet) et Take-off est le cousin de Quavo, tel est l’arbre généalogique des migos. C’est en 2013 qu’ils se sont fait découvrir alors qu’ils n’en étaient qu’au stade des mixtapes, avec un talent qui a tapé dans l’oreille de la presse musicale aux Etats-Unis et dont la vague a accosté jusqu’en France grâce au vecteur qu’est Internet. Le nom de ce premier album Yung Rich Nation fait évidemment écho à leur mixtape Young Rich Niggas. Ce n’était pourtant il n’y a pas si longtemps mais le chemin parcouru depuis est parlant.

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Kid Ink « Full Speed » @@½


Un an après My Own Lane, Kid Ink passe la seconde, le mec semble un peu pressé de lâcher de nouveaux tubes, comme si sa carrière en dépendait. Ça, quand on est un rappeur mainstream qui surfe sur la vague, mieux vaut en profiter avant d’échouer la tête dans le sable.

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R Kelly « Black Panties » @@


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Une blague cradingue pour commencer : pourquoi sur la pochette de Black Panties R Kelly prend la fille à demie-nue pour un violon? Parce que Robert adore pisser dans un violon. Tout comme retrouver le leadership du r&b masculin, c’est peine perdue.

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