Archives du mot-clé Mavado

DJ Khaled « Grateful » @@½


Ce mignon petit garçon barbotant dans un jacuzzi s’appelle Ahsad Khaled. Il n’a pas encore un an, il est déjà plus connu qu’Yves Duteil et a déjà plus profité de la vie que le fiston du Prince William. Et il est le producteur exécutif de Grateful, le nouvel album de papa DJ Khaled.

Lire la suite DJ Khaled « Grateful » @@½

DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

Lire la suite DJ Khaled « Major Key » @@@

DJ Khaled « I Changed a Lot » @@½


Le choc que j’ai eu en réalisant que j’ai chroniqué TOUS LES ALBUMS de cette plaie DJ Khaled. Si si, tous, sans exception, depuis Listenn... Il y a qu’à cliquer sur le tag « DJ Khaled album » ci-dessous. Je dois souffrir d’une forme rare de masochisme. Avec un chaque fois les mêmes plaintes, comme quoi rien ne change dans ses albums depuis Victory (c’était son troisième album si quelqu’un ne l’a pas occulté de sa mémoire).  Alors quand je vois que notre « meme hero » sort une nouvelle compilation qui s’appelle I Changed a Lot, pardonnez-moi mais, [voix de Coluche] J’ME MAÂÂÂÂRRE [/voix de Coluche]. En plus il a le culot de faire de la pub déguisée pour son resto Finga Licking, il ne rate pas une occasion le gars…

Alors cette review je l’a fait ou pas? Another one? another one.

Lire la suite DJ Khaled « I Changed a Lot » @@½

Iggy Azaela « The New Classic » @@


iggy-the-new-classic

Typiquement le genre d’album que j’écoute à reculons et avec beaucoup d’a priori (je plaide coupable). Du coup j’ai pris le parti de commencer à rédiger la chronique en faisant quelques recherches sur cette jeune donzelle.

Lire la suite Iggy Azaela « The New Classic » @@

Rick Ro$$ « Mastermind » @@@½


God Forgives, I Don’t paru durant l’été 2012 était un album qui avait pêché par son excès, une surabondance qui ne l’a pas empêché d’être disque d’or, un de plus à sa collection. Mastermind, son 6e LP, est devenu en quelque sorte l’album de quitte ou double. Et c’est Puff Daddy a/k/a Diddy, son manager, qui supervise cet opus.

Lire la suite sur Now Playing

DJ Khaled « Suffering From Success » @@


A chaque année suffit sa peine : DJ Khaled vient de publier sa compilation annuelle. Rien qu’en lisant l’intitulé, Suffering From Success, on prend la même pose que Khaled sur la pochette… le bling-bling en moins. Malaise. Quand on jette un oeil au dos de la pochette, énorme soupir : toujours les mêmes têtes, avec deux-trois ‘special guest’ cette fois : Diddy, Scarface et Timbaland. Les jaloux vont maigrir, les haters vont vomir.

Lire la suite DJ Khaled « Suffering From Success » @@

French Montana « Excuse My French » @@


Avant même d’écrire quoique ce soit: la note, évidente (voire préméditée) de ma part penseront aussi bien les lecteurs assidus que les quelques détracteurs… J’ai tout de même pris la peine de l’écouter, deux fois, cet album qui au bout d’une série interminable de mixtapes en « cheese » ou en « coke » et d’apparitions en featurings sur les albums du moment concrétise le fabuleux destin de Karim Kharbouch, dit French Montana, rappeur originaire du Maroc et découvert par Max B. Attendu depuis belle lurette Excuse My French, sorti conjointement chez Bad Boy Records et Maybach Music Group, est un disque qui plaira à qui ça plaira.

Lire la suite French Montana « Excuse My French » @@

Snoop Lion « Reincarnated » [Deluxe edition] @@@


Non, ceci n’est pas une hallucination collective. Snoop le chien est devenu félin. Il porte une petite crinière de dreadlocks, chante du reggae et il s’est baptisé Snoop Lion. Honnêtement, quelle transformation incroyable ! Tant sur la plan mental qu’artistique. Un documentaire a d’ailleurs été tourné par Eli Roth illustrant ce processus survenu l’an dernier quand Snoop a rejoint la communauté rastafari, comme pour justifier cette nouvelle qui a totalement stupéfait les amateurs de rap et reggae. A croire qu’après voir fumé des hectares de verdure en tout genre, on franchit une palier qui permet de devenir comme Snoop en se « rastafarisant ». Manquerait plus que Method Man, Redman ou des Wiz Khalifa se sentent aussi l’âme de jamaïcains.

Lire la suite Snoop Lion « Reincarnated » [Deluxe edition] @@@

Papoose « The Nacirema Dream » @@½


Hé bien c’est qu’on a failli l’oublier, ce disque, depuis six ans qu’il était annoncé. Nacirema Dream devait permettre à Papoose de confirmer les espoirs que lui conférait son statut de favori new-yorkais… en 2007. Tous les éléments jouaient en sa faveur pour construire sa réussite : du buzz grâce à sa ses mixtapes, un deal en major, l’appui de l’influent DJ KaySlay et la participation non-négligeable de Busta Rhymes sur ce projet naissant, ce qui avait d’ailleurs lancé des spéculations sur de possibles productions de Dr Dre dessus. Or par un concours de circonstances malheureuses et une mauvaise conjoncture, rien de tout cela n’est arrivé. Toutefois, Papoose aurait pu être le dernier à rêver que cet album existe un jour.

Lire la suite Papoose « The Nacirema Dream » @@½

DJ Khaled « Kiss the Ring » @@½


Prenez un banc gros poissons du rap game, plein de rappeurs du Sud, deux-trois figures emblématiques voire légendaires du mouvement hip-hop sans oublier les dernières sensations qui vont écrire l’avenir du rap, plus ou deux chanteurs de reggae/ragga, combinez-les par pertinence, proposez-leur des instrus principalement sudistes, une douzaine environ, servis les producteurs à la mode, ajoutez une dose d’autotune, des gimmicks insupportables de DJ Khaled, et tadaaaaaaam, vous aurez un album de DJ Khaled. On ne change pas une formule qui marche, Kiss the Ring ne fera pas exception.

Lire la suite DJ Khaled « Kiss the Ring » @@½

DJ Khaled « We The Best Forever » @½


Rentrons dans le (gros) tas. We The Best Forever est un concentré hautement toxique de ses quatre précédents LP : même format douze-titres, mêmes hitmakers, les mêmes featurings qui reviennent, idem pour les thèmes (hood, succès et tout le toutim), quelques nouveaux noms en plus et Khaled ne produit aucun instru.

Et le plus dingue, c’est que le style demeure invariable. On a l’impression d’entendre le même disque qui ressemblait au disque précédent, qui lui-même ressemblait au disque précédent, qui lui-même aussi ressemblait au disque précédent, etc… c’est pas compliqué d’entuber les gens en faisait du copier/coller, il suffit simplement de mettre une autre cover. D’ailleurs, la pochette ressemble étrangement à celle de L’Palais de Justice de Freeman. Je dis ça, je dis rien… Bref, rien n’a changé, sauf son label qui s’appelle Cash Money Records maintenant.

Lire la suite DJ Khaled « We The Best Forever » @½

G Unit « T.O.S.: Terminate on Sight » @1/2


G Unit TOSChronique d’une déconfiture annoncée depuis trois ans. 50 Cent et son G Unit ont connu la gloire internationale depuis qu’ils ont bien établi leur bizness en 2005, avec des tas de produits dérivés comme une ligne de vêtements, un jeu-vidéo, le film de 50, une réédition de The Massacre avec un DVD bourré de clips amateurs, on parlait même de vendre des godemichés…

Mais l’aiguille de la balance avait déjà commencé à pencher vers la pente descendante à la sortie de l’album de Tony Yayo (Thoughts of a Predicate Felon) lorsqu’il annonçait orgueilleusement qu’il vendrait 700 000 disques la première semaine. C’est tout ce qu’il aura écoulé au final, c’était le premier signe avant-coureur d’une chute imminente de l’empire G Unit. Puis il y a eu les signatures à la chaîne des Mobb Deep (pas pour l’honneur), Mase (alleluia), Spider Loc (ex-Death Row), Hot Rod (c’est qui lui?) et M.O.P. (une hérésie) qui ont juste servi à la bande-son du film semi-autobiographique de ce narcissique Fifty (Réussir ou Mourir), quoique les Mobb Deep ont eu l’aubaine de pouvoir sortir un disque pas si fameux. 

Ensuite, Young Buck et Lloyd Banks ont cru engranger des seconds succès en solo mais la semi-déception les guettaient de près, ils ont peiné à atteindre le disque d’or. Puis, le château de carte a commencé à s’écrouler : The Game lance sa campagne « G Unot », leur secrétaire particulière Olivia s’est fait la malle (alors qu’elle était à deux doigts de sortir son album), Young Buck commence sa crise d’indépendance, les M.O.P. font chou blanc (pour la 2e fois après leur passage à vide chez Roc A Fella, la poisse) et s’en vont avec rien, Mase et Hot Rod sont retombés dans l’anonymat, Spider Loc ne voit pas encore son LP officiel dans les bacs, et après des joutes verbales médiatisées dignes des grands matches de boxe, le suspens tombe : 50 Cent se mange un uppercut par Kanye West le 11 Septembre 2007. Mauvais joueur, 50 ne s’avoue pourtant pas KO de cette comédie lucrative et chose incroyable, il va jusqu’à avouer sur MTV que Curtis était un bide (à plus de trois millions de disques vendus dans le monde). En fin de compte, après des mois de tumultes, Young Buck se décide enfin de se tirer du G Unit pour de bon, et c’est tant mieux pour celui que beaucoup (dont moi) considéraient comme étant le meilleur membre de l’unité (très dissoute). Voilà une bonne chose de faite. Tout a régressé au point que le G Unit retrouve aujourd’hui sa conformation originelle (50, Banks et Yayo), à l’époque où ils faisaient leur buzz sur le marché des mixtapes de Southside Jamaïca. Enfin pas exactement, puisque Sha Money XL, leur producteur et manager, a préféré faire son biz de son côté, en ne manquant pas d’affirmer que Buck The World était meilleur que Curtis (et toc).

Mais sinon, la situation du Gorilla Unit est similaire à leur période pré-Power of the Dollar, à part que maintenant ils sortent leurs mixtapes gratuitement sur leur site Internet (dont je ne ferai pas la publicité) pour soi-disant satisfaire les fans du monde entier (50 a réalisé qu’ils avaient un public au Kosovo et en Afrique du Sud). Le hic, c’est que Lloyd Banks et Tony Yayo, tout le monde s’en tamponne. Ils ont trop de copains dans le rap game et personne en dehors de leur quartier du Queens ne veut les inviter en featuring. Non, en réalité, les autres rappeurs ne veulent pas d’eux deux parce qu’ils n’ont pas de réel talent. Ça encore, c’était pas trop le problème majeur, il fallait choisir un nouveau titre pour leur second album : Shoot To Kill ou Lock N Load ? Ni l’un ni l’autre, ça sera Terminate on Sight. Ouais, délions nos langues et terminons-les à vue. 

Lire la suite G Unit « T.O.S.: Terminate on Sight » @1/2

Foxy Brown « Brooklyn’s Don Diva » @@@


Huit ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour revoir un CD de Foxy Brown dans les bacs. C’était le silence radio complet après son Broken Silence salement taillé à sa sortie en 2001. Pourtant, durant toutes ces années, la Chyna Doll a écumé les colonnes de faits-divers, les ennuis judiciaires, les problèmes de label et de santé. La totale quoi, il ne manquait plus que des problèmes financiers pour l’assommer définitivement.

Besoin d’un court résumé de ses tribulations ? On commence par ce qui devait être son 4e disque chez Def Jam, Ill Nana 2 : The Fever, qui a malheureusement pour elle fini bootlégué en ‘advance’ sur le net aux alentours de 2003, entraînant alors l’annulation de sa commercialisation et par conséquent son départ du label l’année suivante. Durant cette période de mutisme, Foxy Brown est soudainement atteinte de surdité aux deux oreilles mais guérit après des opération chirurgicales. Après quoi elle change d’avis et retourne signer un deal chez Roc-A-Fella/Def Jam en 2006, sous la présidence de Jay-Z avec qui elle s’est réconciliée auparavant. Mais ses aller-retour devant les tribunaux relayés par la presse va très vite lasser les dirigeants d’Island Def Jam qui lui montrent une fois de plus la porte de sortie. Et comme si tous ces emmerdes extramusicaux ne suffisaient pas, Inga Marchand, de son vrai nom, écope de huit mois de prison ferme. C’est la deuxième rappeuse après Lil Kim à passer un séjour à Rikers Island.

 

Sa sortie de prison courant Avril 2008 coïncide avec son retour (plus moins que plus) attendu dans le rap game avec Brooklyn’s Don Diva (Koch Records), son nouvel album… pardon, correction, mixtape. Et là, rien ne va plus. Foxy se chamaille avec le manager de Blackhand, son label, dont elle l’accuse de ne pas s’être concerté avec elle au sujet du tracklisting final de ce disque. Bref, nous, on s’en fiche de ces histoires, on va le chroniquer en l’état.

Lire la suite Foxy Brown « Brooklyn’s Don Diva » @@@