Archives du mot-clé Chad Hugo

N*E*R*D « NO_ONE EVER REALLY DIES » @@@@


Fin 2010, les N*E*R*D* sortaient Nothing, un opus d’une dizaine de chansons qui, en dehors d’une petite poignée de titres divertissants et une collaboration remarquée avec Daft Punk, a suscité l’enthousiasme d’un groupe qui recyclait sa musique, signe d’une arrivée en bout de course. Il fallait posséder la version US avec ses quatre tracks supplémentaires pour y trouver son compte (et encore). Avec le recul, Nothing marquait la fin d’une époque pour Pharrell Williams, Chad Hugo et Shay Haley, car ce fut donc leur dernier projet sur leur label historique Star Trak et leur dernier produit sous leur nom immortel The Neptunes. D’autres extraits des NERD ont fait surface depuis pour la soundtrack de Bob l’Eponge notamment, une tournure pop qui n’était pas un bon signal pour l’avenir du trio. Sept ans plus tard, l’éternel jouvenceau Pharrell impulse un retour de sa bande par le biais de son nouveau label I am OTHER et le résultat de ce travail, qu’il a entièrement produit, a donné ce cinquième album épo-acronyme NO_ONE EVER REALLY DIES. Plus qu’un retour, un vrai nouveau départ.

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Snoop Dogg « BUSH » @@@½


Calvin Broadus, on la découvert gangsta rappeur, on la connu pimp, on la vu entrepreneur, coach, acteur, animateur. Snoop Doggy Dogg, Bigg Snoop Dogg, le Doggfather, ou alors Snoop Dogg simplement, on la entendu sur de la musique country avec la légende Willie Nelson et Everlast, on la regardé de loin sambiancer avec David Guetta, se convertir en Snoop Lion le rasta, essuyer des platines sous le pseudo de DJ Snoopadelic, porter la jerry curl pour son alter-go funk Snoopzilla, créer la polémique avec des selfies déguisés en Blanc sous le nom de Toad… Au début aux côtés des Crips, de 2Pac, Dr Dre, Master P ou dernièrement Diplo et Dam-Funk, le chien de Long Beach a invraisemblablement collaboré avec les Gorillaz, le recordman de Gangnam PSY, David Carreira (oui le chanteur de variété)… Et à chaque fois, its still SN double-O P.

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The Internet « Feel Good » @@@@½


Vous trouvez le r&b actuel trop émotif ou mélancolique? insipide et trop variet’ sur les bords? que les anciens cadres du genre sont passés de mode ? Connectez-vous à The Internet. The Internet est ce groupe à l’intérieur du groupe des Odd Future qui, avec avec Frank Ocean, est en passe de redonner un sens nouveau aux lettres R&B. Formé de la très troublante androgyne Syd the Kid et de Matt Martians, ils se sont faits remarquer avec leur premier album Purple Naked Ladies il y a deux ans, loin d’être parfait mais tellement prometteur. Avec Feel Good, Internet aura  définitivement un autre sens pour vous.

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Earl Sweatshirt « Doris » @@@½


Le voilà le très attendu premier album en major du secret le mieux gardé du crew Odd Future, attendu depuis le moment où Tyler the Creator en plein buzz avec « Sandwitches » balançait des ‘Free Earl’ à tout-va. Mais où pouvait bien se trouver Thebe Kgositsile alias Earl Sweatshirt? Il était dans une sorte de maison de redressement pour enfants à problème sur les îles Samoa. Les fans les plus assidus d’Earl l’attendaient déjà depuis sa mixtape éponyme lancée sur les Internets en 2010 alors qu’il n’avait que 16 ans, bien avant que Tyler soit révélé avec Goblins.

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No Malice « Hear Ye Him » @@@@


Cet été il était prévu que le premier album solo de Pusha T se liste tranquillement dans nos iPods. Le sort en aura décidé autrement puisque My Name Is My Name est repoussé pour Octobre et par conséquent c’est son frère aîné, renommé No Malice, qui dévoile son jeu avec Hear Ye Him sorti en totale indépendance et avec ses propres moyens.  Salutations !

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Beyoncé « 4  » @@@½


Album studio n°4 pour Beyoncé Knowles. Passons le sempiternel débat sur sa stratégie marketing et promotionnelle pour se focaliser sur la douzaine de nouvelles chansons retenues pour cet opus aux influences diverses et variées, allant de la pop/soul anglaise contemporaine, le r&b des années 80s, à Fela Kuti ou Prince… En y délaissant la dance music pour revenir petit à petit vers son style de prédilection : le rhythm’n blues.

Pour en savoir plus, lire le sujet qui lui est consacré dans le numéro Juin-Juillet du magazine Now Playing »

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N*E*R*D « Nothing » @@@@


De rien, les N*E*R*D sont partis. Ils ont claqué la porte de la maison de disque Virgin, ils ont mis à la porte la chanteuse Rhea avant même qu’on ne l’entende brailler (pour éviter de faire la même erreur que les Black Eyed Peas avec Fergie?) et de toute façon, puisque les morceaux préparés pour ce quatrième opus ne leur convenaient guère, ils ont tout balancé par la fenêtre au dernier moment. Quand on s’appelle les Neptunes et qu’on est les meilleurs hitmakers de la décennie, ça n’a, mais alors, absolument RIEN d’un caprice. La matérialisation de leur créativité a donné Nothing, et c’est beaucoup mieux que rien.

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Mos Def « The Ecstatic » @@@


Bon, bon, bon… doucement. Avant d’écouter quoi que ce soit, je lis sur HipHopDX que The Ecstatic est le meilleur album de Mos Def depuis Black On Both Side, Big Ad sur MSN m’avait confirmé cet avis très favorable. Autre part, sur le blog SoulBrothaMusic (si je me souviens bien), je lis que Mos Def s’est encore planté avec un album presqu’aussi mal fini que True Magic. Stop l’agitation, temps de réflexion.

Il est vrai que le goût d’inachevé de True Magic nous était resté en travers de la gorge, pourtant je l’ai gardé chez moi ce disque, malgré son aspect de CD jetable. Parce que j’aime beaucoup Mos Def qu’il soit rappeur ou acteur (S’il vous plaît, Rembobinez de Michel Gondry est un petit chef d’oeuvre). Cependant il était hors de questions que Mos Def resalope un album après ce qu’il nous a pondu la fois dernière. Oh non… Et ben si.

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N.E.R.D. « Seeing Sounds » @@@@1/2


Mon cœur a failli se briser ce jour de Mars 2005 quand Pharrell Williams a annoncé la mort des N.E.R.D., un des mes groupes favoris, pour cause de brouilles avec leur maison de disque Virgin Music. Les gens qui me connaissent savent fort bien que je suis assidûment les Neptunes depuis 99 et qu’une telle déclaration puisse avoir eu sur moi l’effet d’un choc. Quelques semaines après, les bouts se sont heureusement recollés, le groupe allait continuer leurs aventures intersidérales. Il ne restait plus qu’à patienter pour voir un possible 3e album pointer le bout de son nez. Approximativement quatre ans presque jour pour jour après Fly or DieMais il est vrai que depuis cet album précisément, Pharrell et Chad ont fait bande à part pendant un bon laps de temps : Pharrell le fringuant célibataire a sorti son album solo peu ambitieux In my mind et s’affichait aux côtés des figures hip-hop haute couture tel que Kanye West, tandis que Chad, personnalité à la fois réservée et extravertie, avait un train de vie plus modeste et moins productif. Seeing Sounds (Star Trak/Polydor) est d’une certaine manière la réunion souhaitée des deux neptuniens avec leur camarade Shay. Alors si vous aviez cru d’avance que Pharrell avait fait fausse route en bossant avec Madonna et que Chad Hugo s’était donné à fond sur l’album de Kenna, vous vous mettez le doigt dans l’œil, car ils viennent de signer, objectivement selon moi, leur meilleur opus à ce jour. 

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Mos Def « True Magic » @@@


Lorsque True Magic (Geffen/Barclay) est arrivé dans les bacs ce début d’année, on s’est tous demandé qu’est-ce que c’est que cette mystérieuse pochette translucide avec juste le CD à l’intérieur. Copie bootleg ? Presque. Selon un communiqué de presse des représentants d’Universal, il s’agirait en fait d’une édition limitée à 110 000 exemplaires. Autrement dit, c’est une version non-finalisée, pour ne pas dire officieuse, et qui fait déjà office de collector, avec un boîtier spécial en polypropylène, sans livret (les crédits sont disponibles en ligne sur www.mosdefmusic.com), ni papier au recto. Soucieux de la préservation de l’environnement, Mos Def a transformé une opération marketing en geste écologique, c’est ça qui est magique.

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N*E*R*D « Fly Or Die » @@@@½


Après le délire trip skater expérimental rap/rock/electro/pop d’In Search Of… et la version live nerveux très bien orchestrée qui en a découlé, sortait en 2004 Fly Or Die, la suite très attendue. Vu l’originalité du groupe, formé des Neptunes et de leur ami d’enfance Shay Haley, il ne fallait pas s’attendre à une suite sans consistance ou prévisible, mais plutôt anticiper « l’in-entendu ». Bien vu (ou entendu, c’est selon), car cet album est aussi déroutant que le premier opus ! Un genre nouveau est-il définitivement né ? Si ça ne tenait qu’à moi, on appellerait cela du hip hop progressif…

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The Neptunes present « Clones » @@@@


Depuis le temps que la doublette des Neptunes cartonnait grâce à leur pléthore de hits, en diagonale de N.O.R.E. à Justin Timberlake, il était temps pour eux de sortir été 2003 un catalogue de morceaux représentatifs de leur style. Une façon de marquer le coup pour nos faiseurs de tubes, Chad Hugo et Pharrell Williams, à l’apogée de leur domination aussi bien dans le rap/r&b que dans la pop/rock avec leur groupe N.E.R.D.. Alors ‘The Clones’, vraie compilation de nouveautés ou recueil d’inédits et de remixes?

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N*E*R*D « In Search Of… » @@@@½


Pour beaucoup, The Neptunes ont débuté à la fin des années 90 avec le premier album de Kelis (‘Kaleidoscope‘) et quelques tubes rap novateurs pour NORE (« SuperThug« ), Jay-Z (« I Just Wanna Love U« ), Ol’ Dirty Bastard (« Got Ur Money« ), Mystikal et j’en passe… Mais Pharrell Williams et Chad Hugo étaient là depuis très longtemps !

À la fin des années 80, Pharrell était encore un jeune étudiant de la Princess Ann High School à Virginia Beach, lorsqu’il rencontra Chad, issu aussi de cette bourgade de la côte Atlantique américaine. Chacun faisait jouait des instruments (de musique comme électroniques) dans son coin et leur passion commune pour certains artistes ont scellé leur complémentarité réversible. A quelques pâtés de maison de leur institut scolaire se trouvait Future’s Studio, le studio de Teddy Riley, le créateur du New Jack Swing : le style incontournable de l’époque instauré par son groupe Guy et produit « Dangerous » pour Micheal Jackson. Celui-ci les remarqua dans un talent show et leur propose de participer à la production de « Rump Shaker« , le gros tube des Wreckx’N Effects au début des nineties, et au tout premier album du groupe Blackstreet sur le morceau « Tonite’s The Night« . La suite, on la connaît plus ou moins bien.

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Kelis « Kaleidoscope » @@@@½


Découverte par le producteur du Wu-Tang RZA, Kelis n’est qu’une jeune femme de 18 ans à peine lorsqu’elle se lance dans la musique en 1999, avec des idées et des rêves plein la tête. Antithèse du conformisme, caractère bouillant, féminisme affiché et look déluré (sa coupe de cheveux allant du jaune au bleu ou dégradé d’oranges), il lui fallait rechercher une complète alchimie avec des producteurs ultra-créatifs, susceptibles de développer son univers. Cet accord parfait, elle le trouvera grâce aux Neptunes, qui réalisent eux aussi leur tout premier album entier sur label Star Trak. De cette complicité artistique naîtra cette oeuvre musicale qui bouleversera à la fin des années 90 les codes d’un r&b devenu trop convenu et policé, cet extraordinaire Kaleidoscope de Kelis, un album qui apportera énormément de fraîcheur et de fantaisie.  Non sans risque.

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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