Archives du mot-clé Carlitta Durand

Kooley High « Never Come Down » @@@@


Je me rappelle quand au premier trimestre 2011 j’avais découvert un groupe d’anciens étudiants de Caroline du Nord soutenu par 9th Wonder : les Kooley High. En son sein, il y avait trois emcees, Tab-One, Charlie Smarts et une certaine Rapsody, et trois DJ/producteurs, Foolery, Sinopsis et DJ Ill Digitz. Inutile de préciser que j’ai été charmé par leur premier album Eastern Standard Time tellement ils transpiraient de passion pour la musique hip-hop. L’horloge a tourné et après presque sept ans d’absence, le groupe fait son retour avec Never Come Down. Sans Rapsody… mais avec 9th Wonder comme producteur exécutif !

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Foreign Exchange « Tales from the Land of Milk and Honey » @@@@


Pour leur cinquième album, les Foreign Exchange reviennent à… cinq! Tout juste ! L’ex Little Brother Phonte Coleman et le producteur européen Nicolay ont étendu leur groupe à d’autres éléments de leur label FE Music en intégrant l’extraordinaire Zo! et deux autres vocalistes, Carmen Rogers et Tamisha Waden. Leur nouvel opus nommé Tales of the Land of Milk and Honey respire et inspire le bonheur.

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The Foreign Exchange « Love in Flying Colors » @@@@


Ce serait se mentir de ne pas dire que Authenticity n’avait pas quelque peu déçu. Après leur nomination aux Grammy Awards pour le mélancolique et pas moins superbe Leave It All Behind, opus post-rupture de Phonte, lui et Nicolay n’ont pas su se renouveler avec leur troisième album, semblable à un passable Automne. Heureusement la magie de ce duo réapparaît sur ce Love in Flying Colors comme de chaleureux rayons de soleil perçant les nuages.

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Rapper Big Pooh « Dirty Pretty Things » @@@@


Après 9th Wonder et Phonte qui ont sorti leurs albums respectifs le même jour et voguent ensemble à travers les Etats-Unis, au tour de Rapper Big Pooh de poursuivre la dynamique avec Dirty Pretty Things, son troisième opus solo. Cette nouvelle sortie est indépendante sur plusieurs points, d’abord parce qu’il vient de fonder son label For Members Only, laquelle édite cet album, ensuite parce qu’il n’a collaboré aucun des deux autres Little Brother (pas même Khrysis,…). Remarquez, eux non plus ne l’avait pas invité sur leurs skeuds… et curieusement, Dirty Pretty Things pourrait bien être son meilleur.

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Phonte « Charity Starts at Home » @@@@


New Tigallo New Tigallo New Tigallo New Tigallo ! On a rêvé d’un album solo de Phonte Coleman, nous voilà exaucé. L’arrivée du premier album du MC charismatique des Little Brother était d’autant plus attendu depuis la séparation du groupe. Cet album, qui porte le nom de Charity Starts at Home, était bien plus anticipé que Wonder Years de 9th Wonder, avec qui il s’est heureusement réconcilié au tout début de l’année. Mieux que ça, ils se sont remis à retravailler ensemble pour cet envol en solo.

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Torae « Heart Failure mixtape » @@@½


Un MC underground qui sort une mixtape le jour de la Saint Valentin, non ce n’est pas un poisson d’Avril en avance. C’est l’idée de Torae, le ‘young veteran’ de Brooklyn, qui ouvre son coeur sur sa mixtape Heart Failure, sans anesthésie générale. Comme les amoureux transis mettront de l’eau de rose dans leur vin, notre rappeur lover-d’un-jour dilue son hip-hop avec du groove R&B. This is for the b(eloved)-girls !

> Télécharger Heart Failure mixtape de Torae sur Okayplayer.com

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Little Brother « LeftBack » @@@½


Alors ça y est, nous y sommes, LeftBack est le quatrième, et dernier album des Little Brother. Phonte Coleman a affirmé que ce sera le dernier album du groupe, il n’y en aura plus après avant très longtemps d’après le rappeur. Maintenant qu’on le sait, on n’aborde pas l’écoute de cet LP de façon ordinaire, on veut profiter de chaque morceau. Et tant pis s’ils sont en brouille avec 9th Wonder, GetBack, leur précédent album (lire la chronique), a démontré que le binôme de Duerham n’a rien perdu de leur intégrité et qu’ils ont au contraire gagné en fraîcheur sans lui. C’est sans regret et avec un intérêt tout particulier que je profiterai de ces derniers instants avec Leftback.

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Zo! « …just visiting too » @@@@


just visiting tooRévélé par son maxi collector Zo! & Tigallo Love The 80s édité été 2008, Zo! propose en téléchargement sur la plateforme www.theforeignexchangemusic.com un EP de reprises de standards de la Soul et de la Funk. Une dégustation gratuite de classiques revisités, ça ne se refuse aucunement !

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Skyzoo « The Salvation » @@@@½


Paris, 2049. La culture neo-hiptronic bat son plein avec des artistes comme S.Carter Jr et Pr Dre (qui vient de sortir Bionic 2050), les petit-enfants de feu Jay-Z et Dr Dre. Dans mon holo-pod tourne aussi des vieux classiques de Kanye West qui datent des années 2000 et les albums du groupe hardcore X-terminatorz Of Human Kind que j’ai téléchargé au format .mss9 (le format de compression semi-quantique de son émo-spatialisé).

Le téléchargement gratuit est monnaie courante à notre époque grâce la légalisation d’un système de paiement ultra-simplifié révolutionnaire en vigueur depuis 2034 grâce au N3D (Nouveaux Défenseurs des Droits Digitaux) : je pose la paume de ma main contenant ma nano-puce biométrique sur l’ID-scan pour explorer en réalité virtuelle la bibliothèque de MacTunes, je choisis les chansons ou les holo-films que je veux et ils téléchargent à la vitesse de 10To/s (vive les connexions satellites) pendant que l’artiste se voit automatiquement rémunéré par l’argent des virtu-publicités. Cette fonctionnalité a sonné la mort de l’industrie du disque à l’échelle mondiale. RIP Universal-Sony.

Mon pépé arrête pas de me rabâcher que la musique hip-hop, c’était mieux avant. Il trouve ce qu’il se fait trop artificiel. C’est sûr que ça n’a rien à voir le hip-hop du 20e siècle et début du 21e avec ce qu’il se fait maintenant avec les techniques de créa-samples, qui permettent d’associer avec parcimonie des loops filtrés à l’avance dans des banques de samples en ligne, des boîtes à rythmes à pulsations et des synthétiseurs à distorsion. En plus tout le monde peut faire son propre instru maintenant depuis la promulgation de la gratuité des samples d’oeuvres datant de plus dix ans. En plus les flows actuels sont soit hyper techniques, on rappe un peu comme des robots, soit abstract et ça ressemble à des récitations pleines de néologismes. Et les artistes qui marchent le mieux sont ceux qui ont le plus de connexions et les plus grosses communautés de net-fans.

C’était bien plus archaïque le hip-hop d’avant dans les méthodes de productions et les flows étaient plus fluides. Mais je respecte le hip-hop et l’électronica comme mon grand-père était fana de rap et adorait le jazz, la soul et la funk en son temps. Il m’arrive de lire ses rétrospectives pour ma culture personnelle. Un jour j’ai lu un article qui date de 2027 et qui s’intitulait ‘Le renouveau du rap new-yorkais à la fin des années 2000’ et dedans ça parlait de The Salvation de Skyzoo, que je connaissais pas du tout. Puisque je suis en parti d’accord avec ce qu’il dit (malgré le fait que j’ai eu du mal à m’habituer à la qualité sonore), j’ai recopié ce qu’il y écrivait dessus.

« Retour à une période où le hip-hop sortait d’une période de léthargie, une décennie avant que ce mouvement fusionne avec l’électro pour engendrer le son hiptronic actuel, qui contient une multitude de sous-genres comme l’électro-hop (pré-existant au début du nouveau millénaire), du hiptronic soul, l’écolo-hop (issue des camps de réfugiés climatiques), de la basstronic et japster hop. »

« Je parle de cette époque où les graffitis n’étaient pas encore phospho-luminescents, où le sampling était manuel, les scratches se faisaient encore sur de vrais vinyles, les rappeurs étaient signés sur des labels, ils rappaient de manière moins mécanique, et où le bling-bling (très ringard quand on y repense) était à la mode, le hipster-hop n’avait pas encore explosé, le son était stéréo, et où on ne stockait que 8Go de musique dans des antiques iPod aux minuscules écrans tactiles. […] Tout ça paraît tellement dérisoire en ce moment mais à l’époque c’était comme ça, et à mon humble avis, le rap sonnait tellement plus ‘vrai’, plus rentre-dedans, plus spontané, malgré toutes les merdes qui sortaient. »

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Nicolay « City Lights Vol.2 : Shibuya » @@@@


Toute ma vie, j’ai rêvé d’aller au Japon. Tout petit déjà, à force de regarder des dessins animés japonais, j’étais inconsciemment devenu adepte de la culture nippone. Et ça ne s’est pas arrangé avec les années : des semaines passées sur la Super Nintendo, puis la PlayStation 1, 2 et 3, des milliers de pages de mangas dévorés, des centaines de sushis, sashimis ou okonomiyaki dévorés aussi, des rêves de rouler au volant d’une Nissan GT-R… Plus que les Etats-Unis ou l’Australie, c’est le pays du Soleil Levant qui m’a toujours attiré le plus, par son histoire, sa culture et son mode de vie. J’envie les gens y vivent, à la pointe de la mode, des gadgets électroniques et de la technologie. Et j’envie surtout Nicolay qui a eu l’opportunité de déambuler dans les rues de Tokyo et de se fondre dans la population de Shibuya, un des centres névralgiques de la mégapole. Pour raconter son expérience en musique dans les rues tokoïtes, il sort City Lights vol.2 chez Foreign Exchange Music. Bluffant : il suffit de fermer les yeux se matérialiser dans la capitale japonaise !

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Little Brother « …and justus for all » @@@1/2


Au premier trimestre 2007, les Little Brother avaient sorti, avec l’assistance de DJ Mick Boogie, And justus for all, une mixtape téléchargeable gratuitement et légalement (aussi paradoxal que cela puisse paraître) en vue de leur 3e album Getback (commercialisé en Octobre). Le but implicite de cette tape digitale était surtout de préparer le public à l’absence de 9th Wonder à la production, puisque Phonte et Big Pooh s’en étaient séparés quelques temps auparavant suite à un divorce artistique. Je me souviens que Phonte avait d’ailleurs raconté dans une interview que l’enregistrement de The Minstrel Show s’est déroulé principalement sans 9th Wonder et qu’ils avaient utilisé ses beats pour poser dessus et les réarranger à leur façon, tout ça sans lui.

Grâce à cette mixtape, la transition stylistique ne s’est pas du tout faite brusquement, c’est ce que nous en avions retenu en gros, et Getback a montré par la suite que les deux MCs ont été capable de conserver leur identité sonore en choisissant divers producteurs comme Khrysis (DJ, producteur et ingé son de la Justus League), Illmind, Nottz, Hi-Tek, etc… Le tour de force était plus que réussi, je m’étais permis de ce fait d’affirmer que le départ de 9th Wonder était la meilleure chose qui soit arrivée aux Little Brother et leur éviter de stagner. Pour marquer le coup, le duo originaire de Caroline du Nord réédite ce mois de Juin …and justus for all en street-album, autrement dit une version ‘no-DJ’ en format CD, avec des modifications par rapport à la tape d’origine. 

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