C’est un des producteurs les plus prolifiques et respectés dans le monde indépendant depuis presque 20 ans, il méritait bien une double chronique. Je voulais donc parler de deux projets représentatifs de sa discographie, qui couvrent la période entre l’arrêt de mes chroniques en 2019 et la ré-ouverture du blog fin 2025. Deux projets non-collaboratifs très différents vous le verrez, sortis chez Mello Music Group, mais pas solos, vous verrez pourquoi.
SINCERELY, DETROIT
CINQUANTE-ET-UN ! C’est le nombre d’artistes de Detroit qui figurent sur ce nouvel opus ‘magnum’ paru fin Octobre 2019 de notre producteur vedette de Mello Music Group. Je reste encore scotché au plafond. C’est tout l’opposé du principe de l’album solo vu comment il est sacrément entouré. Plutôt que de refaire la liste complète des guests (voir les tags), c’est plus rapide de voir quel emcee du 313 n’y est pas (à part la superstar Eminem hein). AH ! BIG SEAN ! Il mérite trop pas, malvenue à lui. Bon aussi Denaun Porter est aux abos absents, lui c’est dommage, mais les D-12 sont représentés par Kuniva, c’est déjà ça. Puis il y a Royce et son frangin Kid Vishis. Qui d’autre manque à l’appel ? Ah si… un autre Brown, DANNY BROWN !!! ABSENT !!! Mais excusé, car il sortait au même moment uknowhatimsayin? Mis à part ça, le compte y est.
On voit les groupes phares comme Slum Village (réduit à T3 et Young RJ), les Clear Soul Forces, la vieille bande des Phat Kat, Trick Trick, Nick Speed, Black Milk, l’affilié du Wu Bronze Nazareth, la chanteuse Melanie Rutherford… J Dilla serait fier cette grande réunion municipale. Pas besoin de se faire une playlist pour les années à venir, cet album se charge en 20 instrus de faire une très belle collection Automne/Hiver. Il y a que deux saisons principales à Detroit d’façon.
Pourtant Apollo fait du Apollo, usant de sa sempiternelle technique de sampling avec sa MPC cabossée, qu’on kiffe inlassablement durant près d’1h15 de Hip Hop. Son style inaltérable donnant l’impression que ses boucles respirent fait merveille. Donc à quoi bon prendre un risque de changer une recette de grand-père ? Une constance telle qu’il est ardu de chercher quels sont ses titres favoris, j’y arrive pas. Après quoi, je croise les bras et attends un projet avec Royce ou bien Elzhi, ou les 2 ensemble tant qu’à faire ! Ça serait tellement énormerveilleux.
THIS MUST BE THE PLACE
On passe de 51 participants, à 0 pour cet album hip-hop instrumental This Must Be The Place, opus sorti été 2022. Un album d’Apollo Brown qui n’est pas tant solo non plus, car les 21 instrumentaux dépassant les 3 minutes (pour 1h08 de durée totale) sont co-produits par divers producteurs ou collectifs tels que Moonbyrd Music Library, The Rucker Collective, PVD Music, Beatphoria Sounds, Soul Surplus, Hijo De Ramon Music Library, Dreamlife, Dopeboyz Muzic, Kingsway Music Library, Top Shelf Music Library et Krazy Keys. Mes trois préférés: « Escapism », « Butter » et « Two Steps Behinds ». Inspiré et inspirant à la fois, avec de vraies instrumentations mêlée à du sampling et beats bien urbains, This Must Be The Place est indéniablement le style d’album qui s’écoute avec un casque pour errer dans une grande ville continentale un jour gris d’automne.
MÊME NOTE POUR LES DEUX : 17,5/20


Postez vos avis!