Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Blu & Exile « Love (the) Ominous World » @@@@½


Sur une très bonne dynamique depuis fin 2023 avec Afrika et avant de fêter ses 40 ans en 2025, anniversaire qui fera aussi l’objet d’un opus, Blu nous a comblé avec son ami Exile d’un quatrième opus commun, Love (the) Ominous World. Et c’est toujours un bonheur de les retrouver ensemble, même s’ils font la même chose depuis leurs débuts, parce que leurs pépites ne sont jamais de trop.

Los Angeles a été le thème principal de blu durant l’année 2024, avec le projet Out of the Blue produit par Shafiq Husayn et celui produit par Evidence qui s’appelait… Los Angeles. Zéro surprise donc de voir « Hello L.A. » en guise d’introduction, avec madame Georgia Ann Muldrow s’il-vous-plaît. Toujours pas lassé d’écouter des couplets de Blu après cette année chargée tellement il reste inspiré, et quel plaisir de retrouver les charmants samples tout mignon d’Exile. Dès qu’il sample des mélodies de guitares ou du jazz vintage, le match est plié et les morceaux (« Smack » avec Fashawn, « Gold », « A Song Called Precipitation ») passent en boucle toute la journée pour l’égayer. Encore plus quand c’est le doucereux « Suga and Buttaz » avec Rae Khalil, subtilement sensuel et très charmeur. Vous êtes déjà tombé amoureux.se d’un morceau de rap? Parce que là j’en suis à deux doigts.

L’entourage est aussi une composante importante dans la vie de Blu (« Homies »), mais là où cet album devient intéressant, c’est lorsqu’il évoque un chapitre important et méconnu de sa vie d’artiste. Tout commence avec « Chucks » (morceau dédié aux Converse évidemment) qui invite KXNG Crooked (anciennement Crooked I) et Kurupt. Ces deux rappeurs ont été un temps signés chez Death Row à la même période entre 2002 et 2005 je crois, alors que Kurupt en était le vice-président. C’est ensuite qu’embraie Blu pour raconter sur « Suge Knight » comment il a failli signer chez Death Row au début de sa carrière… et pourquoi il ne l’a finalement pas fait, quand RBX l’en a dissuadé. Oui, le fameux RBX (un proche de Dr Dre qui n’a pas vraiment eu de carrière malgré des feats phénoménaux…), que l’on retrouve comme narrateur sur la track suivante « The Ominous World ». Et regardez la carrière qu’a eu Blu, sans arme ni violence.

Le dernier titre « Love is Blu » sonne comme une conclusion logique, d’ailleurs étonné qu’il nous l’ait jamais faite. Et ce mot de la fin s’accompagne d’un vieil ami, Aloe Blacc. Vraiment, Love (the) Ominous World est à la fois un vrai réconfort tout en nous faisant vivre des moments forts.

LA NOTE : 17,5/20

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