A$AP Twelvyy « 12 » @@@½


Ce mois d’aout 2017, le crew de Harlem A$AP Mob compte lancer une triple threat avec, dans l’ordre chronologique, les débuts d’A$AP Twelvyy -qui nous intéresse dans cette chronique, la mixtape d’A$AP Ferg Still Striving et le volume 2 des Cozy Tapes avec tous les jeunes Lords. Avec 12, Twelvyy devient le troisième membre du A$AP Mob à lancer sa carrière solo, mais jamais loin de son équipe et de son état d’esprit.

12 fait écho au ‘Twelvyy’ de son blase qui suit le préfixe ASAP comme pour tous les autres membres du ASAP Mob, et c’est aussi le nombre de morceaux de cet album (déduction faite des skits). C’est peu mais suffisant, point trop n’en faut de la part d’un jeune loup qui pointe la truffe hors de la meute, mais jamais vraiment seul. Produit par A$AP P on the Boards et quelques autres producteurs connus comme inconnus, A$AP Twelvyy se conforme à l’identité sonore du crew, un son NYC next-gen, encadré par des tracks atmosphériques à la Clams Casino comme ce « Diamonds« , avec un A$AP Rocky pour moins transparent, ou à tendance trap tel que « Hop Out » avec A$AP Ferg. Décidément les généraux du A$AP Mob ne sont pas les plus reluisants sur cet album, au contraire de Nast et Ant sur « Ea$t$ideGho$t« . La short-list de featurings est bien choisie, avec des rappeurs qui restent issus du groupuscule Beast Coast, à savoir les Flatbush Zombies (« A Glorious Death« , un autre highlight de 12) et Joey Bada$$ sur « Riviera« . Comptez aussi Michael Rapaport (« Uncle Mikey« ) et Fredro Starr des Onyx (« Bamboo Skit« ).

On kiffe cet album justement pour ces morceaux-là, « Strapped » (avec un joli sample de Sampha), le zen « Yea Yea Yea » (produit par Harry Fraud) ou encore « Riviera« . Lyricalement, A$AP Twelvyy justifie l’acronyme ‘ASAP’ sur « L.Y.B.B. » (pour « last year being broke ») mais ça méritait de placer la barre plus haut comme sur « Periodic Table« , où l’on pouvait s’attendre à des jeux de mots sur les atomes alors que non. Reste qu’avec cet album concis, honnête et honorable, Twelvyy parvient à nous confiner dans son environnement, entre autres grâce à des titres comme « Sunset Park » et « Castle Hell« .

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