Joe Budden « Rage & The Machine » @@@@


Depuis l’album éponyme Joe Budden en 2003, son premier et unique album chez Def Jam, on a toujours attendu un album qui confirme son potentiel, qui montre de quoi il est réellement capable. Ça n’a pas été Padded Room, ça n’a pas été No Love Lost ni All Love Lost. Il fallait soit retomber sur sa série de mixtapes Mood Muzik ou bien écouter des couplets sur les albums de Slaughterhouse pour le voir mettre en oeuvre son véritable talent. Cette fois, c’est la bonne, Joe Budden a sorti SON album.

Et tant pis s’il n’a pas le respect de ses pairs, s’ils veulent avoir affaire avec lui, il s’en mordront les doigts. Joe Budden a toujours une réputation de clasheur (et un grand susceptible oui oui c’est vrai), et cet été, le MC du New Jersey s’est gentiment échauffé sur Drake. C’est beau le sport. En parlant de sport, Joe a musclé son jeu, physiquement, mentalement et oralement sur ces onze titres robustes. La souris (‘mouse’ était un surnom récurrent du rappeur) a mangé du lion, il est devenu ‘slaugthermouse’ et il le montre dès « Three » et « Uncle Joe » qu’il n’est pas là pour faire la fête, ni parler psychologie : il a le feu. Joe continue sans broncher avec le son guerrier à la Shady Records, « Serious« , avec son comparse Joell Ortiz en renfort de poids.

Pour que Budden lâche des lyrics furieux, avec toujours cette humeur ‘gritty’ et ‘grimy’ comme ils disent là-bas, il lui fallait des prods de poids. Et là je crois qu’on peut féliciter très bon boulot de la part d’Araabmuzik qui produit tout Rage & The Machine. Leur coopération est au beau fixe, alternant entre gros son et des titres plus plus soulful, par exemple « Forget« , où Joe efface les choses négatives de sa vie (la drogue, les ex toxiques, les désillusions…), et « I Wanna Know« . Mieux, ce disque regorge de grands morceaux comme « I Gotta Ask« , un CV chargé en égotrip qui retrace son parcours (avec deux rimes reprises de Jay-Z qu’il retourne à son auteur de manière semi-subliminale), suivi du remarquable « Time for Work » avec ce pont r&b bien old school et groovy. Puis enfin, le final « Idols« , remerciement aux artistes qu’il a écouté en grandissant, ceux qu’il a pu rencontrer alors qu’il n’était qu’une jeune pousse taffant sur des mixtapes.

Peu de titres, peu de guests, dont Fabolous et Tory Lanez sur « Flex« . Si vous voulez agacer Drake, il suffit d’inviter Tory Lanez qui ne le porte pas non plus dans son coeur. Mais plus important, et ça fera fermer des bouches : Joe Budden a repris complètement confiance en lui. Rage & The Machine a ce parfum de revanche, enfin un album rempli d’instrus à la hauteur de ses lyrics et qui lui vont comme un gant. Son meilleur album à ce jour, supérieur à tous les autres, d’une longueur et d’une largeur.

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