Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Mariah Carey « Glitter » @@@½


Je vous le dis tout de suite : je n’ai jamais vu le film presqu’autobiographique de Mariah Carey, qui a été un gros flop critico-commercial. La chanteuse, qui faisait ses débuts au cinéma, avait d’ailleurs été taxée de la pire actrice de l’année 2001. Par contre j’avais écouté et bien aimé la soundtrack de ce supposé navet. Je resitue un peu le contexte : Mariah venait de divorcer de son mari Tommy Mottola (boss de Sony), sa maison de disque (Sony) pour aller chez Virgin. En réalité, elle était en pleine dépression ce qui a nécessité de repousser plusieurs fois la sortie du film, sorti peu avant le 11 Septembre 2001… Ambiance pas gégen’.

La soundtrack aussi avait été salement critiquée, alors que de souvenir, j’avais bien kiffé ce retour à l’ère post-disco et ces featurings rap ! Il y avait plein de super guests star : Ludacris, Fabolous, Busta Rhymes, le regretté Nate Dogg et Ja Rule sur « If We », Mystikal… Le premier single « Loverboy » (produit par DJ Clark Kent) nous mettait direct dans l’ambiance avec ce gros sample de « Candy » de la star foldingue de la funk des années 80, Cameo. Le titre existe en deux versions, la normale avec Cameo (l’artiste original) et le remix avec des caméos (haha) de rappeurs. Placement vanne, désolé.

Deux reprises majeures figurent au programme : celle du hit disco hyper connu « Last Night a DJ Saved My Life » de Indeep (avec un tas de rappeurs aussi en featuring) produite par DJ Clue?, et une autre, celle de Cherelle, « Didn’t Mean To Turn You On » dans une version plus courte que l’originale (sans le long final de dingue). Pour info : ce tube est signé Jimmy Jam et Terry Lewis, les producteurs de Minneapolis au chapeau qui produiront peu après une certaine Janet Jackson. La pluplart de leurs ressources vont pour des ballades gnangnans (« Reflections », « Never Too Far »…) mais imparables. Autre anecdote : c’est Rick James, bitch, la légende excentrique de la funk dans les années 80 qui lui écrit le titre « All My Life ». Et « Don’t Stop » s’inspire nommément de « Funkin For Jamaican » de Tom Browne. Notez aussi la présence du chanteur Eric Benet sur « Want You » (il joue aussi dans le film).

La carrière de Mariah Carey avait du plombs dans l’aile, mais sans doute injustement; C’est probablement pour ça qu’avant la sortie de son avant dernier opus Caution est apparu le hashtag #justiceforGlitter sur Twitter en 2018. C’est jamais trop tard pour re-découvrir cette BO

LA NOTE : 14/20

(rétrospective publiée en 2026)

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