Gorillaz « Demon Days » @@@@@


Tout à commencé avec ce clip cartoonesque et désormais indémodable nommé « Eastwood » au début des années 2000. Après six millions d’albums éponymes vendus dans le monde, le side-project de Damon Albarn, leader du groupe culte de rock Blur, sort le 2e acte le 11 Mai 2005. Le chanteur anglais prenant l’alias 2-D s’est reformé avec sa clique de Gorillaz, à savoir Noodle, Murdoc et Russel pour ‘Demon Days’, cette fois produit et mixé par ce génie de Danger Mouse (le Gray Album de Jay-Z, Dangerdoom avec MF Doom, Gnarls Barkley…).


Créativité et sensibilité sont les maîtres mot de ce disque aussi original que le précedent et qui tape dans des sonorités et sujets qui se veulent funs et branchés : l’écologie (« O Green World« ), la jeunesse rebelle (« Kids With Guns« ), la guerre, l’alcool (« White Light« )… Beats inspirés du hip-hop, riffs de guitares détartrants, synthés électro-pop entêtants, choeurs gospels illuminants, une once funk amusante, et encore tout plein d’autres instruments acoustiques aux mélodies aussi inspirées que Damon lui-même, traînant sa voix avec un flegme typiquement britannique. Bref inclassable mais pour tout public.

La liste des invités pour ce projet avait de quoi surprendre aussi, aussi diversifiée que finalement indispensable. On connaissait déjà les De La Soul sur le très distrayant « Feel Good Inc » pour la cure de rires (avec cette ligne de basse qui nous fait bondir sur nos jambes), mais aussi le super-vilain rappeur MF Doom (« November Has Come« ), le rappeur londonien Roots Manuva, Neneh Cherry, Bootie Brown des Pharcyde (« Dirty Harry« , la suite de « Eastwood« ), Ike Turner au piano… et même l’acteur Dennis Hopper (paix à son âme), racontant une histoire lourde de moralité (sur « Fire Coming Out The Monkey’s Head« ). L’autre single imparable de Demon Days est évidemment « D.A.R.E.« , toujours capable de faire des ravages sur les dancefloors dix ans après.

À re-découvrir avec ses deux oreilles et sa cervelle, de la première seconde au superbe finish en deux parties « Don’t Get Lost in Heaven » et « Demon Days« . Le genre d’album si particulier et si attachant qu’il faut absolument l’avoir dans sa discothèque, surtout qu’il ne prend aucune ride.

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