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Better Dayz de 2Pac sortait le 26 Novembre 2002, et c’était probablement son dernier album posthume honorable. Les fêtes de Noël 2002 approchaient, et vous cherchiez une idée cadeau pour le neveu fan de rap? Hé ben pourquoi pas ce nouvel album de 2Pac ! Oui c’est vrai, il est mort 5 ans avant, mais osef, Death Row sort son
CINQUIEME LP
POSTHUME, plus exactement le
TROISIEME
DOUBLE-ALBUM
POSTHUME
Bon sans même écouter l’album, on sentait cette fois qu’ils ne restait plus grand chose dans les fonds de tiroirs vu le nombre de remixes qui complètent ce double-CD (on en compte 11 en tout), souvent de titres de précédents albums posthumes (c’est pire que du recyclage là, c’est du compost). Cet album est de nouveau l’occasion de souffler sous les braises des beefs bien grillés (…) comme avec le diss balancé à Bad Boy Records (« Fuck Em All », sorte de « Hit’Em Up » bis) et le rappel du conflit avec les Mobb Deep sur le remix de « When We Ride On Our Enemies ».
Parmi les feats extérieurs, des rappeurs/producteurs sudistes comme Jazze Pha, T.I. et Trick Daddy, histoire d’être dans l’air du temps. Nas figure sur la liste, puisqu’il partage la track « Thugz Mansion » dans sa très belle version acoustique, déjà présente sur son God’s Son sorti quelques semaines plus tôt cette même année 2002 (alors qu’on savait que Tupac ne portait pas Nas dans son coeur). Son groupe les Outlawz est très présent, avec qui il avait enregistré pas mal de matériel avant sa disparition (et qu’on retrouve ici), mais la vraie surprise est « Military Minds » qui convie Buckshot et les Smif-N-Wessun. Pour l’histoire, 2Pac et les membres du Boot Camp s’entendaient bien! Il y a même des photos en studio d’eux tous qui circulent.
De bonne tracks tranquilles à tendance rnb comme « Neva Call U Bitch Again » avec Tyrese, « Better Dayz » avec Ron Isley (sous l’alias Mr Biggs là pour quelques backs et quelques $$), ou le très réussi « There U Go », sans apprécier pour autant le sexisme ambiant et pas mal de contradictions. Les prods étaient de bonnes factures, de même que la qualité d’enregistrement, bien que le style musical commençait à lasser (pour ne pas dire dater) à trop vouloir rester authentique. A noter que le fidèle Johnny J était toujours dans le coup. Mais que faire d’autre sans des Daz, DJ Quik ou QDIII?
Vous pensiez sincèrement que le business de la mort de 2Pac s’essoufflerait? Que nenni, beaucoup le croyaient encore vivant avec toutes les théories complotistes qui circulaient, du moins, il était encore perçu comme l’un des meilleurs rappeurs de la planète. Comme ça que Better Days a fini TRIPLE platine… et sans un clip.
LA NOTE : 14/20.


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