Archives du mot-clé Taylor Gang

Wiz Khalifa « Rolling Papers II » @@@


Wiz Khalifa avait annoncé l’an passé sur sa mixtape Laugh Now Fly Later qu’il était encore en train de travailler sur la suite de son best-seller Rolling Papers. L’attente fut longue, on peut estimer d’après mes informations qu’il bossait dessus depuis le dernier trimestre 2015. Entre temps, il a sorti un autre album, KHALIFA considéré comme une compilation, et le projet du super-groupe T.G.O.D. Mafia avec Juicy J et TM88 la même année 2016, et de très très gros hits internationaux, comme « See You Again« , « Sucker For Pain » et « Gang Up » issus de trois soundtracks de gros blockbusters. Et le rappeur de Pittsburgh en garde encore sous le coude avec Rolling Papers II.

Lire la suite Wiz Khalifa « Rolling Papers II » @@@

Juicy J « Rubba Band Business » @@@


Le successeur de Stay Trippy s’est fait attendre : quatre ans. Toutefois, ce n’est pas comme si Jordan le juteux avait mis un bémol à sa carrière durant ce laps de temps. Jamais il n’a été aussi prolifique que passé la quarantaine puisqu’il a sorti pas moins de sept (!) mixtapes de 2015 à 2017, sans compter l’album collaboratif A Rude Awakening aux côtés de Wiz Khalifa et TM88. La série se ponctue enfin avec ce Rubba Band Business, second album en major par le biais du label Taylor Gang.

Lire la suite Juicy J « Rubba Band Business » @@@

Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

Lire la suite Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½

Juicy J, Wiz Khalifa & TM88 « T.G.O.D. Mafia : Rude Awakening » @@@


Kézako ‘T.G.O.D.’? Acronyme de ‘Taylor Gang Or Die’, devise du label de Wiz Khalifa. T.G.O.D. Mafia, soit l’équipe formée par lui, Juicy J, signataire représentant la ‘mafia’ 666, et TM88, producteur de trap d’Atlanta (presque un pléonasme) pour le compte des 808 Mafia sur tout l’ensemble de Rude Awakening. Décidément increvable notre tatoué filiforme depuis que son single « See You Again » a pété les compteurs sur YouTube.

Lire la suite Juicy J, Wiz Khalifa & TM88 « T.G.O.D. Mafia : Rude Awakening » @@@

Wiz Khalifa « Khalifa » @@@½


En attendant la suite de son succès en major Rolling Papers, Wiznogood Khalifa (il fallait que je la fasse un jour ou un autre celle-là, pardon pour ceux qui ne connaissent pas la BD) débute cette année 2016 avec un sixième album studio semi-éponyme. Le rappeur de Pittsburgh récemment interpellé par Kanye West sur Twitter bat le fer tant qu’il est chaud comme on dit, puisqu’il connaît un énorme succès avec le single « See You Again » (avec le nouveau chanteur pop à la mode rétro Charlie Puth), peut-être plus gros que celui de « Black & Yellow« . « See You Again« , vous voyez bien là, le morceau hommage à Paul Walker que les producteurs d’Hollywood ont fait exprès de mettre à la fin du film Furious 7 pour nous faire pleurer devant l’ultime séquence d’adieu à l’acteur.

Lire la suite Wiz Khalifa « Khalifa » @@@½

Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

Lire la suite Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@

Juicy J « Stay Trippy » @@@½


Stay Trippy n’est que l’aboutissement logique d’une carrière bien remplie. D’abord au sein des légendaires Three 6 Mafia, Juicy J, DJ Paul et consorts (Gangsta Boo, Crunchy Black, Koopsta Knicca…) ont placé, avec 8Ball & MJG, la ville de Memphis sur la carte du rap, gagné le statut de légende, gagné un Grammy Award avec leur morceau « It’s Hard Out There For a Pimp« , gagné une certification platine avec The Most Known Unknown

Mais d’albums en albums, en allant de l’underground vers le mainstream, les Triple 6 ont perdu des membres, pour ne former qu’un binôme avec Last 2 Walk en 2008. La suite du plan était de se focaliser sur les carrières solos, ce que Juicy J a fait en 2009 avec son 2e solo Hustle Til I Die sorti sur leur label Hypnotyze Minds, sans grand écho. C’est plus jeune que lui, Wiz Khalifa, qui va lui offrir une réelle opportunité de capitaliser cet accomplissement en le signant sur Taylor Gang Records fin 2011, un billet retour vers le mainstream.

Lire la suite Juicy J « Stay Trippy » @@@½