Archives du mot-clé Kool Keith

Dr. Octagon « Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation » @@@½


Dr. Octagonecologyst en 1996 a été le premier album solo de Kool Keith, sous le sur nom d’un mystérieux personnage à tête de mort appelé Dr Octagon. Autour de lui pour la production, des singularités telles que Dan the Automator, Kurtmasta Kurt et le triple champion du monde DMC, DJ Q-Bert. Résultat : classique hip-hop les doigts dans le nez. Ce n’est pas le seul nom sous lequel cet obsédé sexuel de Kool Keith a pondu des albums à la chaîne, près d’une trentaine (tout type confondu) pendant plus d’une vingtaine d’années à errer en soucoupe dans les recoins glauques de l’underground. Longévité, très porté sur la chose et ultra-prolifique, ça fait trois points communs avec Prince pour notre roi de la fessée.

Lire la suite Dr. Octagon « Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation » @@@½

Kool Keith « Feature Magnetic » @@@½


Il y a tout un tas de choses que l’on pourrait dire sur Kool Keith, et d’autres plus inavouables encore. Esprit fécond et testicules bien pleins, le Black Elvis triple docteur aux innombrables pseudonymes mystérieux accouche depuis plus de trente années d’une voire deux progénitures par an, les plus récentes portant les couleurs bleue-blanc-rouge de Junkadelic Music, et autant de featurings illégitimes. Oui, il pourrait pratiquement ouvrir une banque de sperme. Feature Magnetic, son second disque tamponné Mello Music Group, pas tout à fait en solo non plus, lui ressemble en tout point.

Lire la suite Kool Keith « Feature Magnetic » @@@½

Banks & Steelz « Anything but Words » @@@@


À gauche, la chanteur Paul Banks d’Interpol; à droite, RZA a/k/a Bobby Digital a/k/a Bobby Steels. D’où le nom de Banks & Steelz, rien à voir avec une agence de notation. Cette première collaboration anglo-américaine entre deux artistes aux univers distincts abouti à cet album Anything but Words édité par la compagnie Warner. Pour connaître le pourquoi du comment, il suffit de mettre la lecture en route.

Sans introduction préalable, « Giant«  est la tribune idéale pour notre architecte suprême du Wu-Tang pour crier son amour pour New-York et le hip hop avec un flow bien loin de ses coutumes, mais toujours avec sa voix qui déraille à travers les émotions. Il est vrai que RZA est iconique de par son statut producteur parmi les plus influents de la musique rap, en ayant également mis un pied dans la monde du cinéma. Cette rencontre avec Paul Bankspermet de redécouvrir qu’il est également un mec qui rappe avec ses tripes et ses connexions neuronales, avec passion, avec la verve d’un type affamé. Les instrumentaux hybrides sont ici moins banals que des cross-over rap/rock, grâce à ses nombreuses sonorités électro intéressantes et qui chatouillent les tympans. Le membre d’Interpol semble être l’homme providentiel sur le chemin de l’abbé RZA. Ses capacités d’adaptation sont stupéfiantes, intégrant de la bonne manière les éléments caractéristiques dérivés du Wu comme sur « Can’t Hardly Feel » ou bien sur la partie rap de Method Man et Masta Killa sur « Point of View ». Son apport sur les refrains semble également indéniable.

Anything But Words justifie son existence par son contenu et pour son contenu, non pas par une quelconque intention opportuniste ou calculée. Le hasard oui, ou sur un plan plus scientifique, cette probabilité statistique infime que deux entités puissent se rencontrer sans aucune intervention extérieure et s’assembler quasi parfaitement durant un temps donné dans un espace où chaque caractéristique constitutive des artistes peuvent co-exister en une singularité, comme deux molécules déjà complexes que rien ne prédisposait à se lier en une molécule inédite. Comme le dit RZA sur le morceau-titre, « I write songs for fun, not for salary ». Et bien que ses albums solos sous divers alias ont été chacun des semi-échecs, il se vante tout de même de ses murs couverts de disques de platine, récompenses pour sa contribution significative à la culture hip hop, sans qu’on ait quelque chose à lui redire sur ce point. Contradictoire me direz-vous, mais qui nous interroge sur pourquoi chacun des Banks & Steelz prendrait-il un risque artistique avec ce voyage vers l’inconnu ? Au fond, vous connaissez la réponse et elle n’est pas si énigmatique : vouloir laisser sa marque dans la musique et si possible de manière désintéressée, le succès n’étant pas un objectif.

Appartement à la classe des génies incompris (voire incompréhensible bien souvent), RZA débite avec son flow brut quelques de ses fameuses formules alambiquées usant de termes biologiques, mathématiques et physiques, comme s’il avait écrit une thèse en méta-physique bouddhiste de la biochimie quantique et fantaisiste. « Conceal » et « Sword in the Stone » en sont de bons tableaux. Il arrive heureusement qu’il soit compris des humains gamma et delta (si vous avez lu Le Meilleur des Mondes) quand il se charge positivement d’égotrips ou de sujets plus terrestres. Les paroles de Paul Banks ont plus ce pouvoir de rassemblement, ainsi que les divers invités qui composent ce disque, comme Florence Welch sans ses machines (sur « Wild Season »), Method Man qu’on a décrit plus haut, l’indescriptible Kool Keith ou encore Ghostface Killah qui énergise « Love and War ». Musicalement, la stabilité de la cohésion de leurs univers est exemplaire, avec des chansons qui mériteraient d’être accessibles au monde comme « Ana Electronic«  et « Gonna Make It«  dont la mélodie électronique fait penser à ces documentaires sur le cosmos.

Tout scepticisme s’efface morceau après morceau pour laisser place à une forme d’admiration. Il ressort de Anything But Words une alchimie ‘Wu-Interpol’ inattendue et dont l’émulsion met parfaitement en valeur chacun des protagonistes. La magie de science s’applique à la musique, preuve en est. À classer à côté de l’excellent Big Grams de Big Boi et Phantogram.

 

Atmosphere « Fishing Blues » @@@@


Quel parcours les amis. L’infatigable duo de Minneapolis cumule presque vingt ans de carrière en indépendant en ayant bâti une bien belle discographie. Initialisée en 1997 avec Overcast!, elle compte le classique God Loves Ugly et l’indispensable You Can’t Imagine How Much Fun We’re Having, avec le point culminant atteint par l’imprévu succès commercial de When Life Gives You Lemons, You Paint That Shit Gold en 2008 qui a scellé leur longévité. Et neuf ans plus tard, nous voilà avec ce Fishing Blues paru cet été, un album qui regarde à la fois derrière et devant eux.

Lire la suite Atmosphere « Fishing Blues » @@@@

L’Orange & Kool Keith « Time? Astonishing! » @@@½


Kool Keith est une légende, tout le monde le sait mais on ne le dit jamais assez. Ce rappeur quinqua capable de remplir une banque de sperme à lui tout seul et aux innombrables pseudonymes qui jalonné ses trente ans de carrière dans le rap a formé un couple avec le beatmaker L’Orange le temps d’un double-face en vinyle. Leur discographie commune sera dès lors ponctuée par ce Time? Astonishing! paru chez Mello Music Group cet été

Lire la suite L’Orange & Kool Keith « Time? Astonishing! » @@@½

Mello Music Group « Persona » @@@@


Comme chaque année, la maison Mello Music Group livre son catalogue annuel. Cette fois ce ne sera pas un double-disque comme l’an dernier, Persona est une simple compilation majoritairement composés de duos rappeurs/producteurs (à une ou deux exceptions près). Hâte d’écouter les prochaines tendances à venir sur le label.

Lire la suite Mello Music Group « Persona » @@@@

Statik Selektah « What Goes Around » @@@@½


Sixième volume pour le DJ producteur de Boston Statik Selektah avec What Goes Around. Notre usine à beats a de nouveau rameuté son noyau dur de MCs et à force de travail, cette dernière évolution est bien partie pour être l’un des meilleurs LP de sa carrière.

Lire la suite Statik Selektah « What Goes Around » @@@@½

Kid Tsunami « The Chase » @@@½


Producteur australien, Kid Tsunami a accosté au large de New-York pour signer chez Headbop Music, petit label distribué par Fat Beats aux US. Il est le signature de ce premier album, The Chase, figurant de nombreux vétérans du rap new-yorkais. Avis aux puristes et nostalgiques de l’âge d’or.

Lire la suite Kid Tsunami « The Chase » @@@½

Dope D.O.D. « Da Roach » @@@@


Forts d’une importante tournée européenne qui leur a permis de poser le pied en sol américain au fameux festival SXSW, les Dope D.O.D. embraient avec un second double-album (!) explosif, Da Roach, qui risque bien de laisser son empreinte dans le hip-hop européen. En réchapperez-vous?

Lire la suite sur Now Playing Mag →

LUV NY @@@@


Rappelez-vous il y a quelques semaines, un communiqué sur le label indépendant 45 Apple fondé par A.G. (D.I.T.C.) et Ray West a été publié sur Now Playing, et il y a peu de temps, un teaser sur le projet Luv NY a été posté. Ça, c’était pour vous remettre dans le bain avant de vous parler dudit projet, réunissant une équipe de rappeurs vétérans : A.G. donc, OC, Kool Keith, Roc Marciano et d’autres intervenants comme Dave Dar, Bamboo Bros et Kurious.

Lire la chronique sur Now Playing →

Doc Singe presents « Kiss of the Beast » @@@@


On ose jamais vraiment se lancer dans l’achat, ou dans une moindre mesure l’écoute d’un album dont on ne connaît quasi rien de la personne qui produit. Ça m’a fait cet effet-là lorsque j’ai reçu Kiss of the Beast, ce premier album de Doc Singe. Drôle de nom qui plus est. Il ne fait pas que porter pseudo simiesque, c’est un vrai personnage comme on peut le voir sur le carton du CD qui utilise à merveille des machines MPC et SP pour faire hip-hop new-yorkais haute fidélité.

Lire la suite Doc Singe presents « Kiss of the Beast » @@@@

Count Bass D & Insight are « The Risk Takers » @@@½


Deux activistes de l’underground hip-hop, Count Bass D et Insight, se sont réunis sur ce projet commun que voici. Les deux axes principaux de cet album sont basiques mais essentiels : le emceeing et le sampling. Ces méthodes peuvent paraître anciennes, voire antiques d’un point de vue technologique, mais c’est le meilleur moyen pour aboutir à un album hip-hop de puristes. Ceci justifie l’intitulé de l’album : the Risk Takers.

Lire l’interview croisée sur Streetblogger.fr »

Lire la suite Count Bass D & Insight are « The Risk Takers » @@@½

N.A.S.A. « The Spirit of Apollo » @@@@1/2


L’annonce est passée aussi discrètement qu’un hoax sur la présence d’un OVNI sur Terre. Et pour cause, qui aurait pu croire que la N.A.S.A. mettrait sur pied un programme d’une telle envergure, un projet ‘bigger than Hip-Hop’ qui engloberait tout cet univers et au-delà. Nom de code de ce projet North American South America, Spirit of Apollo, ses ingénieurs dirigeant ce programme, DJ Squeak-e Clean et DJ Zegon. Notre envoyé spécial Big Ad de Streetblogger a pu obtenir des informations officielles, notamment quelques vidéos et une liste exhaustive des spationautes sélectionnés (cliquez sur le lien). Il faut le voir pour le croire, car cette compilation dépasse de loin ce que l’on peut imaginer. Ce lancement opéré le 16 Février 2009, pourrait bien rester encré dans les plus belles pages de l’histoire du hip-hop.

En savoir plus