Doc Singe presents « Kiss of the Beast » @@@@


On ose jamais vraiment se lancer dans l’achat, ou dans une moindre mesure l’écoute d’un album dont on ne connaît quasi rien de la personne qui produit. Ça m’a fait cet effet-là lorsque j’ai reçu Kiss of the Beast, ce premier album de Doc Singe. Drôle de nom qui plus est. Il ne fait pas que porter pseudo simiesque, c’est un vrai personnage comme on peut le voir sur le carton du CD qui utilise à merveille des machines MPC et SP pour faire hip-hop new-yorkais haute fidélité.

Qui dit hip-hop new-yorkais, dit forcément beats boom-bap, du samping, des loops jazzy (avec du sax’ du possible) et tout ce qui va avec. Si vous trouvez que les rappeurs eastcoast ont perdu de leur âme ou que certains old timers sont devenus ringardos, ce n’est strictement pas le cas des instrumentaux de Doc Singe. Son style est traditionnel dans sa conception certes mais du genre indémodable et propre. Au point que c’est en est même étonnant de trouver des albums de cette qualité à cette époque. Les featurings font partie également de la sphère hip-hop indie, pas très répandus mais évocateurs pour certains. Par exemple John Robinson (alias Lil Sci) pose sur « What’s the Scienz » et Count Bass D sur le beat vraiment magnifique de « Jet Lag« , leurs flows jazzistiques conviennent parfaitement au contexte musical. La liste continue avec Pace Won (qui en place une pour les membres des Outsidaz sur « God Bless Your Life« ), MF Grimm sur plusieurs morceaux, Insight et Kool Keith qui apparaissent tous deux sur « Leverage of Combat » (déjà présent sur le tracklisting de l’album The Risktakers). On salue aussi la présence de Rob Swift qui rend hommage à son partenaire disparu le DJ Roc Raida sur « Frequency (Kings of Manhattan)« .

D’autres MCs connus de rares spécialistes s’illustrent dans cet environnement striclty hip-hop, comme Finsta, L.I.F.E. Long 2mex et surtout Braneparker des Freestyle Professors qui tue lyricalement sur « Words of Branesparker » et « Sun God » qui fait partie des meilleurs beats de cet opus. La diversité des samples de Doc Singe rendent sa musique rap plus colorée qu’elle n’y paraît et ses clins d’oeil à la old school sont très appréciables, notamment le sample des Boogie Down Productions sur « Feel« . Si vous cherchez à passer un bon moment avec du hip-hop new-yorkais dans les oreilles, je vous invite chaudement à écouter Kiss of the Beast de Doc Singe. Vous voyez, il n’y a finalement pas de raison de craindre quoi que ce soit quand on part dans l’inconnu.

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