Archives du mot-clé GZA discography

Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

Lire la suite Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½

GZA/Genius « Pro Tools » @@@@


Dans le cercle très fermé des lyricistes d’exception, GZA the Genius fait partie d’une élite de plus en plus écartée du commun du rap. Surtout que pendant 8 Diagrams, réunification tristement ratée du Wu-Tang, je lui avais principalement reproché d’avoir été trop discret par rapport au reste du groupe, dans lequel Ghostface, Method Man et Raekwon ont littéralement crevé les enceintes. Pro Tools (Liquid Swords Entertainment/ Babygrande) est le nom de son cinquième album solo, supervisé par Dreddy Krueger (fondateur du label Think Differently Music), et fait suite à Grandmasters, son face-à-face aux échecs avec DJ Muggs. Protools est aussi le nom du logiciel préféré des producteurs grâce à sa facilité d’utilisation. Or la signification est toute autre lorsqu’on fait référence à GZA. En décortiquant soigneusement ce nom ‘pro tools’ (‘outils [de] professionnels’ en français), cela évoque quelque chose d’artisanal, de très pointu, destiné à de véritables initiés, si possible des inconditionnels du Wu. Si vous avez pour habitude d’écouter un album de rap américain seulement pour les prods et le flow, vous n’êtes pas prêts pour l’excellence lyricale de GZA. 

Lire la suite GZA/Genius « Pro Tools » @@@@

Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

Lire la suite Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@

Wu-Tang Clan « Wu-Tang Forever » @@@@©


Récapitulons. Après le boom de Enter The Wu-Tang, Method Man, ODB, Raekwon, GZA et Ghostface Killah ont sorti chacun leurs albums, échelonnés sur trois ans, cumulant wu-bangas, wu classics, dont deux classiques indiscutables, des disques d’or et des renommées internationales, chacun sur des labels différents, chacun affirmant son style, son égo, sa technique. On a très bien compris que ce sont les meilleurs d’entre eux qui ont pu avancer sur l’échiquier, sous le contrôle du monomaniaque RZA bien entendu.

Définitivement, The Abbot est la pièce maîtresse du jeu, celui qui envoie son armée sur le champs de bataille en développant stratégie, avec un droit de regard sur tout, le tout en avançant à leurs côtés : c’est bien lui le roi. Et cette stratégie a admirablement fonctionné, le Wu-Tang a ainsi conquiert la planète, une vague puissante qui est venue s’échouer jusque sur nos côtes méditerranéennes avec IAM.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

Lire la suite Wu-Tang Clan « Wu-Tang Forever » @@@@©

Genius/GZA « Liquid Swords » @@@@@©


GZA, dit le Genius, était le troisième membre du Wu-Tang Clan à prodiguer un album solo en cette faste année 95, qui fut l’année de la consécration de platine pour Enter The Wu-Tang. Il s’agissait de son deuxième disque, le premier Words From the Genius étant sorti bien avant la fondation du crew, en 1991, chez Cold Chillin’ (label du monument Marley Marl). Comme pour Method Man, le doyen du Wu-Tang a droit à son écusson, une lettre stylisée, le ‘G’, simplement en faisant une rotation de 90° du ‘W’. Pas seulement le plus âgé, GZA est le plus intellectuel d’entre tous…

Lire l’intégralité de la rétrospective sur SURLmag →

Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

Lire l’intégralité de l’article sur SURLmag →