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Beanie Siegel « This Time » @@@½


This Time, ce nouvel opus de Beanie Sigel, couve un mini-événement dans le monde du rap puisque celui-ci est édité chez Ruffhouse Records, fameux label qui vient de réouvrir cette année. Pour la minute souvenir, Ruffhouse avait abrité en son temps des noms prestigieux comme les Fugees avec leur classique The Score ou encore Cypress Hill. L’autre bonne nouvelle, c’est que Beanie Sigel parvienne à sortir un bon disque entre deux séjours au pénitencier.

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Heltah Skeltah « D.I.R.T. (Da Incredible Rap Team) » @@@1/2


L’année 2008 semble propice à des reformations de groupes séparés pour le meilleur et pour le pire depuis dix ans. Les Suprême NTM sur scène ? Oui mais pas seulement eux… Je vous mets sur la piste : Ruck, Rock, Magnum Force en 98,…Yes, les Heltah Skeltah font leur retour en force cette année avec leur troisième album, D.I.R.T. (Da Incredible Rap Team) chez Duck Down. Rien de moins qu’un grand événement dans l’underground new-yorkais. Besoin de re-présentation de ces deux super-vilains ? Rock, le grand gaillard de la troupe du Boot Camp, reconnaissable à sa voix monstrueuse et son flow animal, et Ruck a.k.a. Sean Price a.k.a. Sean P, MC le plus fauché du rap game et autoproclamé lyriciste de l’année. Boom boom, bang bang ! 

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Black Rob « The Black Rob Report » @@@@½


Cela faisait presque cinq ans que l’on avait plus de nouvelles de Black Rob. Après le succès de ‘Life Story’ et sa consécration de platine, BR s’est enfoncé dans la luxure et la stupre, et commença à vider son compte en banque à 200 à l’heure. S’ensuivit une longue et glissante descente aux abysses de l’enfer, sombrant dans la drogue, l’alcool, les dettes, les problèmes de santé, les cures de desintoxication, les petits séjours en prison lorsque ce n’est pas dans des chambres d’hôtels miteux des quartiers. C’était ça la vie de Black Rob, profiter à l’excès jusqu’à de sombres extrémités au point de presque finir SDF. Contrairement à beaucoup de rappeurs dans le milieu, Rob n’est pas du genre à renier ses origines et ses vieilles habitudes de mauvais garçon comme sa petite histoire en noir et blanc nous montre. Jusqu’à ce qu’il se resaisisse et revienne frapper à la porte de Bad Boy Records, avec un Diddy qui lui a ouvert les bras en lui laissant une seconde chance. Black Rob est de retour, et plus affamé que jamais.

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Beanie Sigel « The B.Coming » @@@@


Un album que l’on attendait depuis bien longtemps… celui du bras gauche de Jay-Z, puisque le droit concerne Memphis Bleek. C’était fin 2004. Petit rappel des événements, le label Roc A Fella a été vendu au monstre Def Jam, où a été nommé à sa tête justement notre cher Jay-Z! Un véritable coup de maître, autant dire que Président Carter a fait fort en rachetant la moitié de son propre label. Moitié? Oui Dame Dash possède l’autre moitié des artistes dont Beanie Sigel, devenu son bras droit et fer de lance de son tout nouveau label Dame Dash Music Group, affilié aussi à Def Jam! Jigga possède donc les deux moitiés mais en séparés donc, mais rien ne manque à son contrôle désormais.

Note: dans cette chronique, j’avais écris quelques notes à la première personne en italique. J’avais critiqué le fait que plusieurs titres avaient déjà leaké bien avant la sortie retardée de ce troisième opus solo, qui, au demeurant, est bigrement solide.

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Notorious BIG « Duets – The Final Chapter » @@@


Notorious BIG est mort, vive les morts ! Nous sommes le Noël 2005 et Diddy décide de faire un jubilé pour célébrer Biggie Smalls en invitant le gratin du rap et des producteurs. Bon autant être franc (et pas objectif), Biggie Duets masque en réalité une compilation de remixes. L’idée du multimillionnaire patron de Bad Boy est malicieuse : reprendre des anciens couplets issus de Ready to Die et Life After Death, les mélanger avec les rappeurs et chanteurs du moment sur de tout nouveau instrumentaux récents et tadaaaaam. Le tour de passe-passe aurait pu être réussi si on avait pas deviné son secret en quelques secondes.

D’après un commentaire rédigé Décembre 2005.

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8Ball & MJG « Living Legends » @@@@


Que savez-vous sur le Dirty South Master P et No Limit, Big Tymerz et les Ca$h Money Millionnaires, les OutKast, ou plus récemment Ludacris, T.I. et les Lil Jon & The Eastside Boyz? Et le légendaire duo 8Ball & MJG? Chez certains, cette « perfect combination » ne sont que des rappeurs de featurings ou des gloires locales. Chez les plus connaisseurs adeptes du pimp rap, ce sont des vrais représentants du son crâde du sud, de Memphis pour être exact, ce depuis plus de dix ans, au même titre que les Three 6 Mafia, avec des classiques du genre comme Comin’ Out Hard leur premier album ou bien Top of the World.

Maintenant signés sur Bad Boy South, nouvelle succursale régionale de Bad Boy Records, le combo allait enfin peut-être atteindre la consécration de platine tant méritée. L’intro commence… « To be or not to be? That’s the question… »

Chronique originale écrite en Avril 2004

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P Diddy & The Bad Boy Family present… « We invented the remix » @@@@


P Diddy & Bad Boy Records present We Invented The Remix… Oui c’est vrai, P Diddy a ‘inventé’ le remix… dans le monde du rap/r&b. Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il n’était alors que manageur des Jodeci chez Uptown Records lorsqu’il a remixé le single de leur hit « Come and Talk To Me » qui a connu un certain succès au début des années 90. Sean ‘Puffy’ Combs a depuis toujours eu le chic de lancer des artistes à succès mais aussi des tendances pourrait-on dire. Au sujet des remixes, c’est un précurseur en la matière et là dessus, pas moyen de lui donner tort. Lui-même, lorsqu’il a sorti ce type de compilation, bon nombre de labels et maisons de disque ont repris cette idée.

Souvenez-vous en 2002 combien les bacs étaient remplis d’albums de remixes douteux à la qualité plus ou moins discutable: Destiny’s Child, Jennifer Lopez, même Nas… Mais avec P Diddy, il faut s’attendre à un bon produit commercial, c’est-à-dire qui plaît facilement tout en faisant ça bien, à partir des derniers hits de ses artistes de son label (exception faite de son amie Mary J Blige) sortis pendant l’année 2001/2002.

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Notorious BIG « Life After Death » @@@@½©


Branle-bas de combat chez Bad Boy en cette fin d’année 96, le label étant suspecté d’avoir prémédité le meurtre de 2Pac. Notorious B.I.G., engrené dans cette guerre Eastcoast/Westcoast, termine son double-album au titre et à la pochette prophétique, ‘Life After Death‘, dans une atmosphère extrêmement tendue. Contrarié et furieux après l’attaque personnelle de 2Pac et son « Hit’em Up« , Biggie va reprendre du poil de la bête. Ce second opus possède pourtant une ambiance moins ghetto et pesante que son premier classique ‘Ready To Die‘, elle est même plus rhythm’n blues et funky, très mainstream pour ainsi dire. Life After Death était né pour être un gros blockbuster. Cependant une odeur de mort y plane constamment car dans sa paranoïa, Biggie Smalls sait pertinemment que la faucheuse le suit de plus en plus près, sa vie était réellement menacée de mort à chaque instant. La photo de lui posant à coté d’un corbillard n’est que trop parlante.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie. Cet album a été certifié disque de diamant aux Etats-Unis et a gagné trois Grammy Awards dont celui du meilleur album de rap.

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