C’est qui ce blanc bec avec son sourire qui shine bright like diamonds? Au sens propre les diamants. C’est Paul Wall baybayyy, de la bande Swishahouse, un de ces mecs qui a renouvelé la scène de Houston dans les années 2000. 2005, il arrive après Mike Jones et Slim Thug avec son premier album en major, The Peoples Champ.
Ce qui caractérise le look de ce cher Paul Slayton, ce sont ses fameuses ‘grillz’ (dentier-bijou) qui ornent ses deux maxillaires. Ah ça c’est carrément autre chose que le dentier jauni de Joeystarr… Avant Peoples Champ, Paul Wall avait déjà sorti un disque (Chick Magnet en indépendant) et deux collab mixtapes (dont Controversy Sells) avec un autre futur poids lourd de Houston, Chamillionaire, l’auteur du tube « Ridin Dirty » (et avec qui il sera en froid peu de temps après…).
Comme single, c’est « Sittin Sidewayz » qui a inauguré son 2e LP Peoples Champ (distribué par la major Atlantic), avec un clip à base de vieilles Impala tunées qui zig-zaguent sur les lignes blanches, les potes, des meufs, du bon son avec des moog bien gras et le pote Big Pokey. S’il fallait résumer la H-Town way of life, ça serait « 84, woodgrain, sippin drank, candy paint, switching lanes » comme dans l’intro « I’m a playa » (produit par et avec les Three 6 Mafia). Une vie simple mais ouep avec du VIP, comme T.I., Freeway, le chanteur r&b Trey Songz, B.G., Bun B, Lil Wayne…
…et Kanye West avec qui il partage la track « Drive Slow ». A propos, Kanye était 1er du Billboard pour la sortie de Late Registration à la rentrée 2005 et v’là que Paul Wall a chipé la tête des ventes la semaine suivante avec Peoples Champ ! Voilà pour la petite histoire. D’ailleurs vous remarquerez que le texan à la diction particulière avec ces ‘o’ qui deviennent ‘aaaww’ (comme Slim Thug, à cause du dentier?)
Mais qu’est-ce qu’il fait que Peoples Champ une vraie surprise? Pas que ses tueries « Got Plex », « Sippin The Barre » (prod by la légende local Mr Lee), « Trill » mais des trucs originaux comme « Internet Goin Nutz » (produit par KLC), qui parle de draguer des meufs sur le Net. Ou bien « State to State », autre collab avec un membre de Roc-A-Fella Records (ce qu’il en restait). Ou bien le soulful « Smooth Operator », avec ce côté vintage qui colle bien à l’esprit bagnole de Paul. Comme chaque prod de Houston, existe forcément en version screwed and chopped (une version ralenti comme si l’auditeur était sous l’effet de leur fameuse boisson violette à la codéine). Bon voilà, je crois que j’ai dit ce que je voulais dire, manque plus que la note et le lien Youtube Et vive le Texas, sans les républicains.
LA NOTE : 15/20


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