Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Vince Staples (self-titled) @@@½


Voici l’album intitulé Vince Staples, par le rappeur Vince Staples, de son vrai nom Vincent Staples, avec sur la pochette en gros plan, le visage de Vince Staples. Entièrement produit par Kenny Beats. Sorti en Juillet 2021 sur Blacksmith, structure fondée par Talib Kweli, et le mythique label Motown.

Comme ses trois premiers albums, la durée est très limitée. Ce qui n’empêche pas de kiffer à fond. Mais 22 minutes, c’est un peu court jeune homme ! Surtout pour un album sur lequel le rappeur de Compton, berceau du gangsta-rap californien, pose avec une attitude plus sobre, plus « normale ». 10 titres où Vince y va mollo, sans faire de dinguerie, juste un peu de causticité et un peu de provoc’ tranquille.

La révélation, la fraîcheur, l’instinct créatif, c’est du côté de Kenny Beats (déjà très présent sur le mini-album FM!) qu’il faut zieuter. Le début de l’album semble sampler des gens comme Sampha, Jamie xx ou encore Billie Eilish, alors que : pas du tout. Il a un choix de sample que personne ne fait, en plus d’être généreux en basses. Son style peut paraître simple, mais il est bourré de saveurs, moderne pour sûr. « TAKING TRIPS », « LAW OF THE AVERAGE » et « LIL FADE » ont vraiment une forme de sensibilité magnétique, qui se joue dans les détails, les effets sonores, la vibe. J’adore particulièrement l’instru de « LAKEWOOD MALL », dommage pour moi, c’est qu’un interlude…
Je sais que pas mal de monde encense Vince Staples, à raison, et que la qualité et le style sont bien présents. Sauf qu’il manque de la quantité. Cet album auto-intitulé censé être autobiographique est insuffisant.

LA NOTE : 14/20

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