Stacy Epps « The Awakening » @@@@1/2


En parcourant les albums de MF Doom, Madlib, Wildchild, le Shapes of Broad Minds, les Scienz of Life ou encore le Clin d’oeil de nos français Jazz Liberatorz, vous avez sûrement dû rencontrer Stacy Epps. Le second effet Kiss Cool, c’est qu’elle a dû vous charmer par cette même occasion. Sinon, si vous aimez bien la musique Soul postmoderne et psychédélique à la Georgia Ann Muldrow, Nu AmErykah d’Erykah Badu ou les beats Soul Hop made in Detroit (genre les Platinum Pied Pipers), vous résisterez difficilement à The Awakening, le premier voyage dans l’espace de Stacy.

 

Comme beaucoup d’artistes de notre temps, Stacy Epps sait aussi bien rapper que chanter, en plus entourée de très bons artisans comme Flying Lotus, S1 (des Strange Fruit Project), Apex ou encore Nick Speed. Le mode d’introduction « Eppisode 1 » fait penser à l’entrée en matière des films Star Wars, sauf que la force jaillit de notre chanteuse galactique. Elle est la comète sur la queue de laquelle notre âme va voguer pendant quelques dizaines de minutes. Cela commence par l’éblouissant « The Awakening » qui met en éveil notre sens auditif et notre esprit, pendant que l’on balaie des yeux la couverture Picasso-graffiti de l’album. Une fois déconnecté de la réalité, on entre directement dans une 5e dimension, spirituelle, mystique. « OM » avec Muhsinah ne chante pas des paroles mais des airs proches des murmures bouddhistes, le tout sur un beat inversé. C’est après que « Addicted » nous rend accroc à juste titre, avec cette vibe soulful nocturne vraiment apaisante. Les deux titres suivants, « Heaven » et « Cosmik Dust », ont un style rap très marqué mais les thèmes cosmiques et sonorités électroniques nous fait garder la tête dans les étoiles.

Mais le point culminant arrive avec « Floatin’ » qui nous entraîne en totale apesanteur dans une nébuleuse immaculée. Cette chanson hyper planante possède quelque chose d’infini, qui se déroule jusqu’à la reprise au piano pour nous laisser atterrir en douceur sur du coton, des notes qui nous mènent vers le délicat « Who Knows ». C’est qu’alors on traverse un champs d’astéroïde pendant le turbulent « Mothership », la musique perd ses repères en mélangeant ses références. La fin du voyage sonne à « 00:00 » feat Finale, un morceau tellement lumineux que l’on nage à contre-courant des photons qui traverse notre corps immatériel. Le retour au monde réel se fait comme un réveil, ou plutôt une intense séance de méditation.

The Awakening est comme ma chronique, inspiré, planant et court, mais rarement a-t-on rapproché la musique Soul et la cosmologie. 

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