Deux commentaires sur cette pochette très bof :
– ils auraient pu mettre Birdman à gauche et Lil Wayne à droite pour qu’ils soient bien dessous de leurs blases;
– ce ne sont pas les colombes qui sont grosses, ce sont les rappeurs qui sont petits.
Juste un an après le succès critique et commercial de Tha Carter II, Birdman veut capitaliser un max sur sa poule aux oeufs d’or, le seul Hot Boy(z) restant, j’ai nommé Lil Wayne. Et là, eurêka, il s’est dit « mais pourquoi pas sortir un collab album avec le fiston? » Imaginez, Lil Wayne connaissait son mentor Birdman depuis l’âge de 9 ans !!! Avant de signer chez Cash Money Records à l’âge de 15. Donc ça faisait … (attention calcul mental) 6 ans qu’ils se connaissaient. Perso vu l’écart d’âge entre les deux (13 ans) Baby fait plus grand frère que père mais bon, soit. C’est mignon car à l’époque Weezy ignorait totalement qu’il allait se faire baiser contractuellement (ses histoires de royalties non payées), tout naïf qu’il était.
D’où Like Father Like Son qui sort le jour d’Halloween 2006, majoritairement produit par T-Mix pour assurer une certaine homogénéité, et qui a conçu le fameux single « Stuntin’ Like My Daddy » (le ‘stunt’ étant une ref évidente à Birdman dit le « stunna », « cascadeur » en gros). Bon oui, ii y a forcément des exceptions et pas n’importe lesquelles, comme « You Ain’t Know » avec un Scott Storch en perte de vitesse. L’album sudiste conçu sans Mannie Fresh (il a claqué la porte du label l’année d’avant) est très fourni (75min), donc il y a autant de probabilités de « fillers » (morceaux pour meubler) que de morceaux très efficaces comme « Army Gunz » ou le laid-back « High ».
En soi pas d’originalité dans les thèmes, ça parle de réussite avec les risques que cela implique et d’égotrip genre teste pas ma réput’, et leur relation qui est au cœur de tout ça. Mais on ne s’ennuie pas si on est dans le délire. On notera aussi des connexions avec différents points géographiques comme la East (Fat Joe), la West (Tha Dogg Pound) et le Sud-Est avec un Rick Ross (fraichement signé chez Def Jam) qui représente Miami.
Quelque chose de touchant, le lien entre les deux hommes, au-delà de cette loyauté et respect mutuel unis par le bizness (et la musique aussi parce que c’est leur machine à fric). Mais un lien qui s’avérerait être plus glauque en coulisse (abus sexuels et emprise psychologique…). Du coup avec le recul on n’écoute plus cet album de la même manière qu’il y a 20 ans… (oui ça va faire 20 ans maintenant). Puis si vous me demandiez quel est mon morceau pref de Lil Wayne & Birdman, c’est sur l’album de la violoniste hip hop Miri Ben Ari, l’extrait « 4 Flat Tires ».
LA NOTE : 14,5/20.
chronique re-écrite janvier 2026


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