Joe Budden (éponyme) @@@@


Joe Budden, tout comme Fabolous et “l’homme-qui-ne-vaut-pas-un-dollar”, a conquéri son auditoire à coups de mixtapes et de freestyles. Point de temps n’en faut pour qu’il fusse signé assez vite sur Def Jam. Considéré comme le rookie de l’année 2003, Joe ne représente pas New York mais Brick City, avec sa voix particulière et son flow très frais. Comme le démondre son tout premier single « Focus », Joe Budden se situe entre l’underground et le mainstream, entre la rue et les clubs.

Chronique originale écrite le 13 Aout 2005 pour Rap2K.com

Sa seconde entrée fracassante et plus démonstrative fut avec « Pump It Up », extrait aussi de la bande son de ‘2 Fast 2 Furious’. Derrière ce morceau se cache Just Blaze, qui s’est inspiré de remix de « Scenario » des A Tribe Called Quest pour pondre cette tuerie. Le producteur préféré des New-yorkais produit aussi « Fire », un banger redoutable en boîte à rythme où Joe Budden se sent très à l’aise niveau phrasé, boosté par un Busta Rhymes en super forme. Un peu moins bon, « Give Me Reason » est un peu répétitif mais Joe pose toujours bien, Just Blaze assure le refrain. On peut dire que Joe Budden s’est bien acoquiné avec la maison Roc A Fella puisque DJ Clue?, un de ses mentors, vient gueuler un peu sur « U Ain’t Gotta Go Home ». Un featuring avec son voisin de Jersey, Redman, aurait apporté un ‘plus’ de poids, c’est tant pis.

Les chanteurs r&b 112 (sur « Ma Ma Ma »), de même que Lil Mo, donnent une touche r&b sans rendre ce premier solo éponyme commercial. Joe Budden reste avant tout un MC dopé par une bonne ‘street credibility’. En parlant de rue, Joe nous retranscrit des ambiances lugubres et depressives, tourmentées avec « Pusha Man » et « Survivor ». La meilleure démonstration de son flow et ses rimes, Joe Budden la réalise sur dix minutes non-stop (« 10 mins ») ni plus ni moins. Une performance d’endurance dont très peu de MC sont capables, surtout en captivant l’auditeur sans lasser grâce à un instrumental parsemé de quelques rebondissements il faut dire.

Ce jeune rappeur du New Jersey a toutes les qualités requises pour faire un malheur dans les années à venir : flow original et des rimes à tout bout de champ, bons morceaux… Même si lyricalement, ce n’est pas le genre MC conscient, on apprécie quand même la démarche et le phrasé. Avec ce premier album auto-intitulé, on sait que maintenant on peut compter sur Joe Budden pour raviver un peu le rap US. Jersey’s here!

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