Geto Boys « The Foundation » @@@@


Il est des groupes qui se reforment uniquement pour l’argent ou pour clore des contrats avec les maisons de disque. À vrai dire, ceci est valable dans plus de 50% des cas avec au bout du compte il n’y a que des desillusions. Exemple : le duo R Kelly & Jay-Z, le fiasco de la reformation des NWA, Wu-Tang Clan, etc… Le pourcentage restant concernent les groupes très plébiscités par le public, et les Geto Boys en font parti. Oui, après deux classiques (‘We Can’t Be Stopped’ et ‘Resurrection’), sept ans d’absence après ‘Da Poor, Da Bad & Da Ugly’ en 1998 et quelques aventures solos (dont le classique ‘The Fix’ en 2002), le légendaire Scarface, l’impulsif Willie D et le nain borgne Bushwick Bill se sont réunis pour ce qui sera leur dernier album en commun : ‘The Foundation’. Oui, les véritables pionniers du son Dirty South se sont reformés rien que pour vous.

C’est par une provocation que débute ‘The Foundation’, une déclaration de guerre, ce qui peut paraître osé vu le contexte actuel des Etats-Unis. Ceci rappelle aussi que l’opus devait s’appeler ‘War & Peace’ à l’origine. On en vient après sur le très bon single « Yes, Yes, Y’all » qui a pour but de re-représenter le trio : Scarface au top de sa forme, Willie D tranche avec son flow et Bushwick a le don de faire des rimes bien glauques. C’est celui-ci qui cite « I thought The Beatles were the greatest/ I cul Paul, and the rest of y’all », et plus hardcore avec « R Kelly is my nigga so I like the girls young ». On prône la violence verbale sur « What ? » qui commence direct par « Nigga fuck you ! ». Le trio n’ont pas été les précurseurs dugore-core pour rien… L’album varie un peu dans ses ambiances en alternant sonorités un peu westcoast avec des samples vocaux typés soul music (« Leaning On You »). Ou carrément old school comme sur « 1,2 The 3 » pour le clin d’œil. Comme sur leurs précédents disques, chaque bonhomme a droit à son solo. Willie se trouve en dernière place du tiercé avec « Nothing To Show » ; en seconde place arrive Bushwick Bill avec « Dirty Bitch », un lot de paroles haineux et agressif envers une de ses ex (apparemment) ; en tête se trouve évidemment Scarface sur « G-Code », produit par lui-même, une nouvelle classic track. Pour reprendre les commentaires de Willie D, « c’est l’album d’une réunion qui ne sonne pas comme un album de réunion ». Le pari est très réussi. ‘The Foundation’ est d’une qualité équivalente à leur notoriété. Immense respect pour ce groupe de légende et bonne retraite à eux !

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