Archives du mot-clé Tony Williams

Nas « NASIR » @@@@½


Cela ne faisait probablement pas partie des plans de Nas de sortir ce mois de juin 2018 un douzième album que l’on attendait depuis presque six ans. Il était question au départ d’un opus avec Rick Ross à la production exécutive, et sa sortie devait être imminente puisqu’il y avait ce morceau « Nas Album Done » sur Major Key de DJ Khaled, en 2016. Sans nouvelle dudit projet solo, c’est Kanye West qui a décidément pris tout le monde de cours en annonçant sur Twitter : « Nas June 15th ».

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Kanye West « Yeezus » @@@@


Celui qui pour beaucoup a été considéré comme un messie du rap à ses débuts en 2003 nous présente sa nouvelle « création », sa sixième (si on ne compte pas Cruel Summer), Yeezus. Et c’est devenu une habitude avec chaque nouvelle sortie de Kanye West, les vagues de débats passionnés, des articles de presse plus ou moins bien renseignés, tout ces éléments médiatiques qui font que l’un des rappeurs/producteurs les plus influents de ces dernières années devient le centre du monde, en bien, ou en mal.

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Kanye West « My Beautiful Dark Twisted Fantasy » @@@@½


« Et l’album Hip-Hop de l’année 2010 est décerné à Big Boi avec… » Stop, attendez une minute, je me permets d’intervenir brusquement. Je suis très content pour lui, mais Kanye West a réalisé l’un des meilleurs albums de rap de tous les temps. Je dois admettre, malgré ma réticence à vouloir suivre l’unanimité, que My Beautiful Dark Twisted Fantasy est LA sortie rap majeure de cette fin de décennie.

Ce cinquième album du natif de Chicago a été réceptionné par des critiques très élogieuses, dont un XXL de la part du mag US de référence, et des chiffres de ventes impressionnants. Impensable quand on s’aperçoit que les trois-quarts du tracklisting définitif sont des morceaux qu’il a offert gratuitement par Internet (sous-entendus non inédits) chaque vendredi via la vaste opération des GOOD Friday. J’imagine la suite, le même cérémonial que pour ses quatre premiers albums : Grammy Awards, MTV Awards, BET Awards, etc… sous les applaudissements révérencieux.

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Kanye West & Malik Yusef presents « GOOD Morning, GOOD Night » @@@@


malikanyeduskVous vous rappelez des Last Poets sur « The Corner » de Common? Leur forme d’expression est un art urbain qui fut en quelque sorte la préhistoire du rap : le spoken-word, ou slam comme on dit chez nous, un courant qui s’est popularisé avec Grand Corps Malade et Abd Al Malik. Malik Yusef fait partie de cette caste de poètes de rue dont l’écriture se résume à de l’art authentique. Son nom me disait bien quelque chose. Rétrospectivement, je réécoutais One Day It’ll All Make Sense de Common (toujours) et Malik y déclamait un très beau texte, « My City », portant un regard sur sa ville de coeur et de résidence, Chicago, la Cité du Vent. C’était sa première apparition officielle en featuring.

Douze années dans le circuit et dans les rues de Chi-town, et Malik Yusef finit propulsé par la structure G.O.O.D Music et 101 Distribution avec GOOD Morning, GOOD Night, Kanye West étant évidemment le producteur exécutif du premier projet indépendant de son label (c’est important de le souligner). Rectification : des deux premiers projets sortis en indépendant sur son label. En effet, Malik & Kanye ont, sans vouloir jouer sur les mots, mis les bouchées doubles, non pas en livrant un double-CD, mais deux albums jumeaux : Dawn et Dusk. Mettez le temps en suspend pour écouter les paroles qui sortent de sa bouche de ce grand orateur… pendant 2h30 (en cumulé).

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Kanye West « 808s & Heartbreak » @@@


Comme tout le monde sait, la vie de Kanye West a rencontré des moments difficiles l’année dernière. Durant sa triomphante tournée internationale Glow In The Dark, il perd sa mère Donda West à cause de complications durant une opération chirurgicale. Ceux qui ont été le voir à son concert parisien ont pu le voir pleurer en live. Quelques semaines après, on apprend qu’il s’est séparé de sa fiancée Alexis Phifer. Kanye a le cœur déchiré de toute part et sa seule manière pour lui de guérir est d’extérioriser au travers de la musique.

Et il craque… pour l’autotune et enregistre (à l’arrache) en deux semaines à Hawaï, 808s & Heartbreak, un album très personnel sur lequel il déverse sans sanglot sa vie sentimentale. Moi-même je ne supporte pas trop l’abus d’autotune, il aurait mieux fait à ce compte-là de nommer son disque Autotune & Heartbreak. Ce quatrième album de Mister West constitue une (anomalie) gageure au sein de la matrice du rap game, car il n’est ni rap, ni r&b. C’est de la cyberpop en d’autres termes, à défaut d’être un trip pop « robotuné ».

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Kanye West « College Dropout » @@@@@


Que dire de Kanye West… à part tout simplement que ce bonhomme allait redorer le rap. Kanye West, c’était le producteur le plus « hot » de 2001 à 2003, signé sur le label le plus hot de l’époque : Roc-A-Fella Records. Et il a déjà fait ses preuves, pleinement. A son actif, la majeure partie du BluePrint de Jay-Z, c’est Kanye qui y a injecté cette saveur soul si unique et si émouvante, faisant de cet album le meilleur de Jay Hovah depuis Reasonable Doubt. C’est ce bonhomme qui sample des voix de classiques souls et rocks pour les pitcher dans ses instrus rap contemporain, sans utiliser de boucles funks faciles. Pas de ça. Tout bonnement, il recrée la soul, la modernise à sa manière, et le rap forcément, à lui tout seul.

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