Archives du mot-clé RZA production

Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

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RZA « Ghost Dog: The way of the samurai » soundtrack @@@@@©


Souvent, un film n’est pas considéré comme « culte » sans une bande originale culte, un critère d’appréciation important au cinéma. Pour Ghost Dog (1999), il fallait vraiment quelque chose dans l’esprit du film, racontant l’histoire d’un tueur à gage afro-américain (interprété par un Forest Whitaker admirable), qui suivait un code de vie Samouraï. Un univers pittoresque qui allie arts martiaux (la voie du samouraï), anti-héros black (hérité de la blaxploitation), des personnages peu ordinaires (un glacier haïtien) et rap de rue, univers qui colle parfaitement avec celui du Wu-Tang Clan.

chronique originale écrite en 2007

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Wu-Tang Clan « Wu-Tang Forever » @@@@©


Récapitulons. Après le boom de Enter The Wu-Tang, Method Man, ODB, Raekwon, GZA et Ghostface Killah ont sorti chacun leurs albums, échelonnés sur trois ans, cumulant wu-bangas, wu classics, dont deux classiques indiscutables, des disques d’or et des renommées internationales, chacun sur des labels différents, chacun affirmant son style, son égo, sa technique. On a très bien compris que ce sont les meilleurs d’entre eux qui ont pu avancer sur l’échiquier, sous le contrôle du monomaniaque RZA bien entendu.

Définitivement, The Abbot est la pièce maîtresse du jeu, celui qui envoie son armée sur le champs de bataille en développant stratégie, avec un droit de regard sur tout, le tout en avançant à leurs côtés : c’est bien lui le roi. Et cette stratégie a admirablement fonctionné, le Wu-Tang a ainsi conquiert la planète, une vague puissante qui est venue s’échouer jusque sur nos côtes méditerranéennes avec IAM.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

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Ghostface Killah featuring Raekwon & Cappadonna « Ironman » @@@@½©


Ghostface Killah a/k/a Tony Starks est le cinquième membre du Wu-Tang Clan a s’envoler en solo, c’était il y a de cela vingt ans. Enfin pas tout à fait solo-solo… cette information est inexacte. Compte tenu du prix du meilleur second rôle sur Only Built 4 Cuban Linx de Chef Raekwon, on peut considérer d’un certain point de vue qu’Iron Man est son second disque. À savoir s’il s’agit d’un album solo à proprement parler, ça se discute, puisque les rôles sont inversés : cette fois Raekwon est en featuring aux côtés d’un dénommé Cappadonna, futur ‘Wu-affiliate’ comme on dit. À la réalisation de cette super-production Marvel, le grand gourou RZA, pas trop le choix mais c’est justifié, Ghostface étant signé sur son label Razor Sharp.

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Genius/GZA « Liquid Swords » @@@@@©


GZA, dit le Genius, était le troisième membre du Wu-Tang Clan à prodiguer un album solo en cette faste année 95, qui fut l’année de la consécration de platine pour Enter The Wu-Tang. Il s’agissait de son deuxième disque, le premier Words From the Genius étant sorti bien avant la fondation du crew, en 1991, chez Cold Chillin’ (label du monument Marley Marl). Comme pour Method Man, le doyen du Wu-Tang a droit à son écusson, une lettre stylisée, le ‘G’, simplement en faisant une rotation de 90° du ‘W’. Pas seulement le plus âgé, GZA est le plus intellectuel d’entre tous…

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Raekwon guest starring Tony Starks [Ghost Face Killer] « Only Built 4 Cuban Linx… » @@@@@©


Après Method Man avec Tical et la Dirty Version d’Ol’ Dirty Bastard avec son loufoque Return to the 36 Chambers, le Wu-Tang continuait son emprise dans le rap game, et l’industrie du disque, au milieu des années 90 avec le Chef Raekwon et ce qui deviendra un très grand classique, Only Built 4 Cuban Linx, avec le renfort significatif de Ghostface Killah, écrit ici Ghost Face Killer. C’est le premier album de rap ‘solo’ à porter cette configuration en désignant un autre rappeur en featuring.

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Ol’ Dirty Bastard « Return to the 36 Chambers : The Dirty Version » @@@@©


Personne ne l’a vu venir sur le remix de « Fantasy » de Mariah Carey pour poser un couplet -rectification-, un petit freestyle impromptu. Ol’Dirty c’est le mec qui, voilà comme ça, débarque pendant la fête pour foutre le bordel, de Brooklyn, d’où il vient, aux gens très loin là-bas au Japon. Sacré ODB… Personne n’a raté son entrée remarquée en dérapage sur « Shame on a Nigga » deux ans auparavant. Son rôle était clairement défini dès le départ sur la table, parmi les généraux du clans : c’est le (grand) fou. Le doux dingue qui fait tout de travers, la bête de foire, le bouffon du roi.

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Method Man « Tical » @@@@©


On a beau chercher dans tous les sens sur Google, difficile de connaître l’origine du surnom de Ticallion Stallion dont s’est affublé Clifford Smith alias Method Man. Une chose semble évidente : sur l’échiquier du cerveau RZA, il est le cheval (‘ticallion’ signifie ‘étalon’). En raccourci, ça donne Tical, le nom de ce premier album paru en Novembre 94 non pas chez Loud Records comme le Wu-Tang, Def Jam ayant gagné le gros lot en signant l’homme ‘méth-tique’ tout de suite après le succès tout frais de Enter The Wu-Tang qui l’a mis sur les devants de la scène rap le temps d’un titre en solo. Faut battre le fer à cheval tant qu’il est chaud n’est-ce pas.

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Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

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