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Gucci Mane « The Appeal : Georgia’s Most Wanted » @@½


Mon verdict pour The State vs Radric Davis était très long je l’accorde (relire la chronique). Sorti de prison en Mai dernier (il purgeait une peine pour violation de sa probation), Gucci Mane a aussitôt remis ses lunettes de soleil piquées à Magloire pour The Appeal, second volet de sa trilogie carcérale, se prétendant le prisonnier relâché le plus recherché de l’état de GA. Dans les faits, il est simplement question d’une banale suite qui reprend la lecture de son casier qui a fondé sa réputation. Avec son buzz, Gucci veut le beurre et l’argent du beurre, burr !

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Warren G « The G-Files » @@@1/2


Depuis la moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, Warren Griffin III alias Warren G a été longtemps le parrain du G Funk, le plaçant incontestablement comme un des vecteurs du son made in Westcoast, aux côtés d’autres producteurs/rappeurs de renom comme le géant Dr Dre (son demi-frère), DJ Quik ou encore Daz Dillinger.

Du mythique « Regulate » qui l’a révélé lui et Nate Dogg dans le monde entier à « Lookin’ At You » produit par Dr Dre, Warren G a constamment occupé notre champ d’écoute avec ses tubes G Funk mémorables comme « What’s Love Got To Do With It » avec Adina Howards, « Smokin’ Me Out » feat Ron Isley, « I Shot The Sheriff » et « I Want It All ».

Avec ses vieux amis Snoop et Nate Dogg, ils sortent en 2004 le très attendu album de leur groupe les 213 (le code de Long Beach dont ils sont originaires), The Hard Way, un succès indépendant certifié disque d’or aux US. C’est en indé qu’il poursuit sa carrière en publiant l’année suivante In The Mid-nite Hour qui a eu le mérite de lancer un certain Bishop Lamont (actuellement sur liste d’attente chez Aftermath Records).

Commençant à se faire doucement oublier du public consommateur de rap, le G Child édite en 2008 deux singles « Ringtone » (plus agréable que le titre laisse présager) et « Crush » feat l’amateur de vidéo de sexe amateur Ray-J, prologues de ses G Files sortis tardivement en cet Automne 2009. Mais ça tombe bien, c’est l’été indien chez nous.

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DJ Khaled « We Global » @@


On change tout sans rien changer, telle est la formule que nous sert DJ Khaled pour la deuxième fois depuis Listenn : une Nième compilation made in Miami avec un tas de hot singles (éphémères, pléonasme) et des combinaisons de rappeurs mainstreams. On retrouve bien entendu sur We Global (We The Best Music Group/Terror Squad/ Koch Records) la houlette de producteurs floridiens habituels, comme les Cool & Dre, The Runners, les Diaz Brothers, plus Danjahandz, des gros clients présents depuis le début comme Rick Ross, Flo Rida, Trick Daddy, Trey Songz, Bun B, Birdman, Pitbull, Akon, Fat Joe (l’unique membre originel du Terror Squad) avec au milieu de tout ça, le petit protégé Ace Hood (signé sur Def Jam), Kanye West, The Game et pour la première fois Nas, Sean Paul, Busta Rhymes et Missy Elliott. Excusez du peu encore une fois.

Oh, tiens donc ! Voyez-vous ça, il manque Lil Wayne dans les featurings, mais ce n’est pas comme s’il nous manquait, on le trouvera probablement dans le prochain album qu’on écoutera… Par ailleurs, DJ Khaled ne cache plus ses ambitions, il en veut encore et toujours plus de succès et de thunes. Comme il est dit dans l’intro « Standing to the Moutain Top », où Ace Hood termine essouflé par l’up-tempo : « I know it makes you sick, guess what, you make me rich. » Pas besoin de traduire, qu’on le supporte (difficilement) ou pas, on l’a dans le cul pour la troisième fois. On va devoir le subir encore, lui et ses abrutissants « we the best », « we takin’ over », « this for the ghetto » en rajoutant des nouveaux gimmicks du genre « we run this rap game », « we international now », blablabla… (*soupir*) Bon sinon, et à part ça ? 

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AZ « Undeniable » @@@1/2


 

Avec toutes les opportunités qui se sont présentées à lui durant son parcours musical, AZ aurait pu caresser une glorieuse carrière dans le rap. Découvert sur le classique « Life’s a Bitch » de Nas, membre du groupe mort-né The Firm produit par Dr Dre, ce talentueux MC originaire de Brooklyn méritait mieux qu’une discographie majoritairement en indépendant. À vrai dire, il a plutôt l’air de s’être accommodé de cette situation. Aujourd’hui arrivant à son septième album, AZ démontre avec Undeniable que l’on peut être un rappeur underground et livrer un produit commercial.

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Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2


Le délai de sortie moult fois rallongé de Time Is Money (près d’un an après son annonce) n’a pas permis à cet album de chatouiller les six chiffres chez Nielsen-Soundscan, la maison de comptabilité de l’ogre Interscope. Voyez-là l’exemple type de la technique de licenciement du grand manitou Jimmy Iovine (l’équivalent américain de Pascal Nègre et Laurent Bouneau en une personne) et son conseiller artistique 50 Cent. Tant pis, comme son confrère Sheek Louch, il aborde une carrière en indépendant chez l’indépendant Koch Records avec à la clé un 3e album au titre vendeur, Super Gangster (Extraordinary Gentleman), évoquant une suite logique de son premier album nommé A Gangster and a Gentleman. Est-ce le cas du contenu ? Vous le saurez soit en l’écoutant, soit en lisant prudemment les lignes qui vont suivre.

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Snoop Dogg « presents The Big Squeeze » @@


Rappeur, acteur, pimp, coach, réunificateur, bref homme d’affaire à tout faire, voilà que Snoop Dogg nous fait part de sa dernière lubie : jouer les producteurs, sous l’alias Niggaracci. Quelques mois à peine après la sortie de son dernier album, sur lequel il avait coréalisé son premier instrumental officiel (« Gangbangin’ 101 » feat The Game), Snoop s’est empressé de concrétiser son orientation artistique en sortant une compilation toute neuve, qu’il a quasi exécuté de ses propres mains avec sa SP et Pro Tools. Snoop Dogg presents The Big Squeeze (Doggystyle Records/Koch Records) est par ailleurs l’occasion de présenter ses deux super-groupes néoformés, Western Union (Damani, Soopafly et Bad Lucc) et War Zone (MC Eiht, Goldie Loc et Kam), dont on a déjà pu voir un aperçu sur Tha Blue Carpet Treatment, ainsi que la petite nouvelle, Azuré. Passé ce moment d’incrédulité, entendons voir le résultat.
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