Archives du mot-clé N.E.R.D.

N*E*R*D « NO_ONE EVER REALLY DIES » @@@@


Fin 2010, les N*E*R*D* sortaient Nothing, un opus d’une dizaine de chansons qui, en dehors d’une petite poignée de titres divertissants et une collaboration remarquée avec Daft Punk, a suscité l’enthousiasme d’un groupe qui recyclait sa musique, signe d’une arrivée en bout de course. Il fallait posséder la version US avec ses quatre tracks supplémentaires pour y trouver son compte (et encore). Avec le recul, Nothing marquait la fin d’une époque pour Pharrell Williams, Chad Hugo et Shay Haley, car ce fut donc leur dernier projet sur leur label historique Star Trak et leur dernier produit sous leur nom immortel The Neptunes. D’autres extraits des NERD ont fait surface depuis pour la soundtrack de Bob l’Eponge notamment, une tournure pop qui n’était pas un bon signal pour l’avenir du trio. Sept ans plus tard, l’éternel jouvenceau Pharrell impulse un retour de sa bande par le biais de son nouveau label I am OTHER et le résultat de ce travail, qu’il a entièrement produit, a donné ce cinquième album épo-acronyme NO_ONE EVER REALLY DIES. Plus qu’un retour, un vrai nouveau départ.

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N*E*R*D « Nothing » @@@@


De rien, les N*E*R*D sont partis. Ils ont claqué la porte de la maison de disque Virgin, ils ont mis à la porte la chanteuse Rhea avant même qu’on ne l’entende brailler (pour éviter de faire la même erreur que les Black Eyed Peas avec Fergie?) et de toute façon, puisque les morceaux préparés pour ce quatrième opus ne leur convenaient guère, ils ont tout balancé par la fenêtre au dernier moment. Quand on s’appelle les Neptunes et qu’on est les meilleurs hitmakers de la décennie, ça n’a, mais alors, absolument RIEN d’un caprice. La matérialisation de leur créativité a donné Nothing, et c’est beaucoup mieux que rien.

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Plain Pat & Emile presents « a Kid named Cudi » @@@1/2


Big Ad de Streetblogger me parlait sur MSN d’une mixtape d’un gars de Cleveland qui s’appelait Kid Cudi et qu’il allait me plaire avec son style hipster qui s’assume. Je vais voir son article en question (en savoir plus en cliquant ici) pour me renseigner sur ce rappeur atypique, en profitant au passage pour télécharger gratuitement sa mixtape en bas de la page (suivez mon regard). Cette tape est réalisée par Plain Pat (inconnu au bataillon) et Emile, beatmaker mondialement connu pour ses productions pour Obie Trice (« Don’t Come Down »), AZ, etc…

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N.E.R.D. « Seeing Sounds » @@@@1/2


Mon cœur a failli se briser ce jour de Mars 2005 quand Pharrell Williams a annoncé la mort des N.E.R.D., un des mes groupes favoris, pour cause de brouilles avec leur maison de disque Virgin Music. Les gens qui me connaissent savent fort bien que je suis assidûment les Neptunes depuis 99 et qu’une telle déclaration puisse avoir eu sur moi l’effet d’un choc. Quelques semaines après, les bouts se sont heureusement recollés, le groupe allait continuer leurs aventures intersidérales. Il ne restait plus qu’à patienter pour voir un possible 3e album pointer le bout de son nez. Approximativement quatre ans presque jour pour jour après Fly or DieMais il est vrai que depuis cet album précisément, Pharrell et Chad ont fait bande à part pendant un bon laps de temps : Pharrell le fringuant célibataire a sorti son album solo peu ambitieux In my mind et s’affichait aux côtés des figures hip-hop haute couture tel que Kanye West, tandis que Chad, personnalité à la fois réservée et extravertie, avait un train de vie plus modeste et moins productif. Seeing Sounds (Star Trak/Polydor) est d’une certaine manière la réunion souhaitée des deux neptuniens avec leur camarade Shay. Alors si vous aviez cru d’avance que Pharrell avait fait fausse route en bossant avec Madonna et que Chad Hugo s’était donné à fond sur l’album de Kenna, vous vous mettez le doigt dans l’œil, car ils viennent de signer, objectivement selon moi, leur meilleur opus à ce jour. 

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N*E*R*D « Fly Or Die » @@@@½


Après le délire trip skater expérimental rap/rock/electro/pop d’In Search Of… et la version live nerveux très bien orchestrée qui en a découlé, sortait en 2004 Fly Or Die, la suite très attendue. Vu l’originalité du groupe, formé des Neptunes et de leur ami d’enfance Shay Haley, il ne fallait pas s’attendre à une suite sans consistance ou prévisible, mais plutôt anticiper « l’in-entendu ». Bien vu (ou entendu, c’est selon), car cet album est aussi déroutant que le premier opus ! Un genre nouveau est-il définitivement né ? Si ça ne tenait qu’à moi, on appellerait cela du hip hop progressif…

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The Neptunes present « Clones » @@@@


Depuis le temps que la doublette des Neptunes cartonnait grâce à leur pléthore de hits, en diagonale de N.O.R.E. à Justin Timberlake, il était temps pour eux de sortir été 2003 un catalogue de morceaux représentatifs de leur style. Une façon de marquer le coup pour nos faiseurs de tubes, Chad Hugo et Pharrell Williams, à l’apogée de leur domination aussi bien dans le rap/r&b que dans la pop/rock avec leur groupe N.E.R.D.. Alors ‘The Clones’, vraie compilation de nouveautés ou recueil d’inédits et de remixes?

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N*E*R*D « In Search Of… » @@@@½


Pour beaucoup, The Neptunes ont débuté à la fin des années 90 avec le premier album de Kelis (‘Kaleidoscope‘) et quelques tubes rap novateurs pour NORE (« SuperThug« ), Jay-Z (« I Just Wanna Love U« ), Ol’ Dirty Bastard (« Got Ur Money« ), Mystikal et j’en passe… Mais Pharrell Williams et Chad Hugo étaient là depuis très longtemps !

À la fin des années 80, Pharrell était encore un jeune étudiant de la Princess Ann High School à Virginia Beach, lorsqu’il rencontra Chad, issu aussi de cette bourgade de la côte Atlantique américaine. Chacun faisait jouait des instruments (de musique comme électroniques) dans son coin et leur passion commune pour certains artistes ont scellé leur complémentarité réversible. A quelques pâtés de maison de leur institut scolaire se trouvait Future’s Studio, le studio de Teddy Riley, le créateur du New Jack Swing : le style incontournable de l’époque instauré par son groupe Guy et produit « Dangerous » pour Micheal Jackson. Celui-ci les remarqua dans un talent show et leur propose de participer à la production de « Rump Shaker« , le gros tube des Wreckx’N Effects au début des nineties, et au tout premier album du groupe Blackstreet sur le morceau « Tonite’s The Night« . La suite, on la connaît plus ou moins bien.

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Kelis « Kaleidoscope » @@@@½


Découverte par le producteur du Wu-Tang RZA, Kelis n’est qu’une jeune femme de 18 ans à peine lorsqu’elle se lance dans la musique en 1999, avec des idées et des rêves plein la tête. Antithèse du conformisme, caractère bouillant, féminisme affiché et look déluré (sa coupe de cheveux allant du jaune au bleu ou dégradé d’oranges), il lui fallait rechercher une complète alchimie avec des producteurs ultra-créatifs, susceptibles de développer son univers. Cet accord parfait, elle le trouvera grâce aux Neptunes, qui réalisent eux aussi leur tout premier album entier sur label Star Trak. De cette complicité artistique naîtra cette oeuvre musicale qui bouleversera à la fin des années 90 les codes d’un r&b devenu trop convenu et policé, cet extraordinaire Kaleidoscope de Kelis, un album qui apportera énormément de fraîcheur et de fantaisie.  Non sans risque.

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