Archives du mot-clé King Karnov

Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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Busta Rhymes « The Return of the Dragon (The Abstract Went On Vacation) » [mixtape] @@@½


Vous vous rappelez sans doute il y a deux de cette mixtape The Abstract and The Dragon, sorte de gros best-of d’anciens morceaux et de remixes parsemé d’inédits, qui a permis à de nombreux fans de surfer sur la vague nostalgique de la belle époque Native Tongue. Le matin du 25 Décembre 2015, Busta Rhymes s’est déguisé en papa Noël pour offrir généreusement sa nouvelle livraison et pendant qu’il charbonnait pour envoyer sa mixtape dans nos chaumières, Q-Tip a pris des jours de congés. D’où le titre (The Return of the Dragon), et le sous-titre (The Abstract Went on Vacation).

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Rapper Big Pooh « Dirty Pretty Things » @@@@


Après 9th Wonder et Phonte qui ont sorti leurs albums respectifs le même jour et voguent ensemble à travers les Etats-Unis, au tour de Rapper Big Pooh de poursuivre la dynamique avec Dirty Pretty Things, son troisième opus solo. Cette nouvelle sortie est indépendante sur plusieurs points, d’abord parce qu’il vient de fonder son label For Members Only, laquelle édite cet album, ensuite parce qu’il n’a collaboré aucun des deux autres Little Brother (pas même Khrysis,…). Remarquez, eux non plus ne l’avait pas invité sur leurs skeuds… et curieusement, Dirty Pretty Things pourrait bien être son meilleur.

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Little Brother « LeftBack » @@@½


Alors ça y est, nous y sommes, LeftBack est le quatrième, et dernier album des Little Brother. Phonte Coleman a affirmé que ce sera le dernier album du groupe, il n’y en aura plus après avant très longtemps d’après le rappeur. Maintenant qu’on le sait, on n’aborde pas l’écoute de cet LP de façon ordinaire, on veut profiter de chaque morceau. Et tant pis s’ils sont en brouille avec 9th Wonder, GetBack, leur précédent album (lire la chronique), a démontré que le binôme de Duerham n’a rien perdu de leur intégrité et qu’ils ont au contraire gagné en fraîcheur sans lui. C’est sans regret et avec un intérêt tout particulier que je profiterai de ces derniers instants avec Leftback.

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Busta Rhymes « Back On My B.S. » @@1/2


busta-rhymes-back-on-my-bsOn ne peut pas dire que Back On My Bullshit soit bien né, encore fallait-il que sa conception fusse sous de bons auspices. Rewind vers l’année 2007, Busta Rhymes fait parler du successeur de The Big Bang. Before Hell Freezes All Over, c’était le nom de ce second album chez Aftermath Records, toujours dans une veine apocalyptique. Mais malheureusement, il fait plus parler de lui dans les rubriques à potins et judiciaires pour ses affaires d’agressions, peut-être pour tester la méthode de DMX. Mauvaise publicité pour Bus-a-bus.

Mais peu importe les démêlés avec la justice, sa maison de disque lance la promotion de Blessed; l’album a changé de nom entre temps ce qui a provoqué une seconde erreur de communication. Difficile de s’y retrouver dans ce méli-mélo quand Busta affirmait de son côté que son 8e disque sera Back On My Bullshit. Trop tard, la locomotive est lancée à pleine vitesse avec deux singles pour le prix d’un, « We Made It » avec les Linkin Park et le jumpoff « Don’t Touch Me », tout aussi dément que « Touch It ». Touche ou pas touche, Busta voit les choses en grand et force le destin quoiqu’il arrive, le docteur étant trop occupé sur sa thèse Detox. Pire, en pleine promo, il s’embrouille avec son grand patron, Jimmy Iovine. Des divergences et des problèmes de tracklisting qui ont conduit vers une cassure de contrat et son départ précipité vers une autre maison, Universal Motown.

C’est reparti pour un nouveau bordel. Contraint de devoir laisser une partie de son album, Busta Rhymes récupère une moitié du bébé, Dre gardant une partie dans du formol et le reste est éparpillé n’importe comment : « I Got Bass » ne restera qu’à l’état de clip, pareil pour « Don’t Touch Me » et c’est fort dommage. « We Made It » devient une iTunes bonus track, « G-Stro » (produit par les Neptunes) finit sur la bande-son de Fast & Furious 4 et l’album retrouve le nom qu’il a toujours voulu lui donner : Back On My Bullshit, ou B.S pour rester poli. C’est Pharrell qui a eu l’idée de ce titre, car en abrégé, ça fait BOMB. D’ailleurs, cette idée qui n’est pas la sienne est la seule vraie idée de ce disque.

Il fallait s’en tenir à cette phrase pour voir que c’était foutu d’avance. Busta avait déclaré qu’ « un album de Busta sans J Dilla n’est pas un album de Busta ». Gros problème : il n’y a pas de track produite par J Dilla. Promesse non tenue, Back On My BS n’est pas un vrai disque de Busta… C’est con, la pochette est vachement sympa.

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