Archives du mot-clé D’Mile

TLC (eponyme) [Deluxe] @@@


Ce genre de retour annoncé de longue date et qui finit un beau jour par devenir concret. Après une série de best-of/greatest hits/compilations pendant quinze ans, ce projet final voit enfin le jour, non sans les donateurs de leur opération Kickstarter (c’est comme une cagnotte Leetchi sauf qu’il faut atteindre une somme à 6 chiffres). Voici l’album final éponyme du trio culte r&b féminin d’Atlanta, ou plutôt duo bien que T-Boz et Chilli aient conservé le ‘L’ de TLC en la mémoire de Left-Eye.

Lire la suite TLC (eponyme) [Deluxe] @@@

Lupe Fiasco « DROGAS light » @@@


Bon sang de bonsoir… Mais quelle mouche a encore piqué Lupe Fiasco de vouloir arrêter le rap ? C’est ce qu’il avait annoncé, en Décembre dernier, après s’être pris le chou pour la quarante-douzième foi avec sa maison de disque Atlantic, accompagné d’un freestyle haineux aux relents antisémites à l’encontre des dirigeants de la compagnie. Sauf que là, ras-le-derche, il engage un avocat (juif) pour rompre son contrat et annule la trilogie d’albums qu’il avait programmé. Voilà, clap de fin, l’article s’arrête là, en terminant sur un jeu de mot sur son blase. He ben non, le 10 Février 2017 DROGAS Light a vu le jour, et une nouvelle fois, on ne sait plus sur quel pied danser.

Lire la suite de la chronique sur SURLmag.fr →

Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

Lire la suite Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½

Usher « Hard II Love » @@@½


Pas sûr qu’Usher ait terminé sa traversée du désert. Chanteur r&b parmi les plus influents de sa génération avec ses classiques 8701 et Confessions, il peine à convaincre depuis 2007 avec trois albums r&b pas du tout au niveau et fricoté avec la pop et l’eurodance de supermarché de David Guetta. Une lueur d’espoir surgit avec le très bon single « Good Kisser » avant de replonger dans le silence, puis revenir manifester cette année pour la cause avec la chanson « Chains » (en compagnie Nas et Bibi Bourelly).

La trop longue attente a tout de même altéré notre patience, d’autant plus que ces deux extraits ne sont même pas prévus au tracklisting de son huitième album. De quoi faire la gueule, exactement comme sur cette affreuse pochette. Comment ont-ils pu valider un truc aussi hideux chez Sony? À croire qu’il a tout essayé pour qu’on arrête de s’intéresser à lui, et c’est là qu’on fait un lien presque comique avec le titre de ce nouvel album, Hard II Love (‘difficile d’aimer’, NdT). Et ça tristement marché à la vue des maigres scores de ventes avec l’équivalent de 38 000 albums vendus… Y a-t-il quelque chose à sauver?

Lire la suite Usher « Hard II Love » @@@½

R Kelly « Buffet » [deluxe] @@@½


Et voilà le… j’sais-pas-combien-tième album de Robert Kelly, le proclamé King du R&B devant l’Éternel aujourd’hui âgé de… pas loin de la cinquantaine. Dans Black Panties, son précédent album, R Kelly portait le masque de ces parties fines dans lesquelles ils rêvaient de manger des femmes comme des… « Oreo« . C’est vrai que trempé du dans lait… hum, bref. L’appétit du chanteur semble illimité, place maintenant au Buffet.

Lire la suite R Kelly « Buffet » [deluxe] @@@½

Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

Lire la suite Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@

Black Rob « Game Tested, Streets Approved » @@½


À 43 ans, Black Rob n’en est qu’au troisième album de sa carrière. Mais les délais séparant chacun de ses albums sont justifiés par les situations très compliquées qu’il a traversé. Avant The Rob Report paru fin 2005, le rappeur de Harlem auteur du hit « Whoa ! » a fini au fond du trou, en faillite personnelle et sous l’emprise de la drogue et de l’alcool. Ce second album était très bon cependant les ventes furent maigres. Et l’an dernier, Rob sortait de prison après avoir purgé une peine de quatre ans pour vol de joaillerie…

Game Tested, Streets Approved est le premier disque de l’ex-rappeur de Bad Boy Records en indépendant puisqu’il a été récruté chez Duck Down Records. Toujours street à 100%, toujours un vrai bad boy, Black Rob est-il toujours dans le coup ?

Lire la suite de cette entrée sur Streetblogger 

Diddy-Dirty Money « Last Train To Paris » @@@½


Mardi 14 Décembre, 7h30, j’attends sur le quai de la gare. Grelotant par -5°C, je regarde désespérément le tableau SNCF indiquant un retard de 30min de mon train habituel, l’arrêt de 7h42, à cause des conditions météo rudes… Rageant. Pendant que je me sens condamné à congeler sur place avec d’autres usagers, je cherche sur la playlist de mon iPod Last Train To Paris, le nouvel album de Diddy que j’ai rippé la veille. Abusé, ce dernier accuse d’un retard de trois mois au moins, il y a de quoi râler gratuitement. Je sors subitement de mes pensées, à moitié engourdi par la morsure du froid, lorsqu’un TER s’arrête devant mon air médusé. Il s’agit en fait d’un précédent train lui aussi très retardé et qui va m’emmener en ville plus tôt que prévu, youpi ! Ni une ni deux, je monte m’y réchauffer, trouve une place assise dans un des wagons et je presse ‘play’.

Lire la suite Diddy-Dirty Money « Last Train To Paris » @@@½

Mary J Blige « The Breakthrough » @@@@


L’année 2005 fut courronnée en beauté par le nouveau disque de la Reine du Hip-Hop Soul, ‘The Breakthrough’. Après deux opus un peu boudés (‘No More Drama’ et ‘Love & Life’ produit par Diddy), Mary J Blige revient à un style qui lui correspond nettement mieux et qui lui permet de s’exprimer pleinement. Et les scores de ventes significatifs aux Etats Unis (plus de 700 000 disques vendus la semaine de sa sortie) témoignent bien de la satisfaction des fans de la belle.

Lire la suite Mary J Blige « The Breakthrough » @@@@