Archives du mot-clé Danger Mouse

A$AP Rocky « At.Long.Last.ASAP » @@@


Alors, que je vous explique un truc derrière le nom de ce second album en major. Le nom ‘gouvernemental’ d’A$AP Rocky est Rakim Mayers, appelé ainsi car sa mère est une fan du rappeur Rakim. Le surnom de Rakim (celui sans Eric B) était Rakim Allah, le God MC. ALLA, c’est ce qui ce qu’on obtient en contact At.Long.Last.ASAP. Voilà pour la démonstration. Plus sérieusement, cette pochette rend hommage à l’ami A$AP Yams, subitement disparu au début d’année, avec cette tache de vin caractéristique dessinée sur la joue.

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A$AP Rocky « LONG.LIVE.A$AP » [Deluxe Edition] @@@@


Sa mère l’a beau avoir prénommé Rakim, parce qu’elle était fan de Rakim le God MC, A$AP Rocky ne semble pas avoir les caractéristiques d’un rappeur Eastcoast proprement dit, hormis ses origines harlémites. Dès sa mixtape LiveLoveASAP qui l’a conduit à un deal de 3 millions de $ chez Sony, la notion de régionalisation a totalement disparu. Grills dorés, voix screwed and chopped, rythmiques d’inspirations texanes et nouvelle-orléannaises, du swag, Rocky et son A$AP Mob (A$AP pour ‘Always Strive And Prosper’) ont été principalement influencés par le rap des Etats du Sud. Sensation de l’année 2012, A$AP Rocky concrétise ce début d’année avec Long.Live.A$AP.

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Gnarls Barkley « The Odd Couple » @@@@


Qui n’a pas le sourire aux lèvres en se remémorant le voyage hors du commun à St Elsewhere il y a deux ans de ça, là où les Gnarls Barkley, nous avaient fait explorer leur univers musical génial et ultra-créatif complètement « Crazy » ? Je m’en souviens comme si c’était hier de cette fabuleuse découverte, de cette impression d’avoir posé le pied sur une planète vierge, sans frontière artistique, ni barrière culturelle, ni industrie musicale, sur laquelle Cee-Lo et Danger Mouse ont laissé libre cours à leur folie créatrice.

Apprenant la sortie avancée à début Avril de The Odd Couple, leur nouvel album, j’étais envahi d’une joyeuse impatience, la même qui a  accompagné mes pas jusque chez mon disquaire habituel. J’y remarque immédiatement le CD en évidence sur l’étalage du rayon Hip Hop/Rap US, je paye et je rentre chez moi m’empresser d’écouter ce disque. Durant le chemin du retour, dans les transports en commun lyonnais, je regardais d’un œil contemplateur la pochette couleur saumon où l’on aperçoit l’image ce couple insolite dans une espèce de silhouette en forme de Lego, en travers desquelles on aperçoit une ville futuriste en gros pixels et angles arrondis. Vu qu’ils sont notoirement pourvus d’une imagination débordante, il m’est impossible d’imaginer les trouvailles que me réservera cet album, encore moins de caresser l’idée de ce qui va m’attendre. J’en attends beaucoup honnêtement. En tout cas, il me tarde d‘ouvrir la boîte de Pandore.

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Gorillaz « D-Sides » @@@1/2


À première vue, rien ne permet de comprendre pourquoi ce recueil de chutes de studio et autres faces B porte le nom de D-Sides, à moins d’avoir un esprit logique. Le G-Sides était réservé au complément de leur album éponyme Gorillaz, titre qui commence par un G, par conséquent avec Demon Days, je vous laisse faire le lien, si perspicace vous êtes. Dans ce package double-CD se trouvent des morceaux totalement inédits, des maquettes de studio et instrumentaux laissés de côtés, en plus de posséder de série une roue de secours contenant neuf remixes exclusifs. Reste à savoir si le chargement est à la hauteur de l’emballage. 

 

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Gnarls Barkley « St Elsewhere » @@@@½


Cette nuit j’ai fait un drôle de rêve, genre ‘Alice aux Pays des Merveilles’ version troisième millénaire revu par les frères Wachowski. Un bruit sourd, comme un faible grésillement d’enceintes en train de respirer me réveilla en pleine nuit. Mon corps se sentait lourd et mon regard flou attiré par une lumière. L’affichage turquoise de la façade de ma chaîne hi-fi me regardait et éclairait faiblement l’obscurité de ma chambre, puis celle-ci ouvrit sa bouche de plastique aux lèvres en aluminium pour avaler le CD de Gnarls Barkley qui était sur mon bureau. Le ciel de la pièce entra en raisonnance avec la chaîne stéréo, et un orage magnétique se mit à gronder, une brume épaisse et sombre tourbillonnant au dessus de ma chambre. Après un flash violent, puis plus rien, je crus entendre quelquechose bouger dans mon placard, le « Boogie Monster » était là, en train de faire coulisser la porte. Puis son ombre patibulaire et noire de peau finit par en sortir, éclairant la pièce avec une boule de lumière dans sa main, et la lança contre le mur qui s’effaça telle une pellicule en train de s’enflammer.

Chronique originale écrite le 21 Mai 2006

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Danger Doom « The Mouse and the Mask » @@@@½


Dangerdoom, c’est la rencontre entre deux bonshommes : d’un côté le génial DJ producteur Danger Mouse (‘The Grey Album’ de Jay-Z sur des instrumentaux des Beatles) et le MC/producteur au masque de métal, moitié de KMD, l’ultraprolifique MF Doom (‘Madvillainy’, ‘MM Food‘, la série ‘Special Herbs’…). Ces deux personnalités, reconnues et très appréciées dans l’underground Hip Hop et par la presse privilégiant l’expérimental, se sont rencontrées sur le second album des Gorillaz (‘Demon Days’ co-produit par Danger Mouse inutile de le rappeler) sur le morceau « November Has Come ». Cela tombe bien parce que ce mois de Novembre 2005 est arrivé avec ‘The Mouse & The Mask’ dans les bacs !

Note : Danger Mouse est depuis devenu encore plus génial et Doom moins prolifique. Chronique écrite en 2005 repostée en 2012 et revue en 2016.

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