Archives du mot-clé Chucky Thompson

Faith Evans & The Notorious B.I.G. « The King & I » @@@½


Pour fêter les 20 ans de la disparition de Christopher Wallace alias Notorious B.I.G., son épouse Faith Evans a offert un beau cadeau en sa mémoire : un album duo The King & I. Et même plus qu’un classique duo homme/femme, un couple mort/vivant. Avis aux nostalgiques des débuts de Bad Boy Records.

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Busta Rhymes « The Return of the Dragon (The Abstract Went On Vacation) » [mixtape] @@@½


Vous vous rappelez sans doute il y a deux de cette mixtape The Abstract and The Dragon, sorte de gros best-of d’anciens morceaux et de remixes parsemé d’inédits, qui a permis à de nombreux fans de surfer sur la vague nostalgique de la belle époque Native Tongue. Le matin du 25 Décembre 2015, Busta Rhymes s’est déguisé en papa Noël pour offrir généreusement sa nouvelle livraison et pendant qu’il charbonnait pour envoyer sa mixtape dans nos chaumières, Q-Tip a pris des jours de congés. D’où le titre (The Return of the Dragon), et le sous-titre (The Abstract Went on Vacation).

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Raheem Devaughn « Love Behind The Melody » @@@@1/2


Raheem DeVaughn, un nom qui revient souvent aux lèvres des véritables amoureux de Rhythm’n Blues. En tout cas pas grâce à de la visibilité purement promotionnelle, mais plutôt grâce à la reconnaissance de ses talents de crooner. Entré dans le monde de la musique en 2002, il gagne en succès d’estime avec son premier album The Love Experience en 2005, les sollicitations allaient crescendo : des artisans hip-hop de Panacea au légendaire DJ Jazzy Jeff (« My Soul Ain’t 4 Sale » sur Return of the Magnificient), puis des refrains sur les albums de Talib Kweli et les UGK durant l’été 2007. Ses quelques apparitions étaient à coup sûr marquantes, créaient l’engouement petit à petit et suggéraient une attente certaine autour d’un album sophomore, que voici, avec ce bienvenu Love Behing The Melody.

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Nas « Street’s Disciple » @@@@1/2


Comme tout le monde, je me demandais si un jour Nas allait être capable de concevoir un nouveau classique de la trempe de IllMatic. Jusque là, il n’y est pas arrivé jusqu’au bout. It Was Written fut un grand cru millésimé vivement recommandé qui a permis à Nas d’acquérir un succès commercial et une exposition mondiale, les deux albums d’après on laisse tomber,… ensuite, StillMatic, son album du renouveau, s’en est le plus possible approché, et God’s Son était assez particulier et inégal même si c’était un sacré gros disque aussi. Il faut dire que le decès de la mère de Nas y était peut-être pour quelque chose. Du coup, je me suis fais une raison. Après tout, il faut continuer d’évoluer au lieu de retenter sa chance à créer une oeuvre semblable à son premier coup de maître.

Je me souviens encore comme si c’était hier de ce 2 Décembre 2004 où je me suis procuré ce double-album Street’s Disciple à la Fnac Bellecour de Lyon, avec l’intime impression d’être comblé. L’excitation avait commencer à me submerger lorsque je lisais dans les revues de presse que son septième disque était un classique avant l’heure. En aucun cas j’ai eu l’idée de le télécharger au préalable, je me suis senti comme moralement poussé par son achat. Je me rappelle l’avoir écouté tard le soir, jusqu’à une heure du matin, dans ces eaux-là. Et le lendemain après-midi, la chronique était prête à la parution sur Rap2K, tellement j’ai été subjugué par ce fabuleux album.

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Nas « Stillmatic » @@@@½©


Chez cette personne, on peut beaucoup apprécier Nas le rappeur de génie et à contrario très peu Nasir Jones, l’homme, la personnalité parfois contradictoire, distante et manquant d’humilité. Depuis son grand classique Illmatic (lire la chronique), la fine plume de Queensbridge s’était un peu reposée sur ses lauriers et partait un peu à la dérive. En effet, Nas a eu sa période ‘bling bling’ peu glorieuse avec les succès commerciaux I Am… et surtout Nastradamus. Mais la claque en pleine figure que lui a balancé Jay-Z avec son « Takeover » à la rentrée 2001 lui a brusquement remis les idées en place. Voilà comment après Nas Escobar, Nasty Nas et Nastradamus, cette ‘suite’ de son premier classique, livrée à la mi-Décembre de cette année-là, aurait pu s’appeler ‘Nas se rebiffe’.

Car Stillmatic, comme vous pouvez le constater, est un néologisme fort bien formulé pour signaler un véritable retour aux sources du MC. A l’image de « Destroy & Rebuild« , une production de Baby Paul sonnant particulièrement QB à l’ancienne, Nas démontre cette renaissance autant artistique que rapologique du rappeur. De plus, il en profite pour se réapproprier la suprématie de son ‘borough’ que les Mobb Deep lui avaient soufflé. Nas règle ses comptes et reprend du grade en répondant à « Takeover » avec un revers féroce devenu célèbre, le diss « Ether« , destiné à ‘Gay-Z’ et ses potes de ‘Cock A Fella’. New-York et le rap game vivaient en cet instant l’une de ses plus grandes batailles verbales. On sent bien que Nas perdu un peu de son sang froid en étant plus virulent que son rival, il réutilise même au début de cet intstru impérial (servi par Ron Brownz) le « Fuck Jay-Z » scandé par 2Pac sur son titre posthume « Fuck Friendz« . Cependant c’est une très belle passe d’arme, surtout quand il retourne le slogan « I will not lose » envers Jay-Z. C’est de bonne guerre. De nos jours, des sondages font encore rage pour essayer de déterminer lequel des deux MCs a remporté cette manche, et les résultats sont toujours aussi serrés.

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Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©


On dit souvent que les œuvres des génies ont plus de valeur après leur mort. Ready To Die en est le parfait exemple.
1994. La Eastcoast allait connaître un nouveau phénomène de taille et de poids : Biggie Smalls, renommé The Notorious B.I.G. par son mentor et manager Puff Daddy. L’aventure commence quand cet ancien dealer, dit-on, fut découvert par Sean Combs dans un club de Brooklyn. Et le sobriquet que celui-ci a légué à son protégé n’avait rien d’anodin puisqu’il allait être la poule aux d’or du tout nouveau label Bad Boy Records, et bientôt le Roi de New-York. Catapulté au rang de star avec des singles ambivalents calibrés street et radio tels que « Juicy » (dont l’histoire raconte que le beat était conçu à l’origine par Pete Rock), « Party & Bullshit » ou l’incroyable remix de « Flava In Ya Ear » de Craig Mack, Christopher Wallace est devenu avec Nas et le Wu-Tang Clan le plus fier représentant de la côte est. Quinze ans après son assassinat, sa légende ne dépérit toujours pas et son nom sera à jamais ancré dans l’histoire du Hip Hop.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie.

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Shyne « Godfather Buried Alive » @@@@


Shyne, la ‘copie’ de Notorious BIG, le gangster martyr de Brooklyn, l’adepte de la zonzon depuis l’âge de quatorze ans, le même qui a purgé une peine de dix ans d’emprisonnement pour avoir ouvert le feu dans une boîte de nuit et reconnu coupable afin de sauver la peau de son mécène P Diddy… Sombre histoire.

Sa carrière aurait pu s’arrêter net avec au compteur un album éponyme qui n’a pas fait l’unanimité (ni atteint le statut de platine qui lui était destiné). Controversé ou adulé, Shyne ne laissait personne indifférent, au point d’être le sujet des convoitises des gros labels du rap après avoir été ‘licencié’ (pour être poli) par Bad Boy Records. C’est Def Jam Recordings qui raflera la signature en proposant le contrat le plus juteux (on parlait d’un montant avec un 3 suivi de 6 zéros).

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