Archives du mot-clé 7 Aurelius

Ja Rule « PIL2 (Pain is Love 2) » @@


Halala, il nous avait laissé de sacrés souvenirs Ja Rule et ses hits inoubliables à mi-chemin entre rap et r&b au début des années 2000. Ceci notamment grâce à Pain Is Love, son best-seller ultime, par lequel il a grimpé au sommet avant de se casser la gueule ensuite avec l’arrivée de 50 Cent sa kryptonite. Vous vous rappelez de tous ses tubes « Always on Time » avec Ashanti, « I’m Real » feat J-Lo (comme il fallait la nommer à l’époque), « X« , « Down Ass Chick« … ? On avait beau cracher sur Ja Rule, on les aimait quand même bien en secret…

Onze ans plus tard, la situation s’est quasi inversée. Depuis 2005, depuis son départ de Def Jam Recordings en fait, Ja Rule n’a pondu que deux singles mainstreams (« Uh Oh » et un autre dont je ne me rappelle plus du titre) et l’album du retour The Mirror est annulé pour finir diffusé librement en format digital. Entre temps il s’est désolidarisé de son label Murder Inc (devenu The Inc) à cause des sombres affaires de blanchiment d’argent dont la structure et son fondateur et producteur Irv Gotti faisaient l’objet. Le 28 Février 2012 était une date marquée à l’enkre rouge pour Jeffrey Atkins puisqu’il sort enfin Pain Is Love 2, un titre purement marketing puisqu’il ne fait que suivre cette tendance à faire des suites. Truc très con: le rappeur ne pourra pas défendre ce disque (entièrement produit par 7 Aurelius et non pas son mentor Irv Gotti qui est juste co-producteur éxécutif) puisqu’il est derrière les barreaux à l’heure qu’il est.

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Diddy-Dirty Money « Last Train To Paris » @@@½


Mardi 14 Décembre, 7h30, j’attends sur le quai de la gare. Grelotant par -5°C, je regarde désespérément le tableau SNCF indiquant un retard de 30min de mon train habituel, l’arrêt de 7h42, à cause des conditions météo rudes… Rageant. Pendant que je me sens condamné à congeler sur place avec d’autres usagers, je cherche sur la playlist de mon iPod Last Train To Paris, le nouvel album de Diddy que j’ai rippé la veille. Abusé, ce dernier accuse d’un retard de trois mois au moins, il y a de quoi râler gratuitement. Je sors subitement de mes pensées, à moitié engourdi par la morsure du froid, lorsqu’un TER s’arrête devant mon air médusé. Il s’agit en fait d’un précédent train lui aussi très retardé et qui va m’emmener en ville plus tôt que prévu, youpi ! Ni une ni deux, je monte m’y réchauffer, trouve une place assise dans un des wagons et je presse ‘play’.

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Lil Kim « The Naked Truth » @@@@


Tout le monde était curieux d’écouter le nouvel album de Lil Kim depuis que la Bible corrompue du Hip Hop avait grâcié ‘The Naked Truth’ d’un chatteoyant cinq micros. Pour la petite histoire, Dave Mays, rédacteur du magasine, fricote avec la manager de Kimberly Jones, donc tout sexeplique. Quatrième disque donc de la petite Kim, enregistré dans l’urgence avant qu’elle ne finisse comme vous le savez, par derrière les barreaux pour avoir menti aux fédéraux : la rappeuse de Brooklyn n’est pas une seinte. C’est un album qui relate toutes les dernières embrouilles et autres tournentes qu’elle a vécues ces derniers mois, d’où émane avec hardeur ce côté ranculnier qu’on ne lui connaissait pas. Chienne de vie ou de vie de chienne ?

Note : qu’est-ce que je me suis pris la tête à créer des jeux de mots poly-sons…

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LL Cool J « The DEFinition » @@@½


Les Neptunes avaient permis à LL Cool J de recouvrer une seconde jeunesse sur 10, qui devait être soit-disant le dernier album de LL chez Def Jam. Mais le sort en a voulu autrement. Cela faisait vingt ans pratiquement que James T. Smith est resté fidèle au label historique. Vingt putain d’années ! Record de longévité pour un mariage artiste rap+label. Un chèque plus tard, il appose une nouvelle signature pour deux nouveaux disques (merci Kevin Lyle), avec ce onzième album à la clé : The DEFinition. Autant profiter de sa cure de jouvence pour faire appel à un autre super-producteur de pointe : Timbaland (Aaliyah, Missy Elliott, Jay-Z,…). C’était aussi l’album de deux promesses de la part d’oncle L. La première: arrêter de faire des ballades mielleuses. L’autre pour Timbo, qui s’était juré de produire intégralement des albums. Ce fut plus ou moins ça.

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Ja Rule « The Last Temptation » @@


Et là, l’album de trop. Stop les « c’est de la bombe », « c’est de la balle », « c’est de la bombe de balle »,… Pain Is Love était OK mais là c’est se moquer de nous. The Last Temptation était bien médiocre. D’ailleurs ça s’en est ressenti sur les ventes qui ont lourdement chuté. Et ce n’est pas qu’à cause de l’arrivée de son nemesis 50 Cent (avec qui il était en contentieux dans le Queens) qui est venu troubler son business. Ja Rule s’est totalement fourvoyé avec un album trop commercial, trop calqué sur deux précédents succès… Trop c’est trop.

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P Diddy & The Bad Boy Family present… « We invented the remix » @@@@


P Diddy & Bad Boy Records present We Invented The Remix… Oui c’est vrai, P Diddy a ‘inventé’ le remix… dans le monde du rap/r&b. Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il n’était alors que manageur des Jodeci chez Uptown Records lorsqu’il a remixé le single de leur hit « Come and Talk To Me » qui a connu un certain succès au début des années 90. Sean ‘Puffy’ Combs a depuis toujours eu le chic de lancer des artistes à succès mais aussi des tendances pourrait-on dire. Au sujet des remixes, c’est un précurseur en la matière et là dessus, pas moyen de lui donner tort. Lui-même, lorsqu’il a sorti ce type de compilation, bon nombre de labels et maisons de disque ont repris cette idée.

Souvenez-vous en 2002 combien les bacs étaient remplis d’albums de remixes douteux à la qualité plus ou moins discutable: Destiny’s Child, Jennifer Lopez, même Nas… Mais avec P Diddy, il faut s’attendre à un bon produit commercial, c’est-à-dire qui plaît facilement tout en faisant ça bien, à partir des derniers hits de ses artistes de son label (exception faite de son amie Mary J Blige) sortis pendant l’année 2001/2002.

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Ja Rule « Pain is Love » @@@½


Après la révélation avec un Venni, Vetti, Vicci relativement hardcore, le rappeur du Queens qui scandait « Holla Holla » Ja Rule a opéré en 2000 avec Rule 3:36 un virage à 90° en truffant ce second album de singles cross-over rap/r&b (« Between Me and You« , « Put It On Me« , « I Cry« …). L’objectif affiché était clair de ce troisième opus : braquer l’industrie du disque grâce à son boss très influent, le producteur Irv Gotti et responsable de Murder Inc, et Def Jam. Puisque la recette fonctionne très bien, Jeffrey Atkins la reprend en augmentant la proportion de r&b et de gangsta rap édulcoré pour atteindre une nouvelle fois consécutive le score triple platinum avec Pain Is Love.

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