Gucci Mane « El Gato : The Human Glacier » @@@½


À peine Mr Davis venait de sortir, c’était le 13 Octobre 2017, que Guwop avait annoncé l’arrivée très prochaine de El Gato : The Human Glacier, pour le premier vendredi de l’Hiver. La saison est arrivée donc et le trappeur d’Atlanta est devenu tellement « Icy« , comme le single qui l’a propulsé en 2005, qu’il s’est transformé en banquise. Et pourquoi sur la pochette, à côté de son visage glacé, se trouve sculpté un gros matou? Parce que ‘el gato’ signifie « le chat », bêtement.

Gucci Mane a presque retrouvé le même niveau de prolifération qu’avec ses mixtapes qu’il livrait à la chaîne avant son passage en prison en 2014. Avec une régularité exemplaire depuis Everybody Looking, sorti le mois suivant sa sortie de prison Mai 2016, le rappeur livre un album par trimestre en moyenne. Everybody Looking, particulièrement attendu, a très vite réhabilité le rappeur en baron de la trap et l’a immédiatement remis en odeur de sainteté, aussi parce que Gucci s’est racheté une conduite plus saine. Depuis il a repris sa cadence habituelle mais plus souvent sous forme d’albums. Rien qu’en 2017, nous avons eu droit à trois albums, relativement différents : la collaboration DropTopWop avec le producteur le plus en vue du moment, et tout aussi prolifique, Metro Boomin’, histoire de marquer le coup, Mr Davis, plus « mainstream » dans son approche, et là El Gato. Gucci Mane est très généreux, et d’ailleurs il rappelle sur le titre aquatique « Sea Sick« , qu’il aime faire de bonnes actions pour sa communauté. Mais la quantité va-t-elle prendre le pas sur la qualité? C’est ce qu’on va essayer de voir.

D’abord, El Gato : the Human Glacier est un projet très court, seulement une demie heure en comptant 11 titres. Pas le temps de s’ennuyer ainsi. Zéro featuring, 100% Gooch. Un producteur principal, Southside. Donc de là à parler de quantité… sur l’échelle de l’album, la balance repenche côté qualité. Rien que dans la conception, il se démarque des sorties précédentes, bien que ça reste de la trap pure et dure. Gucci Mane ne s’éloigne pas de ses thèmes habituels mais les choses sont devenues plus intéressantes, comme s’il était passé au niveau supérieur. Cet album est une chance de mettre en lumière Southside, en mode trente minutes pour convaincre. Pour ce fréquent pourvoyeur d’instru pour Future, Jeezy Waka Flocka Flame et 2 Chainz, membre des 808 Mafia et collaborateur régulier de Metro Boomin’, le résultat est sans appel, le producteur d’Atlanta bénéficie doucement la reconnaissance qui lui est due, surtout après sept ans à bosser d’arrache-pied pour les plus gros noms du South. Au point que je trouve inacceptable qu’il n’y ait pas d’indiqué « & Southside » à côté du nom de Gucci Mane, comme il y a eu « & Metro Boomin » pour DropTopWop. C’est sous-estimer sa contribution. On notera également l’assistance de… Jake One, producteur très polyvalent réputé pour ses collaborations pour De La Soul, Freeway, Rick Ross, Brother Ali ou encore Mayer Hawthorne. Dingue de réaliser que la trap est aussi sa came!

En tout cas la série n’est pas finie puisque Gucci Mane a d’ores-et-déjà annoncé un nouvel album prévu pour très prochainement, The Evil Genius.

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