Thundercat « Apocalypse » @@@@


C’est parmi les artistes les plus discrets que l’on peut trouver les plus doués de notre génération, c’est le cas de Stephen Bruner alias Thundercat, chanteur et musicien. Comme beaucoup d’autres artistes qui ont fait soit des choeurs ou été instrumentistes pour de grands artistes avant d’être attiré par les lumières (Amp Fiddler, Bilal,…), Thundercat a tracé sa route aux côtés de Raphael Saadiq ou Snoop Dogg, ses services sont sollicités par des noms influents de la scène Soul expérimentale et/ou alternative comme Erykah Badu, Flying Lotus, Sa-Ra, et dans un registre plus contemporain, Miguel. Son talent est parvenu aux oreilles de Dr Dre, alors vous savez immédiatement que l’on a affaire à un artiste unique…

Précédant son premier album The Golden Age of Apocalypse, cet Apocalypse (Brainfeeder) nous envoie immédiatement dans l’apesanteur de « Tenfold« . La voix stellaire et douce de et sa basse insistante, des notes luminescentes de synthés, un solo de guitare électrique, on nage en pleine science-fiction. Mais pas trop longtemps, « Heartbeaks + Setbacks » nous ramène très vite sur Terre avec un midtempo légèrement pop, tout en gardant un temps d’avance. La basse est un instrument qui peut être très funky dès qu’on en fait bon usage, et entre les mains de notre homme, elle devient imparable lorsque passent « Special Stage » et le dancefloor « Oh Sheit It’s the X« , avec une pointe d’humour quand fait style de ne plus se rappeler de son texte. Le groove et le zen se marient fantastiquement et avec délicatesse sur « Tron Song » et « Without You« , avec cette once d’électro qui vient s’ajouter avec parcimonie et ces beats glitch-hop que l’on doit à l’ami Flylo, en producteur exécutif. La touche si spécifique de Flying Lotus se fait d’ailleurs bien sentir sur « The Life Aquatic« , « Seven » (que l’on croirait échappé de Until the Quiet Comes) et « Lotus and the Jondy«.

Les quelques défauts de cet album ne viennent heureusement pas gâcher cette expérience incroyable qui s’arrête à l’ultime seconde du triptyque final. Notre bassiste manque effectivement d’aller jusqu’au bout de ses idées (on rêverait que « Tenfold » et « Evangelion » durent des minutes plus longues) et de direction assistée. Quoi qu’il en soit Apocalypse, contrairement à ce que son nom peut sous-entendure, nous éveille et émerveille à chaque écoute, même répétée, le genre de disque que l’on conservera comme un objet précieux dans sa discographie.

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