Nicolay & Kay « Time:line » @@@@


Le beatmaker Nicolay (Connected des Foreign Exchange, City Lights vol. 1.5) et le MC texan Kay se sont rencontrés sur le forum du site Okayplayer.com en 2004. Mutuellement intéressés par leurs travaux respectifs, les deux homme se connectent ensemble par une première concrétisation avec le magnifique « My Story », le titre final extrait du LP Here que le producteur néerlandais a livré en 2006 sur BBE Records. Cette conclusion fut le point de départ d’un album en commun au nom de Nicolay & Kay, c’est chose faite avec Time:line (Nicolay Music/Groove Attack).

Petit à petit, notre esprit s’émerveille en découvrant cet opus. D’abord les instrumentaux de Nicolay sont devenus plus beaux, travaillés et riches qu’auparavant, en un seul mot : vivants. Sa progression à la production est impressionnante, chacune de ses compositions possède son histoire, par dessus laquelle Kay pose ses rimes sans les écrire, racontant chronologiquement le récit de sa vie et imagine celle de sa mort. Le feutrage principal est un hip-hop soulful, complémenté par diverses influences cousines ou parentes. Le rideau se lève sur l’intro « Time:line », pour commencer par faire les présentations, ensuite un vent de fraîcheur nous emmène dans un « Blizzard » (feat Toby Williams) pas si froid qu’il n’y paraît, mais soufflé avec puissance par un blues psychédélique, les rimes de Kay contant sa naissance et son enfance. « The Lights » (feat S1 des Strange Fruit Project), pour certains, sonne plus familier, puisque ce titre rappelle les doux souvenirs de la candeur planante de Connected. La magie opère au gré d’une légèreté environnante, avec des parties de claviers tout bonnement magiques (« Through The Wind » feat Stockey Williams des Mint Conditions et sur « Tight Eyes » feat Oh No & Luv Bugs).

Après un détour au travers des paysages resplendissants de « I’ve Seen Rivers » et par un crossover ragga avec « Shotguns » (feat Chip Fu des Fu-Schnikens), Kay tient parfaitement la mesure pour un « Grand Theft Auto » dans les rues de Houston, avec du gros son pour les enceintes. Mais comme dans le jeu vidéo, le personnage se fait tirer dessus et c’est dans le coma qu’il finit emmené aux urgences sur l’air « After You Die », servi par des orgues funestes. Après la mort, « Dancing with the Stars » (feat Soulfruit) part dans un délire outkastien à travers les astres, où le narrateur regarde les choses de tout là-haut, depuis le paradis.

Fin?

 

(chronique écrite le 21 Février 2008 pour Rap2K.com)

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