Kurupt « Same Shit Different Day » @@@


Avec le recul, ‘Against Tha Grain’ n’était qu’un pamphlet de DAT sortis des placards de chez Tha Row. Une façon d’arracher son contrat de vice-président du label de Suge Knight avec des morceaux dont la date de péremption était largement dépassée. Même que Death Row a fait de la contre-publicité à leur partenaire de distribution, Koch Records, pour avoir soit-disant publié la mauvaise tracklist. Autant dire que ‘Against Tha Grain’ était une punition. Quelques semaines plus tard, Kurupt était à l’affiche à côté de son vieil ami Daz sur ‘The Saga Continues’, la suite très attendues des D.P.G., l’épisode du grand pardon.

Pour son véritable retour en solo, Kurupt revient par la petite porte de l’indépendant (Gangsta Advisory) avec ‘Same Day Different Shit’, entièrement produit par Daz Dillinger, dont on reconnaît ici la patte caractéristique de ses mélodies de synthé toujours inspirées. Sur la pochette, la pose de Kurupt accroupi devant une jante chromée évoque automatiquement celle de Daz sur ‘Who Ride Wit Us’. Ce présage d’un retour aux sources se confirme lentement mais sûrement, l’esprit de ce 5e album ressemblant à celui de ‘Dillinger & Young Gotti’. Autant la qualité des productions est très bonne, Kurupt a perdu en contre partie un peu de son flow assassin et de complexité dans ses lyrics. Plus un manque d’inspiration qui fait tâche, avec les suites « I Get High 2 » et « Gangstas pt 2 », serti d’un beat expérimental qui fait ressurgir des mauvais souvenirs de ‘DPGC – U Know What I’m Throwin Up’.

Ceci dit, les tracks avec Daz en featuring semblent rehausser le ton, surtout « Ain’t That Somethin ». Seul, Kurupt s’affranchit d’un très bon « Accessories (Nina Breed) », une idée de ce qu’aurait pu être ce disque. Dans la torpeur et la linéarité de ‘Same Day, Different Shit’, « What Can I Do » fait office d’intrus à cause d’un instru soft et r&b. De toute façon, comme l’indique le titre de l’album, il ne fallait pas s’attendre à quelquechose d’original quelque part. Les aficionados de Kurupt trouveront en partie leur bonheur mais comparé aux autres sorties californiennes, on se croirait cinq ans en arrière.

La Westcoast se réveille difficilement après avoir dormi sur ses lauriers de longues années, et Kurupt est en pleine crise de somnanbulisme. ‘Same Day Different Shit’ talonne à peine ‘Smoke Odessey’, et il faudra redoubler d’effort pour retrouver son niveau d’antan. A côté de ça, on reste dans l’expectative d’un autre album de Kurupt sur le label de Snoop Dogg cette fois.

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