R Kelly « TP2.com » @@@@@


TP-2.com, ou comment user du titre de l’album à des fins marketing. Malin le R Kelly*. Nous sommes en l’an 2000 et l’Internet est devenu le média incontournable à l’aube de ce troisième millénaire, que ce grand monsieur du R&B enjambe avec cette suite de Twelve Play, le nom de son tout premier album solo paru en 1993.

Chronique originale écrite le 4 Juillet 2007.

*le site internet n’existe plus aujourd’hui.


Pour cet opus complété de près de dix-neuf savoureux low et mid-tempos, Robert affiche ses signes extérieurs de richesse et affirme son côté « R&B Thug » habilement suggestif, après avoir proposé un « Strip For You » déjà bien sensuel. Avec toutes ses facettes, le public de R Kelly ne sait plus vraiment où donner de la tête, mais « One Me » vient remettre les choses au clair en douceur. Oui, il n’y a qu’un seul R Kelly, bien au delà de la notion d’unicité, il n’y a qu’un seul maître incontesté du genre.
Le chanteur continue de nous offrir diamants, bijoux platinés et perles, par diverses petites choses simples de la vie de couple qui peuvent l’aider à faire de lui un homme bien (en plus d’être riche, beau et célèbre). « I Decided » et « Just Like That » donnent quelques leçons de savoir-vivre et de responsabilités pour embellir le quotidien d’un ménage. R Kelly va même jusqu’à pousser plus loin sa compréhension vis-à-vis de la vie dure que mènent bien des femmes, sur le dramatique « A Woman’s Threat ». Quand les deux sexes fusionnent, le mâle qui l’habite sait faire preuve de sexualité suggérée certes mais aussi d’un romantisme de gentleman lorsqu’il s’agit d’honorer « The Greatest Sex ». Après la séance d’érotisme, place à la distraction sur le collé-serré « Feelin’ On Your Booty », l’art de se frotter bassin contre bassin au ralenti une coupe de champagne à la main, et à la « Fiesta » sur un air latino pimenté par une chaleureuse guitare sèche. La version remixée par les Track Masters avec Jay-Z était le point de départ d’une collaboration (à court terme) entre les deux hommes et les producteurs, qui a débouché sur la parenthèse rocambolesque que nous connaissons tous, Best of Both Worlds.

Mais revenons à notre sujet principal : la quintessence du R&B. R Kelly joue la carte de la sensibilité, au nom de la solidarité qui lie les plus démunis, livrant un message d’espoir sur « I Wish » (et sa version dérivée « To The Homies That Were Lost » avec ses protégés Boo & Gotti) ; Des fois qu’on oublierait un peu vite qu’il est originaire des ghettos de Chicago… TP-2.com s’achève en beauté avec une chanson fédératrice, « The Storm Is Over Now », une composition irréprochable et symphonique, où R Kelly se retrouve une nouvelle fois chef de chorale gospel comme ce fut le cas « I Believe I Can Fly ». Sauf que ce serait trop beau si la recette réitérait le succès une seconde fois. Il n’empêche, ce grand cru millésimé est le présent idéal pour renouer avec son ex autour d’un dîner aux chandelles. Du grand ‘R’.

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