Archives du mot-clé Universal Motown

DJ Khaled « We The Best Forever » @½


Rentrons dans le (gros) tas. We The Best Forever est un concentré hautement toxique de ses quatre précédents LP : même format douze-titres, mêmes hitmakers, les mêmes featurings qui reviennent, idem pour les thèmes (hood, succès et tout le toutim), quelques nouveaux noms en plus et Khaled ne produit aucun instru.

Et le plus dingue, c’est que le style demeure invariable. On a l’impression d’entendre le même disque qui ressemblait au disque précédent, qui lui-même ressemblait au disque précédent, qui lui-même aussi ressemblait au disque précédent, etc… c’est pas compliqué d’entuber les gens en faisait du copier/coller, il suffit simplement de mettre une autre cover. D’ailleurs, la pochette ressemble étrangement à celle de L’Palais de Justice de Freeman. Je dis ça, je dis rien… Bref, rien n’a changé, sauf son label qui s’appelle Cash Money Records maintenant.

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Nicki Minaj « Pink Friday » @@


La nouvelle Black Barbie du rap game, c’est elle, la first bitch (qui a dit lady???) de Young Money Entertainment, l’ex-playmate Nicki Minaj. Son incroyable talent se résume à la règle des ‘4 B’ : big booty big boobs (non biologiques). Et elle l’assume absolument, son image de Harajuku Barbie (Barbie japonaise, NdR), preuve en est avec la pochette fond rose Moltonel de Pink Friday, une vraie poupée articulée aux mensurations parfaites jusqu’à ses jambes interminables.

Avec quoi, avant même de sortir son premier album, elle a déjà tout raflé aux BET Awards 2010 : Meilleure Artiste féminine Hip-Hop, Meilleur Nouvel Artiste, Meilleur Groupe avec Young Money, Rookie de l’Année, la catégorie ‘Made You Look’ et Choix du Public. Avec sa plastique de bombe anatomique, normal qu’il y ait du monde au balcon. Ce qui attire ma curiosité sur cet album, c’est qu’il paraît qu’elle sait faire des tas de choses avec sa bouche.

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Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½


Y a-t-il vraiment un quelconque intérêt à écouter un nouvel album de Nelly, franchement. Il y a eu en 2000 Country Grammar, considéré comme un classique du genre, avec des sonorités qui aurait pu être développée par la suite mais ce ne fut pas le cas. Son successeur Nellyville a connu un gros succès commercial, après c’en était fini des prods de Jay E et le rappeur de St Louis n’avait plus rien d’autre à parler que de son compte en banque et des nanas. Une fois ça va, deux fois ça saoule, 5.0 c’en est trop. C’est à se demander à quoi ça lui sert de sortir des albums, même si la réponse paraît évidente. Ecouté vite fait, aussitôt oublié.

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KiD CuDi « Man on the Moon II: The Legend of Mr Rager » @@@@½


Synopsis*

Dans cette seconde annuité EPIQUE de la trilogie Man of the Moon (relire la chronique de The End of the Day), nous vous plongeons dans les sombres et cruelles réalités d’un monde empli de tentations bien au-delà des rêves les plus fous. Pendant qu’il commence à s’adapter à cette nouvelle vie, notre héros Cudder (Mescudi) part à la recherche d’un nouveau frisson qui le rendra insensible à tout problèmes et soucis.

Ce qu’il parvient à trouver est un dangereux nouvel ami The Rager, son alter-égo destructeur et infernal qui ne cessera pas tant que Scott restera dans son état second et il sera toujours présent. Par un décor tonitruant formé des productions de Emile Haynie, Plain Pat et Dot Da Genius, soyez prêts à être emmenés dans les pensées et la réalité de KiD CuDi. Voici The Legend of Mr Rager*.

*traduction du résumé au dos du boîtier

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Drake « Thank Me Later » @@@


Depuis un an et demi, tout le monde ne parle que de lui : Drake. Quand je dis tout le monde, c’est la presse, les grands noms du rap et bien sûr les fans transis devant ce canadien de 23 ans qui cultive déjà un certain narcissisme. Alors que l’EP So Far Gone s’approche du disque d’or aux US, sort Thank Me Later, un premier album qu’il a conçu « comme si c’était son dernier » et pour « plaire à vos copines ». Cela veut tout dire. Il a beau détenir la mixtape de l’année de 2009, être le protégé de Lil Wayne, un hit (« Best I Ever Had »), ses lyrics du remix de « Forever » immortalisés (« Last name ‘ever’, first name ‘greatest’ ») et faire partie de la team hype des Young Money millionnaires, Drake n’est pas un phénomène, ni l’auteur d’un classique, ni de l’album de l’année.

Lire l’analyse de la « Success-story » de Drake sur Streetblogger en cliquant ici

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Erykah Badu « New AmErykah part two : Return of the Ankh » @@@@½


Une femme sait se faire attendre. Erykah nous a fait languir deux longues années depuis 4th World War (lire la chronique), avec cette promesse d’une suite : Return of the Ankh (Control Freaq Records/ Universal Motown). C’est-à-dire que durant ce hiatus, notre déesse de la NuSoul a mis au monde son troisième enfant, fruit de son union avec Jay Electronica.

Quant aux adeptes du baduisme, ils trouveront de la nourriture pour leurs esprits avec cette offrande divine, en commençant par la contemplation des détails de l’illustration de son livret entre psychédélisme, symbolisme et vieille SF, sur laquelle Erykah Badu est une androïde en cours d’émancipation.

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Consequence « Movies on Demand » @@@@


Avec un second album attendu depuis de longs mois, Consequence s’est décidé de donner des nouvelles avec une mixtape pleine de bonne musique rap au concept original décliné à partir de son média Cons TV, Movies on Demand, en partenariat avec G.O.O.D. Music et Universal Motown. Avec les moyens de son label et sa maison de disque derrière lui, inutile de préciser qu’ils ont mis le paquet avec des co-stars prestigieuses et des beats sur-mesure pour développer ses dons de narrateur. Pour sûr, quand G.O.O.D. Music livre une mixtape, ça donne une Mixtape Deluxe.

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Kid Cudi « Man on the Moon: The End of the Day » @@@@1/2


C’est l’histoire d’un gamin qui avait était tout le temps la tête dans la lune. Né Scott Mescudi et élevé dans un modeste quartier de banlieue de Cleveland par des parents instituteurs, un couple mixte africain et mexicain américains, cet enfant semblait mener une vie normale d’enfant de couleur aux Etats-Unis. Jusqu’à ce que son père disparaisse des suites d’un cancer alors qu’il n’avait que 11 ans, provoquant chez lui un profond traumatisme.

Pour fuir cette dure réalité, le gosse Mescudi se repliait sur lui-même et vivait dans son imaginaire pour s’évader. Puisque son géniteur était un artiste peintre à ses heures, il rêvait de devenir artiste lui aussi, comme papa. Inspiré par la mouvance Native Tongue durant ses études, il décide, à 20 ans, de devenir rappeur et s’en va à Brooklyn, New-York, pour s’imprégner de la culture Hip-Hop.

Quatre ans plus tard, Internet devient le lieu de naissance d’un « kid nommé Cudi », intitulé francisé de sa première mixtape (lire la chronique), par le biais de son titre « Day N Nite », qu’il avait enregistré un an auparavant après une rupture – pour l’anecdote. Le monde ne se doutait guère lors qu’il venait de rencontrer un véritable phénomène hip-hop tout plein d’imagination. Et l’imagination, comme l’univers, n’a aucune limite.

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Asher Roth « Asleep In The Bread Aisle » @@@


Ils fleurissent de partout les petits nouveaux prêts à se jeter dans le grand bain comme des gamins excités. Il y a un peu plus d’un an encore, Asher Roth, 23 ans, était quasi inconnu du public rap avant d’exploser du jour au lendemain sur le net avec ses freestyles impressionnants pour finir quelques semaines après en couverture d’XXL, sur  une mixtape avec DJ Drama (payé 500 000$ pour le tuyau) et signé en major chez Universal via la filiale SRC Records (maison de Akon, David Banner…).

Avec des événements qui s’enchaînent plus vite que la vitesse du son,  il est un peu dangereux pour un rappeur un herbe d’en franchir le mur en n’étant pas encore  mûr et sûr.  Surtout lorsqu’il fait face à un problème d’image en forçant la comparaison avec son idôle, Eminem, tout ça parce qu’il est blanc et il est fort en impro. Il en fallait peu pour lui coller l’étiquette de ‘nouvel Eminem’, une situation qui l’amuse plus ou moins. Asleep In The Bread Aisle, son premier effort, allait nous renseigner la durabilité de ce jeune phénomène.