Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Beyoncé « B’Day » @@@½


Le 1er septembre 2006 on fêtait le B’Day de Beyoncé Knowles. L’artiste était en tête des chanteuses r&b les plus populaires, pas encore la reine iconique à la communication verrouillée -et parfois taxée de plagieuse- que l’on connaît aujourd’hui. Mais déjà, ce n’était plus « Beyoncé des Destiny’s Child », mais Beyoncé tout court. Donc pour continuer de faire la course en tête et devenir incontournable, il fallait un nouvel album qui la mette définitivement sur un piédestal.
Et c’est là la mission réussie de B’Day, son second album solo : 10 chansons = pratiquement 10 singles potentiels. Peu importe si on aime ou pas, ils sont devenus aujourd’hui incontournables. A commencer par le single « Déjà Vu » (produit par Rodney Jerkins alias Darkchild) avec son fiancé Jay-Z (le mariage c’était plus tard). Le couple refaisait le coup de « Crazy in Love », et vas-y que ça diffusait sans arrêt le clip sur MTV et BET… Presque un coup de comm’. Mais cette fois, comparé à Dangerously in Love, on n’a pas eu droit à 1, mais 2 morceaux des Beyonjay (ou J&B, c’est selon, puis The Carters officiellement) avec « Upgrade U » produit par Swizz Beatz : re-tube. Swizzy qui conçoit aussi le minimaliste « Get Me Bobied » plein de claps entraînants. Des fois ça lui arrive par chance de faire des bons trucs…

Je vous avoue tout de suite que mes morceaux préférés sont ceux produits par les Neptunes, le convenu « Green Light » (où la chanteuse se prend un peu pour Amerie…) et surtout le sensuel « Kitty Kat » avec ces claviers futuristiques <3 Tyler the Creator, grand fan de Pharrell, a avoué qu’il aurait adoré avoir créé cet instru. Ah tiens, c’est encore Swizz Beatz à la prod de « Ring the Alarm », avec encore ce minimalisme qu’on reprochait aux album des Destiny’s Child (souvent critiqués pour leur pâleur et manque de groove). Et la formule marche, une fois encore. Même quand Beyoncé touche à de la soul qui bouge à la James Brown comme sur « Freakum Dress », ça reste assez limité pour se focaliser sur l’efficacité et rien d’autre. Autrement, il y a « Suga Mama » qui fait le taf niveau influences soul.

« Irreaplaceable »? J’en parle pas tellement cet extrait est ultra-connu, le même titre qui a rendu célèbre l’expression « to the left ». Mais voilà, on a quasi fait le tour de l’album, comme j’ai dit : 10 chansons, 10 singles possibles. Elle ne fera pas plus rentable comme album. Ah j’oubliais un détail de taille : dans notre version internationale, on a droit à un 11e titre, « Check On It » avec les rappeurs Bun B et Slim Thug de Houston, parce que c’est de là d’où vient Beyoncé et on l’oublie parfois. Pour l’anecdote, Slim Thug a été un temps le mec de l’ex-Destiny’s Child LeToya Luckett.

LA NOTE : 14/20

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