Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Mary J Blige « Mary » @@@@@


Ce quatrième et très grand album (son plus grand?) de la Queen of Hip Hop Soul, j’ai nommé Mary J Blige, a vu la lumière des lasers des platines CDs le même jour Murda Muzik des Mobb Deep, le 17 Aout 1999. Ce fut un grand jour donc. Pour moi, Mary est un album référence dans l’immense carrière de MJB dont le règne n’est pas terminé alors que nous sommes en 2026. La photo de profil sur la pochette révèle une cicatrice sous son œil gauche et en dit long sur le contenu de cette œuvre, viscérale.

Le charme de cet album a immédiatement opéré avec le single « All That I Can Say » écrit et produit par… Lauryn Hill. Deux déesses modernes sur une même chanson, cela ne pouvait être que magique. En parlant de charme, « Sexy » avec le rappeur Jadakiss sample amoureusement « Can’t Help It » de Michael Jackson (chanson composée par Stevie Wonder). Un 2e sample de Stevie, « Pastime Paradise » sur « Time », ça crée comme une filiation père-fille, et c’en est pas fini avec Stevie Wonder… La grandeur de Mary se mesure par ses illustres invités dont George Michael (paix à son âme) pour la reprise de « As » de Stevie, encore. Cette chanson n’existe qu’au tracklisting des versions européennes et japonaises de Mary.
Autre duo au sommet, « Don’t Waste Your Time » avec la déesse de la Soul Aretha Franklyn, concours de puissance vocale entre poumons et cordes vocales d’exception. De grands musiciens participent sur cet opus, notamment Eric Clapton (« Give Me You »), le percussionniste Paulinho Da Costa et Sir Elton John, qui rejoue la partition de « Benny & The Jet’s » sur l’immense « Deep Inside ».

Dans la liste de producteurs, des noms 🌟🌟🌟🌟🌟 : Chucky Thompson, Babyface (« As », « Don’t Waste Your Time ») et Jimmy Jam & Terry Lewis (producteurs attitrés de Janet Jackson) sur le poignant « The Love I Have Never Had ». Mais s’il y a bien un autre duo que je retiens pour son intensité dramatique, c’est celui entre Mary et son ex-compagnon, K-Ci Hailey des Jodeci (un groupe r&b mascu incontournable de la première moitié des années 90). « Not Lookin » est gros règlement de compte post-relation toxique entre la chanteuse et le chanteur, dont la passion destructrice réciproque n’était plus. Ambiance chaud-froid.

Quid des chansons solos ? Elles prennent autant aux tripes. « Memories », je pense au bouleversant « Your Child » (quelle écriture), « No Happy Holidays »… MJB aime l’amour mais la mélancolie l’aime à la folie.
Une dernière chose ? Ah oui, « I’m In Love » est une reprise de The Gap Band. Verdict ? Deux fois disque de platine. Plus de 25 ans après, Le disque repart pour un double tour dans la platine CD.

LA NOTE : 19,5/20

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