Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Maxo « MARS IS ELECTRIC » @@@@¼


Une pochette qui intrigue et nous voilà en train d’écouter cet album avec curiosité. Voici un drôle de garçon, Maxamillian Allen dit Maxo, sans le Kream, qui sort en 2025 MARS IS ELECTRIC, considéré comme son premier vrai projet solo après quatre essais remarqués par les ouïes fines des rap listeners. Il n’y a pas que la pochette qui m’a intrigué.

Dix titres et moins d’une demie heure d’écoute, qui m’ont suffit pour me convaincre de son talent et son monde sonore. Dans le style et la voix, Maxo est un mélange d’Ab-Soul, Pink Siifu et un Danny Brown sous beta-bloquant, sorte de mumble rapper avec des phases très extraverties. Les instrumentaux qu’il a choisi (auprès de producteurs peu conventionnels comme Quelle Chris ou Groove) collent bien à sa personnalité, avec une part à la fois intimiste et originale, funky, à commencer par « Saturday Love (Cherry) ». La vibe nocturne qui s’empare de ce morceau persiste pratiquement tout le long de l’album, jusqu’au morceau titre « Mars Is Electric », avec ces notes de piano qui disparaissent dans la nuit, cette basse ronronnante et ce sample screwed and chopped qui incite à se poser là.

Il arrive qu’on devine facilement la provenance d’un rappeur à son style de rap, son flow ou les instrus. Mais il faut admettre que cette virée lunaire brouille les pistes. L’ambiance particulière de « Sweet & Sour » avec ce saxophone à la Miles Davis, le down-tempo au sample vocal « Human? » et ce break glacé au suspens en noir et blanc de « Donahoo’s Chicken », on peut être n’importe où vers une heure du matin avec des écouteurs intra-auriculaires à marchant sous les lampadaires. Ou chez soi à veiller et chiller avec des tempos plus mouvants de « Idn » et « Matt’s Studio ».

Seul « Ludacris » (comme le rappeur oui) fait office d’instru avec son instru simplement soulful. Mais fausse piste, Maxo ne vient pas d’Atlanta même si la vibe rappelle de loin les Outkast, ni d’un autre état du Sud, ni de New-York ou du Midwest. Ni de Mars, même si le caractère OVNIesque de cet opus électrique semble évident. Maxo vient de L.A. et vous n’aurez rien entendu de tel en 2025.

LA NOTE : 16,5/20

Postez vos avis!

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.