Devin Morrison « Bussin' » @@@@


Le nom de Devin Morrison m’est apparu pour la première fois en featuring sur le très agréable Pacific Time EP de Phonte paru au début du mois d’Avril. La semaine suivante, je vois à plusieurs reprises sur Instagram la pochette du premier album de Devin, intitulé Bussin‘, postée par les producteurs français Onra (dont la structure NBN Records a permis la parution de ce disque) et Lemy Leopard. Il suffisait de peu pour attiser ma curiosité.

Alors avant même d’avoir eu le réflexe « pro » -de toute façon je ne le suis pas- de chercher plus sur d’informations sur qui est Devin Morrison et qui a fait quoi sur ce disque, j’ai directement écouté l’album. D’office, une faille spatio-temporelle nous connectant aux années 90 s’ouvre en grand avec les slow-jams « It’s Time » et « With You » en duo avec la chanteuse Joyce Wrice, et ne se referme qu’au bout des 42 minutes de Bussin’. Exactement comme avec Stimulator Jones avec son Exotic Worlds and Masterful Treasures. Comme lui, Devin est chanteur/auteur/compositeur mais moins 80s au niveau du style et lui est originaire de Los Angeles. En parallèle, j’ai tapé le nom de « Devin Morrison » sur Google et j’ai constaté qu’il a fait ses classes sur Soundcloud où il distillait ses créations et collaborations, avec Mndsgn notamment.

La voix smooth et lisse de Devin, c’est de la soie, ce tissu qu’on déshabille en chambre. Il y a cette légèreté et ce romantisme désuet dans l’air qui nous accompagne tout du long, sur le gentiment new-jack « Be Aiight« , l’aérien « The Call » avec We Are King, « Fairytale« … Evidemment, Bussin’ n’est pas tant linéaire que ça, avec un soupçon de nusoul (merci les Rhodes et les infrabasses) par ci sur « No« , puis une dose de p-funk par là, sur « Birthday« , ou carrément de G Funk pour « The Struggle iz Real » avec le légendaire canidé Daz Dillinger. De quoi varier les plaisirs tout en restant concentré sur ce chocolat au lait light et foutrement nineties.

Est-ce qu’on peut parler de révélation? De la part d’un artiste tout neuf, ce premier album est franchement très réussi, avec un talent certain de recréer l’atmosphère du r&b d’il y a 20-30 ans en utilisant le style, les ingrédients, la vibe adéquate d’époque. C’est à s’y méprendre. Après, en soi, Bussin’ n’a rien de novateur pour les trentenaires comme moi, si ce n’est de créer un fort sentiment de nostalgie. On attend les autres sorties de chez NothingButNet Records de pied ferme.

 

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