Flatbush Zombies « Vacation in Hell » @@@@


Pas de le temps de souffler pour le trio de morts-vivants new-yorkais. À peine ont-ils reposé le pied chez eux après avoir parcouru le monde qu’il faut encore enregistrer de nouveaux morceaux. Les Flatbush Zombies ont redoublé d’efforts pour concevoir un album plus long, plus mastoc, plus trippy, avec plus de gros feats. Re-bienvenue à eux avec Vacation in Hell.

C’est presque comme s’ils nous avaient manqué, alors on ne se fait pas prier pour démarrer sur « HELL-O« . Le début de l’album nous introduit le concept pas très compliqué. Sur la seconde track « Chunky » justement, Meechy Darko beugle « I. NEED. A. VACATIOOOOOOOON » comme si c’était vital, avant de citer les villes qu’ils ont traversé. Et là paf, v’là le titre « Vacation » avec le camarade Joey Bada$$. L’auditeur n’a pas le temps de se reposer non plus puisque s’enchaînent encore six imposants morceaux Beast Coast à mort, de « M.Bison » (yeah Street Fighter) à « Facts » avec le poids lourd Jadakiss. Quels écrasants coups de massue ! Sur « Headstone« , Zombie et Meechy déballent des références hip-hop en pagaille dont il serait fastidieux de toutes les citer (allons-y pour Bone Thugs, Nas, Kanye West, C-Murder, Eazy-E, etc etc…). Sachez que d’autres gros oeufs de Pâques disséminés partout sur l’album (des rimes de 2Pac, de Ludacris…). C’est du très sérieux côté guests, c’est rien de le dire, d’ailleurs il y a également le vétéran sudiste Bun B sur « Reel Girls« .

Désolé pour Juice mais rholala ce flow de charclo bourré à la piquette de Meechy Darko, notre préféré des trois gus parce qu’on aime comment il dégueule ses rimes. Mais il lui arrive dans la seconde partie de l’album d’être sobre et plus calme, en particulier sur « Goddess« . Oui, après « U&I » avec son sample de voix pitchée, les prods sont plus variées et le Zombie Gang n’a pas froid aux yeux pour prendre des risques. Pourtant ils ne change pas de visage car dans le fond ce sont les même gueules avec différentes grimaces. Au final, ça peut créer de bonnes surprises comme « Crown » (avec Portugal. The Man) et un extrait comme « Misunderstood » avec Nyck Caution pourrait très bien marcher comme single. L’instru jazzy de « YouAreMySunshine » est très réussi de même que le mélancolique « Trapped« . Comme pour leur premier album 3001 A Laced Odyssey, pratiquement tout Vacation in Hell est produit par Erick Ark Elliott, à l’exception de produite « Big Shrimp » par Kirk Knight (Pro Era) et « Ask Courtney » par Hector Delgado (A$AP Rocky), sur un sample de Marvin Gaye. Puisque certaines chansons agissent inconsciemment sur nous comme des substances narcotiques, il arrive dans des épisodes d’hallucination de déceler des influences des Outkast (ATLiens notamment) et Timbaland.

Il faut une certaine dose de courage pour arriver au bout de ces 19 titres, pour 1h16 d’écoute, sacrés chiffres de nos jours. Le style des Flatbush Zombies ne s’est pas tant densifié, il est devenu plus prononcé, je ne sais pas si vous saisissez la nuance mais elle saute aux oreilles. Vacation in Hell nous achève comme une période de congés forcés pour cause de surmenage et qui s’avère orageuse et tout aussi crevante. Donc oui, il faut du courage pour affronter cela avec eux.

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