Macklemore « Gemini » @@@


La success story de Macklemore, quelle histoire, quel pataquès ! Dans la lancée de l’énorme carton de The Heist avec son acolyte Ryan Lewis qui s’est concrétisé par un controversé Grammy Award, et d’une (bonne) suite, The Unruly Mess I’ve Made, qui avait pour objectif de justifier une gloire au mérite discuté et manifestement difficile à digérer, le rappeur de Seattle poursuit cette voie en or avec un nouvel album, solo celui-là, Gemini.

Tout en sobriété, Macklemore a donné son signe astro (gémeau) pour l’intitulé de son second album solo. Son premier, rares sont ceux qui le connaissent, il l’a sorti en 2005 alors qu’il n’était qu’un rappeur blanc indé et au pseudonyme anonyme issu d’une scène rap dite alternative. Douze ans après ses débuts, la situation est tout l’inverse, Gemini s’est hissé directement en première place des ventes d’albums indépendant, en patron qu’il est devenu depuis le triomphe national et international de « Thrift Shop« .

Alors, Gemini, comment c’est Macklemore sans Ryan Lewis qui lui faisait du sur-mesure? C’est pas si différent en réalité. Sur la balance, c’est juste moins hip-hop et plus pop, avec des instrumentaux auto-produits pour la plupart et qui suivent les tendances du moment. Le rappeur n’a pris aucun risque afin d’assurer le minimum syndical sur le plan commercial avec un opus relativement varié sur la plan musical (ballades pop au piano, rock, etc…), nous amenant aux mêmes critiques que l’on a pu faire pour Recovery d’Eminem (au hasard…). De quoi faire grincer des dents quand les instrus sont vraiment trop pop (et là on sort les » popopopop »), comme « Glorious » avec Skylar Grey et « Good Old Days » feat Kesha, aussi quand il utilise Offset pour faciliter la hype sur « Willy Wonka » (qui en plus n’a rien d’exceptionnel faut l’avouer), ou bien Lil Yachty sur le pop-rap « Marmalade » avec cette joyeuse petite mélodie de piano à la « Broccoli » de D.R.A.M. qui fonctionne très bien par les temps qui courent. Sans parler d’un passage obligé vers la trap sur « Ten Million« . Vive le conformisme ! Quelques titres s’écartent de cette dominante pop pour lorgner vers le r&b (« Zara« , « Cornerstore« ), ce qui n’est pas du tout déplaisant même si là de nouveau Macklemore surfe sur les vibes du moment.

Macklemore reste malgré tout un rappeur dont je ne doute pas une seconde de sa sincérité et il n’en demeure pas moins une personne très originale. Gemini est un disque plus personnel qu’il en a l’air, où il fait étalage de sa Foi, de ses défauts (l’amusant « Intentions« ) et montre une facette de lui trop cute quand il évoque la joie que lui procure fille sur « Excavate » (« my greatest achievement is my daugther »), mais je comprends parfaitement ce sentiment de papa gaga. Mais il en fait un peu trop sur ce nouvel album solo pour paraître beau, voire narcissique, vertueux, limite parfait sous tout rapport. Trop impeccable, blanc comme neige. Une pléïade de tubes trop propres, trop « trop », et au final un Macklemore trop autocaricatural.

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