Cee-Lo Green « The Lady Killer » @@@@


«  Well hello there. My name… is not important. I’m often asked what do I do for a living and I answer : I do what I want. Spontaneity is the spice of life and I’ve indulged quite a bit. But I’m not above the law and I’m certainly not lawless. But when it comes to the ladies… I’ve got the licence… to KILL » The Lady Killer Theme

Pour le grand public, Cee-Lo est le chanteur extravagant des Gnarls Barkley, pour les hip-hopeurs comme moi, il reste avant tout un des piliers de la scène rap d’Atlanta et membre des Goodie Mob. C’est bien de le rappeler, des gens ont souvent tendance à l’oublier. The Lady Killer est le troisième album de Cee-Lo Green, son premier post-Gnarls Barkley, groupe grâce auquel il a pu acquérir une notoriété mondiale qu’il n’a pu connaître avec les Goodie Mob (éclipsés par les OutKast) et avec ses premiers albums, le premier Cee-Lo Green and his Perfect Imperfections très ‘atliéné’ et un second, Soul Machine, plus diversifié et commercial (pas au sens péjoratif du terme).

Pour The Lady Killer, Cee-Lo a pris des riques oui et non. Ne vous attendez pas à un album hip-hop, il ne s’adonne qu’au chant, davantage un compromis entre The Love Below d’Andre 3000 et The Way I See It de Raphael Saadiq, le tout avec le grain de folie propre à l’auteur. Succédant à l’ouverture lumineuse de « Bright Light Big City », le single « Forget You », ou préférons la version non-censurée « Fuck You » (en titre bonus), indique clairement la tendance rétro du disque. Avec une dose d’humour cartoonesque quand le chanteur raconte comme il est tombé amoureux d’une fille qui ne s’intéressait pas à lui jusqu’à pleurer comme un enfant.

Plus sérieusement, l’album est fort bien produit et c’est peut-être le plus cohérent de la discographie de Cee-Lo. À la réalisation: Fraser T Smith, The Smeezingtons, Jack Splash, Patrice (!) et surtout Salaam Remi (Amy Winehouse, Nas,…). D’un titre à l’autre, Cee-Lo joue avec le coeur : comment ne pas frissonner de plaisir face aux caresses nocturnes de « Bodies » et ses violons frémissants (le mojo de Barry White l’habite), ou résister à l’envie de danser un slow sur « Please », duo avec Selah Sue enregistré dans notre capitale de l’amour (pour les touristes). Arrive une longue ligne droite de « Satisfy You » à « It’s OK » où l’album garde le rythme d’une soul vintage qui se définit très exactement par l’avant-dernière piste : un style très « Old Fashioned ».


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