Joss Stone « Colour me free! » @@@@


Difficile de ne pas résister au charme tout anglais de Joss Stone. Si Janis Joplin avait une fille baignant dans la musique Soul depuis sa tendre enfance, ce serait elle. Dieu sait d’où vient ses prédispositions pour la chanson, qui fait qu’on reste scotché à chacune de ses prestations, comme subjugué par sa puissante voix.

Après le très réussi Introducing Joss Stone produit par Raphael Saadiq, la jeune femme poursuit son émancipation en quittant brusquement sa maison de disque lors d’un divorce houleux en lançant un « Free Me » déjà reconnu comme un standard. Lui accorder un peu de mon temps ou parler d’elle (en bien, naturellement), c’est mon côté gentleman qui ressort.

Tout d’abord, j’ai remarqué un minuscule détail. Dans le titre il est écrit « colour » et non « color », le mot « colour » étant l’orthographe purement britannique qui a perdu son « u » outre-Atlantique.

Passé cette observation, je m’imagine dévorer des yeux miss Stone se transformant en « Lady », dessinant le contour et le portrait de ce brut de femme qui devient de plus en plus élégante et sensuelle avec les années. Une demoiselle qui se tient bien sait aussi se mettre à la page et soigne son image. En l’occurence Joss Stone opère sur ce quatrième album un retour aux sources qui signifie passage en mode rétro, progressivement, tout en douceur. « Lady » est la passerelle entre le funky « Parallel Lines » et «  4 and 20 », un slow de soul music rustique dont l’esthétique à l’ancienne lui va à ravir. Arrivent après deux immanquables duo, le premier « Big Ol’ Game » avec Raphael Saadiq, le second le bluesy « Governmentalist » avec Nas. Point d’orgue de Colour me free, ce « I Believe It To My Soul » qui nous ramène dans les années 50 et 60, avec l’orchestre et tout et tout. Totalement atemporel.

Joss n’a pas non plus peur de s’épancher dans d’autres genres, plus exactement la pop/folk, puisqu’elle s’affiche aux côtés de Jamie Hartman sur « Stalemate », dont le timbre de voix est proche d’un Brian Adams.

Après un très beau « Girlfriend On Demand » qui se suffit de très peu d’instruments, rien de tel que de terminer cette session en beauté avec le slow-jam live « Mr Wankerman », clairement le genre de chanson où la chanteuse et les musiciens (pianiste, saxophoniste,…) puisent dans leurs réserves pour ce très long finish ultime, ayant pour effet de rendre la relation avec l’auditeur fusionnelle. Un autre grand moment.

Il est encore un peu tôt pour qualifier Colour me free! d’ « album de la maturité ». Joss est encore jeune, elle continue de mûrir, de s’embellir, elle progresse dans la maîtrise de sa voix, en tant qu’artiste puisqu’elle est sa propre productrice. J’espère pour elle qu’elle deviendra une grande dame de la Soul music sur la scène internationale.

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