Je vous avoue que la première fois que j’ai entendu le classique « Fallin » d’Alicia Keys, je trouvais que ça ressemblait un peu à la musique de la pub du café Maxwell, « Stop » de Sam Brown. Je n’ai pas du boire assez de café au réveil ce jour là… Comme j’ai toujours eu l’impression que « A Woman’s Worth » était comme une sorte de réponse à « Woman’s Threat » de R Kelly. Voilà comment en deux chansons, Alicia Keys est apparue aux yeux du monde comme une artiste d’une maturité remarquable et prodigieuse, aussi bien au piano qu’au chant et l’écriture, à seulement 20 ans. Dire qu’elle a grandi à Hell’s Kitchen.
C’est donc normal de retrouver au milieu de sa musique r&b/soul, qui contient aussi du classique, des ambiances hip-hop comme sur « Girlfriend », où Jermaine Dupri sample « Brooklyn Zoo » de Ol’ Dirty Bastard pour que ça sonne ghetto. Il y a même Babyface, grande figure du r&b devant l’éternel, qui lui a écrit et composé « Goodbye ». C’est un immense honneur et la reconnaissance même du talent extraordinaire d’Alicia Keys (qui n’est pas son vrai nom de famille hein, c’est en réference à son instrument fétiche). Deux chansons que j’aime par dessus tout sur ce premier album, ce sont « Troubles », qui me rend mélancolique, et « Rock Wit U » aux influences très Blaxploitation avec sa longue et fantastique intro.
Puis, il faut dire que la réprise de « How Come You Don’t Call Me? » de Prince est une franche réussite, comme si cette chanson était faite pour elle tellement elle se l’est admirablement appropriée. Ce titre a été aussi remixé par les Neptunes. Beaucoup de souvenirs sont stockés dans cet album qui a inauguré ma vie d’étudiant en fond sonore de révisions, dans mon entrée dans la vie adulte par ses thèmes relationnels, et là encore je suis émerveillé par tant de talent.
LA NOTE : 17,5/20


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