Archives du mot-clé Vic Mensa

Vic Mensa « The Autobiography » [deluxe edition] @@@@


XXL freshman de la promo 2014, Vic Mensa a connu un début de carrière relativement fulgurant. Révélé par hasard lors d’un concert des Gorillaz et propulsé par Kanye West sur quelques collaborations, notamment par le biais du single « All Day » qui lui vaudra une nomination aux Grammy Awards, il réalise une première pige pour Def Jam avec l’EP There’s A Lot Goin’ On. C’est Jay-Z qui finira par mettre le grappin dessus en le signant en tant qu’artiste chez Roc Nation, planifiant un nouvel EP, The Manuscript, prélude à The Autobiography. Victor Mensah n’a que 24 ans mais il a une histoire à nous raconter, celle d’un garçon du South Side qui a vu Chi-town sombrer dans la violence depuis plusieurs années pour Chiraq.

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Kaytranada « 99.9% » @@@@½


Il existe des producteurs discrets et peu bavards qui font parler d’eux par la forte admiration que suscite leur travail. Ils sont des milliers à réaliser des remixes qu’ils diffusent sur soundcloud, des EP sans prix bien souvent, à avoir l’opportunité de collaborer avec des noms influents ou émergents, mais seuls quelques-uns reviennent avec insistance et constance. Alors avec cette publicité gratuite on finit par s’y intéresser, la curiosité conduisant à écouter ces fameuses prods, et là tout s’enchaîne : on est happé immédiatement la vibe, le phénomène s’explique comme une évidence face à tant de talent, et puis à notre tour on devient le maillon de cette chaîne en relayant ces rares élus pour les soutenir jusqu’à l’arrivée tant désirée d’un album. 99,9% du chemin a été fait pour le canadien Kaytranada.

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Kanye West « The Life of Pablo » @@@½


Je veux vous parler du plus grand artiste rap de tous les temps, d’un album magnifique, de l’oeuvre de toute une vie, le pinacle d’une carrière, l’achèvement ultime après la construction d’une famille avec une femme vertueuse, de quelque chose d’absolument grandiose, qui fait battre notre coeur.
Ce n’est pas du tout l’objet de cette chronique.
Non en vrai, je vais plutôt parler d’un album conçu dans la précipitation dont on pouvait suivre les étapes de ce puzzle comme un programme de Twitter-réalité, et dont l’auteur est un homme avec un immense trou noir entre les fesses et un melon capable de provoquer une éclipse solaire, tout ça pour au final faire la quête pour les Illuminatis.

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The Internet « Ego Death » @@@@


The Internet sort sur les internets (oui je l’ai sûrement déjà faite) Ego Death, leur 3e LP digital qui pourrait bien accompagner les torrides romances estivales. Coup de chaleur annoncé chez les passionnés de ce groupe de rockstars soul/r&b/acid-jazz.

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Asher Roth « RetroHash » @@@½


retrohash

On ne donnait pas trop cher de la peau de ce rookie rouquin fiché par XXL après la sortie de son album Asleep in the Bread Aisle chez SRC Records (filiale d’Universal) en 2009. Avec son style d’étudiant de fac, son album a été taxé trop vite de ‘frat-rap’ et malgré quelques tubes radio, on ne voyait pas comment ce rappeur de Morrisville en Pennsylvanie pouvait espérer continuer dans cette voie. Vraisemblablement que les choix artistiques de sa maison de disque pour rendre son rap plus mainstream a muselé son véritable potentiel artistique. Il est tout de même recueilli chez Def Jam pour poursuivre ses aventures en préparant un second album et en visitant les villes du monde pour des concerts. Mais le label rap historique le fait poireauter minablement pendant trois ans. Le truc classique : des extraits dévoilés aussitôt oubliés, des noms d’album qui changent d’une année à l’autre, des prédictions de sortie repoussées…

Alors il a fait un choix radical : il a ‘rebooté’ sa carrière. Au revoir les majors, bonjour la liberté. Il rejoint le label indépendant Federal Prism Records et enregistre une poignées de morceaux avec les Blended Babies. Dix tout ronds ont été gardés pour RetroHash, qui n’est autre que l’anagramme de son nom-prénom. En effet, sa musique n’a plus rien à voir avec ce qu’il faisait précédemment. On est loin du gamin issu de la middle-class qui se faisait les dents dans des battles de rap. Du rap on est passé au chant et ça surprend dès « Parties at the Disco » avec ZZ Ward, avant de rétropédaler avec une rythmique hip-hop sur « Dude » avec le nonchalant Curren$y. Asher et les Blended Babies ont mélangé tout plein de genres : le rap, le blues, le pop/folk comme le confirment le single « Pot of Gold« , « Keep Smoking » (feat Chuck Inglish) et « Fast Life » (feat Vic Mensa), avec une chouille de disco désertique comme l’excellent single « Tangerine Girl » et son refrain entêtant (loudoudou doudouuuuuu).

RetroHash est un album qui correspond bien à son auteur. Très coloré, il y en a pour tous les goûts, avec de possibles tubes à la clef (presque un comble). Les goûts et les couleurs, justement, feront que cette nouvelle approche ne conviendra pas à tous, toutefois Asher Roth s’est émancipé musicalement et il le démontre sans difficulté. Def Jam peut s’en mordre les doigts, le rappeur de « I Love College » a fait le bon choix. On est maintenant curieux de voir comment les choses vont évoluer.

Chuck Inglish « Convertibles » @@@@


Chuck-Inglish-Convertibles

Avec son EP auto-produit Droptops paru l’été dernier, le rappeur-producteur Chuck Inglish nous promettait de revenir pour les prochaines vacances, avec un peu d’avance. Comme le soleil en ce Printemps, Convertibles va émailler nos journées, un album que l’on préféra découvrir si possible en découvrable.

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